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Suite du conseil du 20 décembre : à la suite du rapport d’activité de la CASE, malgré de nombreux points de désaccord, sur le SCoT, les transports, les Hauts-Prés… le rapport est approuvé à l’unanimité !

C’est la suite du conseil municipal du 20 décembre. Nous avions attendu madame Kaaouche, et nous étions englués dans une fissure de l’espace temps. Nous attendions.
La première délibération concernait l’approbation du rapport d’activité 2012 de la CASE – la Communauté d’Agglomération Seine-Eure.
Alain Loëb, pas plus que les délégués à l’agglo, n’ont expliqué leurs rôles, ni leurs prises de positions. Quelque mots sans conséquences : “très riche. La commune de Saint-Pierre a bénéficié des aides et des services de la CASE, on n’a pas à regretter le fonctionnement qui a eu lieu, les règles sont établies, il suffit de demander les prestations nécessaires à la vie de notre collectivité,…” papoti et paopota, bla-bla-bli, et bla-bla-bla.
Puis vient une question sur la ligne régulière en villabus pour Val-de-Reuil, pour laquelle le maire se dit désormais pour.
“Maintenant, vous êtes pour ?”, demande Jérôme.
Alain Loëb : “Je n’ai jamais été contre. C’est vous qui avez déformé mes propos à l’époque.”
On vérifiera donc les propos, pour s’assurer qu’ils n’aient été déformés.

Sur la question d’une ligne régulière entre la gare de Val de Reuil et de Saint Pierre

Soyons loyaux et rendons à César les propos qui appartiennent à César. Le compte-rendu des débats de la commission déplacements du 14/04/09 est à lire ici.
Le 1er point portait sur le nouveau réseau Transbord : La question d’une ligne régulière entre la gare de Val de Reuil et de Saint Pierre se posait. Il est important de renforcer les relations transports – urbanisme, en densifiant autour des axes de déplacements et en desservant les secteurs en croissance…
M. Bourlet : “En ce qui concerne la ligne reliant la gare de Saint Pierre à celle de Val de Reuil, il semble plus judicieux de réaliser un trajet direct sans passer par le Vaudreuil, afin de réduire le temps de parcours.”
M. Canivet : “Cette hypothèse a été étudiée, mais pour maîtriser les coûts, il faut essayer de répondre à l’ensemble des besoins du secteur avec une seule ligne. Nous verrons cependant si cette ligne nécessite l’utilisation d’un bus en service régulier.”
M. Bourlet : “Le coût financier de cette ligne serait compensé par le gain sur le bilan carbone du territoire.”
M. Canivet : Si le budget annexe Transport est augmenté, toutes ces améliorations sont envisageables. Il restera cependant le problème de la disponibilité de véhicules et de chauffeurs.”
Le débat d’autres liaisons, puis la question de Saint-Pierre / Val-de-Reuil revient dans le débat…
M. Becus : La proposition de ligne renforcée pour les pôles secondaires sera t-elle reprise ?
M. Canivet : Cette proposition sera présente dans le compte rendu, et pourra donc être présentée à la conférence des présidents.
M. Loeb : “Si le Flexibus est renforcé, c’est une avancée intéressante. La demande est trop faible pour une ligne régulière. Une ligne de transport en commun ne suffira pas à créer une croissance urbaine.
M. Jimonet : “S’il y a peu de monde dans les bus, c’est plus intéressant de faire réaliser les services par des taxis. Il y a actuellement peu de demandes entre Saint Pierre et Val de Reuil, et cela coûterait très cher de mettre un bus.”
M. Canivet : “Si les délais de réservation du Flexibus peuvent être réduits, cela répondra à une partie importante des besoins.”
M. Bourlet : “Même si cela est ponctuel, il y a parfois une saturation des taxis, ce qui pose problème car il n’est pas possible de prendre l’habitude d’utiliser les transports en commun.”
M. Jimonet : “La saturation est arrivée une seule fois en 3 mois.”
Mme Jeanne-Tellier : “Comment se passent les réservations pour le Flexibus ?”
M. Canivet : “Au plus tard une demie journée avant.”
M. Loeb : Combien faut-il d’utilisateurs pour justifier une ligne régulière par un minibus ?
M. Canivet : A partir de 3 ou 4 voyageurs en moyenne par trajet, cela devient cohérent.
M. Canivet est vice-président de l’Agglo chargé du transport, M. Merle est adjoint à Val de Reuil, M. Becus adjoint à Lery, Mme Jeanne-Tellier conseillère à Louviers, M. Bourlet conseiller municipal à Saint-Pierre du Vauvray, Alain Loeb maire de Saint-Pierre du Vauvray, M. Jimonet taxi et adjoint au maire à Poses.
“On ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif.” La CASE n’avait pas lieu de promouvoir une ligne régulière si le maire s’y opposait en estimant que la demande est trop faible. Jérôme se dit satisfait de constater qu’il est désormais pour.

Hauts-Prés, régie publique de l’eau, SCOT, A28-A13…

Comme le maire ne présente pas le rapport, Jérôme Bourlet présente donc les Hauts-Prés, la zone de culture biologique de 110 hectares – dont 30 ha en maraîchage bio – qui permet à la fois de préserver le champ captant qui alimente en eau potable 40 000 habitants de la CASE, et aussi crée de l’emploi (agriculteurs, chantier d’insertion), avec un marché sur site, et bientôt une conserverie. D’autres initiatives naîtront autour de cette zone au fur et à mesure qu’elle se développera. C’est un projet novateur et unique, qui identifie fortement l’agglomération. Le maire doute encore des perspectives d’avenir de la conserverie.
Jérôme se satisfait également de ce que la CASE s’engage dans la création d’une commission qui va étudier le retour de l’agglomération en régie publique de l’eau. C’est un sujet qui avait été débattu l’an dernier lors de la présentation du rapport de la CASE par M. Petit, Directeur Général adjoint des Services de la CASE. Une controverse avait agité le conseil. Le maire revient dessus. Elle avait fait l’objet d’un fact-checking, prouvant que ce n’était pas Jérôme qui alléguait de l’illégalité des contrats.
On ne peut que se satisfaire aujourd’hui que la CASE s’engage dans cette commission : le retour en régie publique a permis à de nombreuses agglomération et communes d’améliorer le service de l’eau, avec une baisse du prix, et aussi un accroissement des investissements, moins de fuites et la possibilité d’appliquer une politique sociale de l’eau.
Alors que Jérôme prônait cette étude, le maire s’était lui positionné pour prolongation de la délégation de service public avec Veolia. Nous verrons les conclusions de cette commission. C’est déjà la collectivité qui assure elle-même ses investissements sur le réseau.
C’est ensuite le SCoT qui est présenté dans le rapport d’activité. Jérôme Bourlet en a été le président jusqu’en janvier 2013. Depuis la fusion de Seine-Bord avec la CASE, il n’y a plus de présidence. Le SCoT a été voté à la CASE. La commune de Saint-Pierre avait rendu son avis, c’était NON, avec 6 voix contre.
Un seul satisfecit, du bout des lèvres : la formation des élus aux PLU, plan locaux d’urbanisme, en passe d’être remplacés par les PLI (plan locaux intercommunaux). Cette formation avait été initiée par Jérôme. Du bout du bout des lèvres…
Le dernier point présenté par Jérôme, c’est l’autoroute A28-A13 à laquelle nous pouvons légitimement nous opposer. Cependant, parce qu’il faut prévoir les meilleurs aménagements dans le cas où, malheureusement, l’autoroute serait construite. C’était aussi le rôle du SCoT, et donc, de son président.
Ceinture et bretelles explique-t-il. Espérons que ce ne seront pas les bretelles d’autoroute…
A l’issue de cette délibération sur le rapport d’activité 2012, avec l’opposition du maire et de ses adjoints sur de nombreux sujets : les Hauts-Prés qui coûtent trop cher ; la conserverie dont ils doutent ; le SCoT auxquels ils se sont opposés ; mais aussi les transports ; avec les voies que la majorité critiquait lors du dernier conseil – celle du Vaudreuil vers le rond-point du Fantôme, dont ils décriaient le faste (des “Champs-Elysées” !, disaient-ils) – ; l’engagement de la CASE à étudier le retour en régie publique,… on pouvait craindre que la majorité ne vote contre ou s’abstienne.
Et bien, non. Le rapport d’activité de la CASE fera l’unanimité. Etonnant, non ?

Une salle des fêtes : pour quel usage ? Des investissements ruineux, un financement plus qu’incertain…

La salle des fêtes a fait la tribune dans la Dépêche de jeudi.
La salle des fêtes a fait la tribune dans la Dépêche de jeudi.
“Il faut le faire. La salle est occupée tous les jours par les associations, une fois par semaine par les scolaires, et elle n’est plus adaptée,” dit Alain Loëb.
C’est faux, comme d’habitude. Si elle est bien utilisée par les associations, elle n’est pas utilisée par les scolaires une fois par semaine. Une fois par an pour le spectacle, tout au plus…
Mais c’est bien d’usage dont il faut parler : A qui et à quoi sert la salle des fêtes ? Quel est le projet d’usage pour l’avenir ? Et puis, il faut bien parler finances et financement.
508 000 euros, c’est une grosse somme. Et c’est le prix du neuf, pour une rénovation dont on regardera si elle tient ses promesses.
Les conseillers – certes d’opposition, mais après tout, c’est le maire qui les a mis dans l’opposition – lui demandaient de réparer et d’isoler la salle des fêtes, et enfin, de commencer à mettre en place les promesses faites en 2008. Seulement, le maire ne voulait pas faire sans subventions.
Louable sentiment pour les finances de la commune, il faut le reconnaître.
Mais il n’en n’a pas eu. La CASE a donc aidé, en faisant une étude. Le projet a alors pris une autre ampleur. Avec la mise aux normes de la salle pour les personnes à mobilité réduite, le projet est grimpé à 303 0000€. Avec la promesse que des subventions croisées permettraient de réaliser ce projet.
Le projet a pris encore de l’ampleur, pour atteindre cette fois : 404 000 €. Hélas ! Ce fut un échec.
Les conseillers ont mis en garde la municipalité : le projet, tel que défini ne pouvait pas obtenir les subventions souhaitées. Ils ont expliqué qu’il existe bien une subvention, avec un seuil d’investissement de 460 000 euros. Mais cela nécessitait de changer la destination de la salle, qu’il aurait fallu orienter vers l’accueil de la jeunesse. Cette salle est une une salle d’activité destinée essentiellement aux associations, située trop loin de l’école, c’était peine perdue.
Seulement, étant donné que le bilan est désespérément vide, la municipalité a voulu agir, enfin, et à seulement quelques mois des élections, en novembre 2013,… ils choisissent de voter un devis à la hausse encore. Plus de 100 000 euros de hausse. Pour atteindre cette fois 508 000 €. Le seuil était enfin explosé, ou !
Motif ? “Ca augmente le montant, et ça nous permet d’obtenir les subventions croisées de l’Etat et du Conseil Général.” C’est tout ? Non, un dessin de la salle des fêtes au milieu d’un bois et un plan de masse la salle.
Et c’est tout ? A peu près oui. Même le contrat Enfance et/ou Temps libre qui doit être signé avec la C.A.F ne sera pas signé, car la commune voisine en a signé un, qu’il y a une convention entre les communes pour que les enfants de Saint-Pierre puissent aller au centre de loisirs d’Andé, que cela suffirait.
Mais la subvention, pour l’intant, il ne l’ont pas !” C’est quoi la suite ? Si ça ne marche pas, on vote quoi la prochaine fois ? On essaie 600 000 euros ?
Que d’impréparation. Tant mieux si le maire l’obtenait cette subvention. A condition que ce soit une compensation pour le passé où rien n’a été obtenu, et que cela n’empêche pas de faire les investissements d’avenir. Dans un monde idéal, où l’état des finances publiques le permettrait, où l’argent coulerait à flots, pourquoi pas ?
Mais je ne crois pas qu’un dossier si mince suffise à convaincre dans la vraie vie. J’ai bien peur que ce ne soit qu’un argument électoral, une promesse votée à la va-vite 4 mois avant les élections, alors qu’il y avait six ans pour faire quelque chose

1 – l’usage :

La salle des fêtes, ou salle polyvalente ou intergénérationnelle, quel que ce soit le nom dont on l’affuble, sert aux associations.
Club des séniors, tarot, judo, gym, danse, arts plastiques, mais pas la musique, pour qui les locaux ne sont pas du tout adaptés. Les professeurs de l’IMA enseignent à l’ancienne geôle ou à l’école maternelle pour les plus petits, ou à Andé ou Saint-Etienne. La mise en sécurité des instruments de musique, et la qualité phonique médiocre de la salle s’y opposent.
Mais lorsque l’IMA a voulu faire la flûte dans la salle des fêtes, c’est le maire cette fois qui s’y est opposé. Motif ? Ils ont déjà l’ancienne geôle (15 m2 ?) mise à disposition.
Donc associations – sauf IMA -, et aussi le prêt de la salle une journée ou un week-end aux associations pour y organiser bourse aux vêtements, manifestation ou exposition. Il y a aussi la mairie qui y fait ses voeux, les banquets et dancings des anciens… On a un peu fait le tour. Ah, oui : on ne fait plus de loto, parce que la forme et la taille de la salle ne s’y prêtent pas.
Il y a bien aussi le marché de noël, mais ça, je pense que c’est idiot de mettre ce marché à l’écart des commerces ; alors qu’ils y participent par leurs dons et lots. On en reparlera…
Loue-t-on la salle ? Elle se situe au beau milieu des immeubles. Sa forme d’amphithéâtre est un frein. Bref, non. Ou si peu.
Le maire veut-il la transformer en salle à louer pour les noces et banquets (sinon, pourquoi investir 112 000 euros ?), et y a-t-il un marché pour cela ? Pour l’instant, la demande n’existe pas…
Cette salle est donc quasiment entièrement dévolue aux activités associatives.
Sauf la musique, on l’a dit, et avec un peu de difficultés pour les associations sportives qui nécessiteraient des vestiaires, et plutôt une salle d’activité qu’une salle de spectacle.
Car c’est une salle de spectacle, que l’on utilise comme salle d’activité.
La demande, c’est : une salle d’activité. Et un peu plus…
Dire que cela sert aux scolaires, c’est mentir, sauf une fois l’an (et la fois où il a fallu y faire classe, parce que la température en classe était de 8°c. Mais là, c’est le chauffage de l’école qu’il faut revoir). Dire que la cuisine servira de cantine bis pour les scolaires, c’est aussi mentir.
Je lis que le projet a aussi été repensé pour abriter les activités périscolaires obligatoires avec la réforme. A tous les conseils d’école pourtant, pas l’ombre d’un projet.
Alors qu’instituteurs et parents avaient rencontré des associations pour mettre au point ces activités, le maire a tout stoppé, a choisi de privilégier le conteneur – les horaires, le midi – plutôt que le contenu – les activités. “C’est trop tôt, il ne faut pas trop de référents,” bla-bla-bla.
“Elle servira à toutes les tranches d’âge, des seniors aux enfants”, dit Alain Loëb.
Façon habile (?) pour dire que c’est pour les enfants, mais que ça va rien changer dans les faits.
Cela nous amène aux gros sous, au financement et aux subventions.

2 – le financement, les subventions. Eh oui : 508 000 euros !

Chaque euro dépensé doit être utile
Je lis dans la presse : 32% “pourraient” provenir du département, 25% de l’Etat, 120 000 euros de la commune, et les 100 000 euros restants viendraient donc de la CASE, sur fonds de concours. J’imagine que c’est de ça dont le Président et le DGS de la CASE ont parlé avec le maire et ses adjoints, lors de ce conseil municipal le plus court de la mandature, après que j’ai été mis dehors ?
Déjà, qu’on ne prenne pas ce financement sur l’investissement pour le développement des contrats Enfance et Jeunesse, en partenariat avec la CAF, parce que cet investissement, on en aura VRAIMENT besoin pour les familles et les enfants.
Nous ne sommes pas opposés aux subventions et aux travaux qui améliorent et embellissent la vie : si c’est de l’emploi, si les projets sont bons pour les habitants, si ça participe au développement du village et du pôle de communes durablement, si le projet est rationnel et réfléchi avec les habitants, s’il optimise ressources et espace, s’il correspond à une demande et un vrai besoin, et s’il s’agit d’agir pour la cohérence de la commune et de l’intercommunalité, nous sommes pour. S’il permet d’économiser en plus de l’énergie, que dire alors, youp la boum !
Mais il reste essentiel que les subventions ne soient pas détournées de leurs objectifs. On ne détourne pas les fonds publics destinés aux familles, pour l’accueil des enfants et pour leur proposer des activités encadrées, dans le but d’agrandir une salle des fêtes et de la louer pour des banquets et autres festivités. C’est une chose.
L’autre chose : on ne fait pas uniquement une course aux subventions pour des subventions. Et on n’investit pas plus d’un demi million d’euros dans l’unique but de dépasser un seuil.
Initialement, le projet – isoler la salle et la rénover – était estimé entre de 100 000 € et 200 000 euros. A eux seuls, les huisseries, isolation et faux plafonds étaient estimés à 66 000 €. Ce n’était pas donné, mais bien plus raisonnable.
Mais les subventions ne tombaient pas. On est passés à 303 000 euros, puis 404 000 euros, le maire étant persuadé que cela suffirait (malgré nos mises en garde).
Pour bénéficier de subventions à l’enfance, il fallait atteindre un seuil de 460 000 euros.
Alors trop cher ? Que nenni. Le chauffage fait trop de bruit. Certes. Dans le devis à 404 000 euros, deux nouveaux chauffages hautes performances étaient prévus. 7 000 € pièce, soit 15 000 €.
Mais cela ne suffisait pas pour atteindre les fatidiques 460 000 €. Alors, la municipalité choisit un système beaucoup plus onéreux, une aérothermie à 86 000 €.
Alain Loëb le justifie ainsi : “Les aménagements et les options économie d’énergie sont plus poussés. On installerait le système de chauffage par aérothermie dès le départ. Ce serait dommage de se cantonner à des travaux de rafistolage qui seraient très peu subventionné.
Le hic, c’est que quand on lui pose la question de la consommation annuelle de chauffage, du prix que cela coûte par an, il ne sait pas répondre. Comment évaluer l’investissement à consacrer pour faire des économies d’énergie, si on ne sait pas combien ça coûte ? La salle est peu utilisée en journée. Peu le soir aussi. Pas du tout la nuit, ni de nombreux week-ends. On peut considérer qu’avec l’isolation, on consommera moins encore. Et l’architecte et le maire avaient eux-mêmes convenu lors d’un conseil municipal que ce ne pourrait pas être rentabilisé.
Ecoutons ce que dit l’architecte, M. Mannière, de l’aérothermie. C’était en mars 2013. Trop cher et inefficace pour l’utilisation de cette salle des fêtes. En décembre c’est pourtant ce choix, 6 fois plus coûteux qui est fait. Alors ?
Les 86 000 euros ne servent donc qu’à gonfler la facture pour pouvoir prétendre à une subvention. C’est absurde.
Et 112 000 € pour une cuisine – soi-disant pour faire une cantine bis (en liaison froide) en cas de problème à la cantine de l’école (en liaison chaude), ou un atelier cuisine hors de l’école, parce qu’on n’a pas le droit d’utiliser la cantine de l’école – est aussi absurde. On peut utiliser une cuisine loin de l’école, et pas celle de l’école ?
Et tout ça, tout le monde en est conscient, au prix du neuf.
Qu’en dit Alain Loëb : “Ici nous sommes en zone PPRI, nous n’avons aucun terrain constructible pour faire un équipement neuf. Ils font croire aux gens qu’on a la friche Labelle, c’est de la mauvaise foi. Elle ne nous appartient pas. On ne va pas attendre dix ans. Et qu’est ce qu’on ferait de l’actuelle salle des fêtes ? On ne va pas la démolir, c’est une ineptie.”

Et oui, c’est une ineptie ! Qui raconte des inepties ?

1 – Whaouh ! Le site Labelle en zone PPRI ? L’usine Labelle n’a pas fabriqué des cuissardes durant des décennies, mais de bonnes chaussures en cuir.
Une toute petite partie de ces 2,5 ha est effectivement inondable, et personne n’a jamais songé à y construire quoi que ce soit.
Et si le site Labelle a construit le passé glorieux de Saint-Pierre, c’est aussi là que se construira son avenir. Un zone mutable pour se développer, en plein centre-bourg, une agrafe entre les communes du Vauvray – Saint-Pierre et Saint-Etienne -, face à la superette, proche des commerces, à 100 mètres de la mairie, avec toutes les facilités d’accès pour les piétons, les cyclistes et les autos.
Non, ça n’appartient pas à la commune.
Et d’ailleurs, nous ne souhaitons pas en devenir propriétaires. Mais nous voulons nous faire rétrocéder par le bailleur une partie du terrain pour y réaliser des équipements publics qui profiteront à tous, bailleur y compris.
2 – Détruire l’actuelle salle des fêtes ? Il faudrait être fou ! Nous en avons, et nous continuerons à en avoir besoin : nous souhaitons en faire un lieu ouvert pour tous, enfance, ados, adultes, anciens… un lieu de vie et de partage. Ouvert à tous, et sous l’assistance d’une personne présente en journée. Pour aller faire une partie de tarot, un baby-foot pour les jeunes, ou ping-pong, se rencontrer entre nounous, une ludothèque, ou pour pouvoir se rendre simplement aux toilettes, ou aller lire un livre, papoter, se rencontrer, toutes générations confondues. Un lieu de vie et d’échanges.
Mais en plus bénéficier d’une vraie salle d’activités, adaptée aux sports, à la musique, la culture, et aussi à l’accueil du public. Et bénéficier en plus de la mutualisation des services, et offrir à l’intercommunalité, à notre pôle de communes, un espace nouveau qui ne peut exister que là : sur le site Labelle.
Mais pourquoi démolir l’ancienne salle des fêtes ? Rien qu’y penser, oui c’est une ineptie ! Il faut l’adapter, la réparer, la rafraîchir. En demander aux habitants et aux associations qui l’utilisent, leurs avis, leurs idées, leurs besoins. Il faut construire un projet autour de l’usage qu’on en fera. C’est ce que l’on va proposer dans notre programme. Un projet qui répond aux attentes, sans le bling-bling, et sans exploser la fiscalité locale.
Je voudrais voir le projet de vie et d’usage, pas signer un gros chèque sur une promesse de subvention qui risque fort de ne pas tomber, encore une fois, ce serait la faute à Voltaire !
Construisons l’avenir. Ca fait des années qu’on l’attend : l’avenir.
la salle du bois du vauvray, version officielle à 508 000 euros. Avec son magnifique massif floralune perspective qui rafraîchit
Les 3 arguments qu’Alain Loëb donne pour la faire sont :
  1. La salle est occupée tous les jours par les associations. Vrai.
  2. La salle est occupée une fois par semaine par les scolaires. Faux ! Les scolaires utilisent la salle des fêtes une fois l’an, et encore les maternelles pour le spectacle.
  3. La salle n’est plus adaptée. Vrai. Etant donné qu’elle est utilisé essentiellement par les associations – sauf pour la musique -, la forme, l’acoustique, le manque de vestiaires pour les activités sportives la rendent inadaptée. Et elle le restera.

Les 10 raisons de ne pas la faire dans ces conditions là :

1 – parce qu’on n’a pas la subvention. Les précédentes demandes de subventions ont été faites au titre de l’accès aux personnes à mobilité réduite. Ce fut un échec.
Aujourd’hui, on reprend exactement le même projet – une salle polyvalente -, on l’affuble du nom de “intergénérationnelle”, et après avoir fait une demande pour les PMR, on la fait au titre de l’accueil à l’enfance. Ce n’est pas avec un devis, un dessin d’une salle des fêtes dans un bois (?) et un titre revisité qu’on obtiendra une subvention. Il n’y a pas le moindre projet présenté pour la réforme scolaire, il n’y a même pas de contrat signé avec la C.A.F. A moins de trois mois avant les élections, lancer des travaux pour un montant de 508 000 € pourrait plomber les comptes de la communes pour des années.
2 – Il n’y a pas de projet. On refait, on cherche des subventions, mais il n’y a aucun projet défini pour la salle : on la garde telle qu’elle est. On ajoute une cuisine, mais on ne sait plus si c’est une salle à louer pour les fêtes et banquets, ou une salle d’activité pour les associations. Quant à l’accueil à l’enfance, cela a tout l’air d’un faux nez.
3 – 508 000 euros ! 508 000 €. Pour retaper une salle des fêtes certes vieillissante, mais pas si grande. Comment y arrive-t-on ? La somme est démesurée par rapport aux besoins : une salle d’activités pour les associations. Des expositions, des animations.
4 – 86 000 euros pour l’aérothermie est une aberration, dénoncée par l’architecte lui-même, parce qu’inefficace et trop chère pour une telle salle. Pourquoi ce choix ? Parce que ça permet d’augmenter la facture pour atteindre le seuil pour espérer avoir subvention. Fort bien, mais si on n’a pas la subvention ?
Ecoutez plus haut l’architecte nous expliquer lui-même que l’aérothermie n’est pas efficace et surtout bien trop chère. Et encore, il parle d’une aérothermie à 35 000/40 000 €. Le choix s’est porté à un équipement de 86 000 € pour pouvoir augmenter suffisamment le devis et prétendre à une hypothétique subvention.
5 – Nous n’avons pas besoin d’une cuisine à 112 000 euros. On ne loue pas la salle. La louera-t-on plus avec une cuisine ? Y a-t-il eu seulement une étude de marché ? 112 000 euros pour se faire plaisir, faire des macarons 2 fois l’an et louer la salle, mais ça on ne sait pas ? C’est excessif.
6 – Parce qu’on consulte les habitants pour ça. Chaque foyer fiscal risque de payer 1 000 euros pour cette salle. A ce prix, ils doivent pouvoir donner leur avis.
7 – Parce que c’est le prix du neuf. Qu’en faisant du neuf, on disposerait de 2 salles, et que la nouvelle sera adaptée aux activités associatives. Parce que cela permettra de mutualiser les coûts. Parce qu’on va vers l’intercommunalité. L’ancienne sera adaptée pour créer un vrai projet intergénérationnel, un lieu de vie et de partage. Notamment les jeunes qui n’ont rien aujourd’hui.
8 – Parce qu’on ne détourne pas les objectifs des subventions, notamment celles destinées aux familles et à l’accueil des enfants pour réaliser une salle polyvalente.
9 – Parce que l’avenir de Saint-Pierre passe par la revitalisation de la zone commerciale et la mutation du vaste territoire du site Labelle.
10 – Parce qu’on ne plombe pas le mandat suivant parce qu’on n’a rien su faire en six ans. En faisant dans l’urgence des travaux inadaptés aux besoins, si électoralistes soient-ils. Parce que l’argent ne pousse pas dans les cerisiers, mais on va le chercher dans les porte-monnaies des contribuables. Nous souhaitons ne pas augmenter la fiscalité locale avec des projets bling-bling, inadaptés, non structurants.
Pour Alain Loëb, si l’on construit une salle d’activité, pas plus chère, mais bien plus adaptée à la vie associative, il faudrait démolir l’ancienne salle des fêtes. C’est un truc de fou. On ne va pas démolir la salle polyvalente parce qu’on a des projets pour elle. Place aux vrais projets.


Très Joyeux Noël à tous, et passez de bonnes fêtes !

Joyeux Noël et passez de bonnes fêtes !


En attendant Mme Kaaouche… 17 minutes hors du temps au conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray

Tu m’étonnes que le Président de la CASE et le Directeur Général des Services n’aient pas souhaité revenir. Cette année en tous cas.
Kafka, Beckett et même les Monty Python’s – si, si – n’ont qu’à bien se tenir. nous nous sommes retrouvés dans un maelström spatio-temporel burlesque en plein conseil municipal, le 20 décembre 2013 à Saint-Pierre du Vauvray.
Le conseil municipal est bien commencé, mais nous devons attendre madame Kaaouche. Viendra-t-elle, ne viendra-t-elle pas ? Nous allons l’attendre 17 minutes, le maire refusant de voter une délibération à égalité avec son opposition. On attend donc, on attend, et on apprend 1 ou 2 petites choses pendant ce… Pom-pom-pom-pom, pom-pom-pom-pom….
Aussi hallucinant que désopilant :-)
Pom-pom-pom-pom, pom-pom-pom-pom….
La suite très bientôt, tout pareil, voire…
N’hésitez-pas à allez faire un tour sur le site saintpierre2014.fr


Conseil municipal de fin de mandat : il étaient 4.

Le Président de la CASE, M. Yung, et le Directeur Général des Services, M. Le Gal, ont fait le déplacement pour faire en personne le rapport d’activité de la CASE pour 2012.
Seulement le choix du jour du conseil s’est fait comme d’habitude sans demander aux conseillers leur disponibilité. Et là, pour Jérôme, c’était le vote du budget au Conseil Régional, réunions ou déplacements à Paris pour les autres, indisponibilité pour le dernier.
Cela a été l’occasion de se compter pour la majorité : 4 ! Quatre…
C’est donc un conseil municipal en 4 minutes chrono que je vous propose en vidéo. Le temps de vérifier que le quorum n’y est pas, et donc que le conseil devra se réunir plus tard.

Constat du Directeur Général des Services de la CASE : “Ca sent la fin de mandat…” “Non, ça sent les fêtes de noël”, dira un autre.
Peu importe ce que ça sent, le sapin (de noël, s’entend) ou la fin de mandat, on compte sur une main, sans lever le petit doigt : 1, 2, 3, 4.
Ah, il y avait nombre de chaises disposées cette fois-ci, contrairement à l’habitude où je dois installer LA chaise. Mais bien sûr, personne d’autre que moi, pour ce conseil où la municipalité tourne le dos au public désormais…

Paru dans la dépêche : Jorge Pinto lance une alerte sur la gestion du personnel à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray.

Les questions sur la gestion du personnel ont été posées de multiples fois lors des séances de conseil municipal. Alain Loëb, le maire, refuse systématiquement de répondre et menace de huis-clos lorsque ces questions sont posées.
Après avoir démissionné de son poste de 1er adjoint pour dénoncer le cas d’une secrétaire de mairie, contractuelle, c’est désormais sur le sort d’une fonctionnaire menacée de révocation que l’ancien 1er adjoint alerte.
“Le maire veut maintenant demander la révocation d’une secrétaire. Elle se verrait interdire l’accès à la fonction publique, alors que c’est quelqu’un qui a toujours fait le job, qui dormait en mairie· quand il y avait de la neige pour être à l ‘heure au travail. J’ai décidé de lancer une alerte en rejoignant l’opposition. Je voudrais qu’élus et fonctionnaires travaillent dans un esprit plus détendu.”
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La gestion des ressources humaines, ou gestion du personnel, c’est administrer un personnel réparti en différents niveaux de hiérarchie ou de qualification. C’est aussi améliorer la communication entre les services et mettre en œuvre un développement des collaborateurs dans leur travail et leu parcours professionnel.
La mairie de Saint-Pierre reste une petite structure en termes de personnel. Il y a toutefois de nombreuses tâches à réaliser.
Il y a l’école, le secrétariat de mairie, les services techniques. Il est donc très important de bien définir les postes, gérer le recrutement et les carrières des employé-e-s, proposer des formations qui permettent de mieux accomplir les tâches et progresser dans sa carrière. C’est aussi gérer des conflits s’il y en a, améliorer les relations sociales et les conditions de travail, motiver et impliquer le personnel, communiquer.
Jorge Pinto nous avait alerté sur un cas de souffrance au travail en démissionnant de son poste de premier adjoint.
Il nous alerte encore sur le cas d’une autre secrétaire menacée de révocation. Une secrétaire qui était très bien notée, avec des évaluations élogieuses, et qui subitement, ou en quelques semaines, en vient à encourir les foudres du maire. Nous parlons d’une personne qui, on l’apprend, acceptait jusqu’à dormir dans un réduit à la mairie pour être à l’heure à la mairie lorsqu’il neigeait. Ce qui est proprement hallucinant !
Ce n’est plus de l’abnégation, c’est du grand n’importe quoi. La mairie n’est pas un endroit pour dormir, il n’y a pas même de chambre.
Sans doutes est-il temps de mettre un peu de paix dans ce bas-monde. De cesser ces menaces si elles sont effectives et sans fondement. Et respecter le personnel pour ce qu’il est : des personnes avant tout.
Le conseil municipal du lundi 16 décembre 2013 sera sûrement l’occasion de faire le point et la paix sur ce cas. La campagne pour les municipales en 2014 se fera sur les projets qui concernent l’avenir du village. Elle ne doit pas se faire autour des problèmes qui concernent le personnel, ou la souffrance au travail.
Aussi j’espère que ce cas sera résolu pacifiquement et intelligemment. Vraisemblablement, Alain Loëb retirera ses menaces de révocation, et il s’en expliquera.
Les vociférations et le recours au huis-clos seraient bien évidemment trop négatifs en terme d’image avant les élections. Il ne reste qu’un peu plus de 3 mois… C’est jouable, la paix sociale ?


La fin de mandat va être longue, longue… très longue !

La fin de mandat va être longue, longue... très longue !
Alain Loëb estime qu’il n’a pas été débouté de sa demande en justice. Mais oui : il a été débouté. Quel besoin de mentir, d’asséner calembredaines et billevesées, et d’attenter en plus à la vie privée ? Ce n’est pas bien glorieux.
Que souhaite le maire de la commune, et candidat putatif à sa réélection ? Souhaite-t-il que je porte plainte ? La commune a assez souffert – financièrement parlant, déjà, et aussi en terme d’image – avec les procédures que le maire a entamées contre nous.
Quelles fadaises vient-il donc raconter aujourd’hui ?
“Nous n’avons pas obtenu notre demande complémentaire : interdire d’utiliser la locution « saint pierre »
Notre demande principal a abouti et confirme la mauvaise fois de saint Pierre express.
Car l’association, victime des faits délictueux de son Présidents M. Arnaud BINARD dit nono.
Si la commune avait été débouté de sa demande nous n’aurions pas obtenu un article 700 de 800 €.” (Alain Loëb)
Mais oui, il a été débouté. Dé-bou-té !
Il perd sévère, ses nerfs, et le dictionnaire. Il insulte, il diffame.
Il parle de faits délictueux, mais ensuite que vient-il écrire ?
“WHOIS ce document démontre que le titulaire du nom de domaine « saintpierre-express » détourne encore le nom de propriété de la commune. (voir plus bas que M. BINARD indique l’adresse de son domicile.)”
“Titulaire : Vivez Saint-Pierre / A quoi ça rime de déclarer que le titulaire est « vivez Saint-Pierre » le nom de domaine de la commune ? c’est la démarche d’un fraudeur dit nono”
“Contact administratif : admin-c Vivez Saint-Pierre / A quoi ça rime ? c’est la démarche d’un fraudeur”
“Courrier électronique :[monadresse@monfai.fr, NdR] A quoi ça rime ? c’est la démarche d’un fraudeur”
Ce n’est pas joli, joli. C’est grossier, et on ne s’habitue pas. Et diffamant.
Saintpierre-express détournerait le nom de propriété de la commune ? C’est quoi le nom de propriété de la commune ?
Des âneries, mal écrites en plus. Donner toutes mes coordonnées sur le web, c’est vilain. Très vilain, pas beau.
Quant aux compliments (d’objet indirect) dont il m’affuble – mauvaise foi (avec un “s” s’il le désire), fraudeur -, je les lui rends, n’en faisant pas usage pour ma part.
On ne s’abaisse pas à faire de même, nous n’avons pas les mêmes valeurs. Nous parlons de chose publique. Faut-il qu’il ait sacrément peur pour s’en prendre encore une fois à nous.
Et de nous menacer d’un nouveau procès, dont il sera tout autant débouté que le précédent. Et oui, il diffame mais c’est lui qui porte plainte. C’est qu’il dispose de l’argent du contribuable pour ce faire.
Allez, en ce moment où les bonnets sont à la mode, je décerne le mien. Bonjour chez vous.
Deux liens utiles, cadeaux de la maison : 135 000 définitions et 6 000 articles pour déjouer tous les pièges de la langue et le Bescherelle. Ils ne feront pas de mal, ces deux là…
Rappel sur le délibéré du Tribunal : “il n’y a pas lieu d’interdire à l’association Saint Pierre Express d’utiliser dans un nom de domaine qu’elle exploite le terme “Saint Pierre”, sauf à restreindre de façon tout à fait disproportionnée sa liberté d’expression, dès lors que cette association regroupe des habitants de Saint Pierre du Vauvray.
Que la commune de Saint-Pierre du Vauvray sera en conséquence déboutée de cette demande.


Conseils d’écoles et rythmes scolaires : les parents d’élèves exclus des débats et des décisions. Ou comment transformer l’or en plomb.

La réforme des rythmes scolaires est au coeur des politiques municipales de tout le pays. L’OCDE publie aujourd’hui les résultats de l’enquête l’enquête PISA, et comme attendu, c’est mauvais. La France perd 5 places, passant 18ème sur une trentaine de pays. Une chute libre. Globalement, le système scolaire français est moyen, mais en baisse constante depuis 10 ans. Surtout, il est inéquitable : si les bons élèves s’en sortent, le pourcentage de décrocheurs ne cesse de s’accroître. L’écart se creuse donc entre bons élève et élèves en difficulté, voire en très grande difficulté sur fond de résultats en baisse globale.
Autrement dit, notre système scolaire est sur la sellette, et les rythmes des enfants vont être au cœur du débat. Peut-on enrayer la chute ?
Sur un sujet qui devrait faire consensus, les intérêts divergent souvent entre les maires, l’éducation nationale et les parents d’élèves.
Les raisons de la discorde ? Pour les premiers, les maires, c’est la question de l’argent qui compte. Devant le Congrès des Maires, Vincent Peillon a refusé la pérennité de l’aide financière de l’Etat pour le financement des «activités», mais il s’est dit d’accord pour diminuer le taux d’encadrement des enfants.
Côté éducation nationale, il faut arriver à faire passer la loi. A tout prix, coûte que coûte, malgré la bronca des maires, et désormais devant faire face à à une grogne et une grève des enseignants contre la réforme scolaire. Pris en tenaille entre les maires et les enseignants, l’éducation nationale écarte les parents, présents au coeur de la loi, mais marginalisés, voire complètement écartés des débats et des décisions.
Enfin pour les enfants et les parents d’élèves, les rythmes sont une réalité au quotidien pour chaque enfant. On constate la fatigue des enfants en fin de semaine. On la constate à l’approche des vacances, quand les petits sont à bout.
La santé et le bien-être des enfants préoccupe les parents d’élèves au premier plan. Comme la réussite scolaire qui reste l’objectif prioritaire des parents pour leurs enfants.
Mais les enfants, et leurs premiers porte-paroles – les parents d’élèves – sont explicitement écartés de la table par les maires et l’éducation nationale.
Cela a été en tous cas le cas à Saint-Pierre du Vauvray. Les décisions votées ont été annulées. Les emplois du temps ont été négociés en catimini, lors d’une réunion informelle avec la municipalité dont ont été exclus les parents. Un camouflet pour les parents d’élèves qui ont activement participé à l’élaboration de cette réforme.
En pratique, comment les deux “partenaires” ont-ils évincé les parents d’élèves ?
  1. Après une consultation de la municipalité insuffisante à laquelle les parents n’ont pas, ou très très peu, répondu, les enseignants ont envoyé un questionnaire sur les rythmes de l’école.
  2. Par retour du questionnaire, les parents ont voté à une très large majorité l’un des emplois du temps proposés par les enseignants.
  3. Cet emploi du temps est refusé par Alain Loëb et ses adjoints. Ils amendent le projet, augmentent la durée de la pause méridienne (le midi).
  4. Nous votons cet emploi du temps – pourtant amendé par la mairie – au conseil d’école, à 12 voix pour contre trois abstentions.
  5. Le maire et un de ses adjoints viennent diffuser un tract à la sortie de l’école, et tentent de haranguer la foule pour faire croire qu’enseignants et parents veulent mettre les enfants à la porte de l’école à 15h30. Et précariser le personnel, rien que ça.
  6. Le maire oppose à ce projet un nouvel emploi du temps, qui va jusqu’à réduire le nombre d’heures de classe le matin (esprit de la loi, es-tu là ?), en augmentant encore la pause méridienne.
  7. La direction des services départementaux de l’éducation nationale de l’Eure, constatant le blocage de la mairie, décide de réunir les directeurs des deux écoles et le maire et ses adjoints, sans les parents d’élèves. Voici le message de la DSDEN :
Le compromis a été difficile à obtenir. Les élus municipaux, lors du conseil d’école extraordinaire, ont préféré s’abstenir.
Ces derniers ont poursuivi leur réflexion. Ils ont soumis à I’IEN un emploi du temps complètement différent de celui des enseignants.
Il est à noter que le dialogue entre les deux parties était rompu.
L’IEN a entendu les arguments des uns et des autres et a proposé de les réunir (sans les parents d’élèves et avant le conseil d’école du mois de· novembre) pour renouer le dialogue et si possible obtenir un consensus.
Les élus municipaux ont entendu et accepté les demandes des enseignants : au moins 3h d’enseignement le matin.
Les enseignants ont compris les contingences liées à la mise en place des nouveaux rythmes. Cette rencontre a permis d’obtenir un emploi du temps qui ne nécessite aucune dérogation.
Cet emploi du temps sera soumis au vote lors du conseil d’école. Il est à noter que la durée des cours du mercredi matin est inférieure à 3h30.
DSDEN de l’Eure (direction des services départementaux de l’éducation nationale)
Voici les horaires qui ont fait l’objet d’un “consensus” dont les parents n’ont été ni témoins ni partie :
maternelle lundi mardi mercredi jeudi vendredi
matin 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30
après-midi 14h15 – 16h30 14h15 – 16h30 14h15 – 16h30 14h15 – 16h30
élémentaire lundi mardi mercredi jeudi vendredi
matin 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30 8h30 – 11h30
après-midi 13h30 – 15h30 14h00 – 16h30 13h30 – 15h30 14h00 – 16h30
Bilan : jusqu’à maintenant, les rythmes des enfants sont surchargés, les enfants commencent la classe le lundi à 8h30 et finissent la classe le vendredi à 16h30.
L’année prochaine, ils commenceront la classe le lundi à 8h30, et ils finiront la classe… le vendredi à 16h30 ! Oui, mais avec la demi-journée du mercredi en plus. Vous avez dit un emploi du temps allégé ?
Il y a eu des questions :
Y aura-t-il de la cantine le mercredi ?
Réponse du maire : Pîtres a instauré une cantine le mercredi, cela leur coûte 30 000 €. On peut s’interroger sur le rapport avec la commune de Pîtres et le fait que la municipalité ignore combien cela coûterait en vrai à la commune de Saint-Pierre ?
Pas de cantine, donc, le mercredi, vraisemblablement une garderie pour garder les enfants de 11h30 jusqu’à 12h30. Pour les familles dont les parents travaillent le mercredi, il faudra trouver une solution pour aller chercher les enfants et les faire manger.
Y aura-t-il des transports pour les centres de loisirs ?
Pour l’instant, rien de concret. Peut-être avec le moulin d’Andé. S’il y a une convention avec le moulin d’Andé, rien encore n’a été acté pour l’an prochain.
Des activités sont-elles prévues sur le temps du midi ?
Le maire a évoqué le yoga et les arts plastiques. Il n’a pas encore “convoqué” les associations.
Il a toutefois remis en cause la méthodologie qu’enseignants et parents ont déployée au cours de l’année dernière : ces derniers avaient invité (et non “convoqué”) les membres du tissu associatif pour trouver des solutions, pour chercher et déterminer ensemble ce que les uns pouvaient apporter aux autres, dans le respect mutuel des enfants et du travail.
Nous avons cherché, avant de déterminer les horaires, ce qui était possible d’organiser comme activités pour les enfants. D’abord pour les enfants, et aussi pour les intervenants, les enseignants, dans un respect des coûts, des uns et des autres.
Nous nous sommes concentrés sur les cycles et des acquis pour les enfants. Pour beaucoup, les cycles, c’était 7 semaines, avec soit un acquis, soit un petit spectacle en guise de “diplôme” et de récompense.
Nous avons cherché le contenu du temps scolaire pour adapter, le plus intelligemment possible, le temps des enfants et des encadrants.
Lors des réunions auxquelles ils ont accepté de participer, nous avons donné les documents que nous avions, expliqué, partagé nos connaissances, nous avons tenté de convaincre que l’école est un des coeurs du village, que cette réforme était utile et destinée à mieux vivre l’école, et d’assurer la réussite scolaire des petits saint-pierrois.
Nous nous sommes intéressés aux lectures des écrits de Hubert Montagner, François Testu, et aussi Claire Leconte – total respect -, dont nous avons essayé de retranscrire les reflexions, les recherches et les solutions.
Nous aurions été nuisibles à la commune, nous les parents et les enseignants, en essayant la concertation, et en cherchant les meilleures solutions, en essayant de rassembler tout le monde autour de la table, enseignants, éducation nationale, mairie, agglo, associations et bénévoles, parents…
Loin de cette concertation, donc, nous n’avons rien de concret du côté des activités. Seule affirmation, il faut qu’il n’y ait pas trop de référents pour les enfants. Le moins possible de têtes nouvelles, il y a de grandes chances qu’on s’oriente vers de la garderie. Le midi…
Pourquoi avez-vous supprimé les 3h30 du matin réclamés par les enseignants et les parents ?
La question a été posée plusieurs fois. Sans réponse. Puis le maire a dit qu’il n’avait pas pris la décision seul. Il s’est tourné vers Juliette Kaaouche, sa première adjointe. Sans réponse, il s’est donc tourné vers son autre adjoint présent : c’est parce que ça leur a semblé…. équilibré.
L’objectif de cette réforme des rythmes était de dispenser les enseignements nécessitant le plus de cognitivité, de concentration, sur les temps où le enfants étaient le plus en forme. Notamment le matin, selon les chronobiologistes.
Or, la municipalité souhaitait réduire la durée du temps d’enseignement le matin, en allant jusqu’à 2h30 seulement.
Ca a été refusé par l’IEN, et les enseignants ont dit avoir sauvé les meubles en réussissant à remettre les 3 heures tous les matins. On en est à sauver les meubles…
Alors que la réunion avec les enseignants et l’IEN avait eu lieu le vendredi soir, alors que les parents élus découvraient l’emploi du temps concocté sans eux, le maire a affirmé qu’il l’avait présenté aux parents et que ceux-ci en étaient satisfaits.
Quels parents, nous sommes nous exclamés, puisque nous découvrions les horaires et que nous n’en étions pas satisfaits ? Un silence a suivi…
A part ça, le maire a tenté de justifier la rénovation de la salle des fêtes, peiné à convaincre que la cuisine servirait aux enfants dans le cadre des activités ou celui d’une cantine qui pourrait être utile parce qu’en liaison froide (les repas fournis par API sont en liaison chaude). C’est difficile à croire.
Cet emploi du temps a été voté à l’unanimité sauf une voix. J’ai d’abord voté contre, mais comme les suppléants ne votaient pas, et comme ils estimaient que le “coup était tiré” et qu’il fallait désormais sauver les meubles, je me suis donc abstenu. L”emploi du temps est voté et tout reste à faire. Il y a du boulot pour sauver ces meubles là.
Je ne peux que regretter une méthode qui exclue les parents d’élèves. Quand la politique et l’argent priment sur l’intérêt des enfants, il n’y a pas lieu de s’étonner que si les maires sont mécontents, les enseignants manifesteront à leur tour leur mécontentement par la grève. Les parents qui ont été virés des négociations n’auront plus, eux, que le choix des urnes pour s’exprimer.


Conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray : rémunération du personnel et question sur une menace de révocation de la fonction publique.

Décision modificative : le FPIC. Un fonds national de péréquation pour les communes et les intercommunalités.
Une décision modificative sur la péréquation des ressources communales et intercommunales.
Le FPIC (fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales) est un mécanisme de péréquation qui préleve une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour la reverser à des intercommunalités et communes moins favorisées.
les contributeurs sont les ensembles intercommunaux ou les communes isolées dont le potentiel financier agrégé par habitant est supérieur à 0,9 fois le potentiel financier agrégé par habitant moyen constaté au niveau national.
La loi de finances pour 2012 prévoit une montée en charge progressive pour atteindre à partir de 2016 2 % des ressources fiscales communales et intercommunales, soit plus d’1 Md€ (source www.collectivites-locales.gouv.fr)
Le FPIC n’ayant été mis en place qu’en 2012, il est compréhensible que la commune ait transféré les 6 546 € des dépenses imprévues vers le FPIC.

Une décision modificative, un transfert de 30 000 € de remboursements sur rémunération du personnel – un ou des agents en maladie – vers les emplois d’insertion.

Sitôt après l’énoncé de la délibération, l’ex-premier adjoint, Jorge Pinto, évoque une possible révocation d’un agent de la fonction publique territoriale.
Il lui est demandé de ne pas parler du personnel, faute de quoi le conseil “basculerait” en huis-clos.
Durant ces dernières années, nous avons assez peu évoqué la gestion du personnel. Parce que derrière le mot personnel, ce sont des personnes, que nous connaissons pour la plupart, et pour qui nous avons du respect. Ci et là, nous avons parlé des délibérations qui concernaient la gestion du personnel. Nous n’avons pas parlé des dysfonctionnements qui avaient eu lieu au sein de l’école, pour ménager l’école.
Mais on ne peut plus ne pas entendre les alertes de Jorge Pinto, qui s’inquiète pour le sort d’un(e) agent(e) de la collectivité territoriale.
Le maire a déclaré, au cours de ce conseil, à son ex-adjoint que “si [celui-ci] n’avait pas mélangé [ses] responsabilités, il n’y aurait peut-être pas eu d’incident.”
On sait que M. Pinto a démissionné de son poste d’adjoint suite à ce qui s’était passé en mairie lorsqu’il était 1er adjoint et qui avait conduit au non-renouvellement du contrat d’une contractuelle.
Une démission du poste d’adjoint est un acte fort, qui interpelle.
Il en avait fait part à la presse. Il s’en était ensuite expliqué au conseil au mois de mars.
Dorénavant, ce n’est plus le cas de la seule contractuelle, puisqu’il s’agit d’une fonctionnaire qui serait menacée de révocation.
De la faute de Jorge Pinto, selon le maire, qui aurait mélangé ses responsabilités et sans lequel il n’y aurait pas eu d’incident ? Soyons sérieux, on ne révoque pas un fonctionnaire pour le comportement – au demeurant courageux ! – d’un adjoint.
Côté majorité, c’est le mutisme sur cette menace de révocation. “On est en train de parler de comptabilité, on n’est pas en train de parler du personnel”. Quand on parle de personnes malades, la majorité peut citer des noms et des fonctions : la dame de la cantine, Carole… Mais quand Jorge parle de situations d’agents à la mairie, c’est menace de huis-clos, on ne parle pas du personnel.
Lorsque Jorge Pinto repose la question sur le fait que le maire voudrait révoquer un agent, le maire met subitement fin à la séance du conseil municipal.
La révocation de la fonction publique est la sanction disciplinaire la plus grave qui puisse toucher un fonctionnaire. Si elle ne peut bien sûr être le fait de l’ex-premier adjoint, les faits qui motiveraient une telle sanction devraient être très graves et motivés.
Assez graves pour justifier le renvoi de cette personne. Si graves qu’elles justifieraient l’interdiction faite à cette personne de retravailler à l’avenir pour la fonction publique !
En tant qu’autorité territoriale, le maire tient de la loi des pouvoirs propres en matière de gestion du personnel communal (nomination, titularisation, avancement, positions, sanctions disciplinaires,…). Il l’a écrit à M. Pinto : “je suis seul responsable de la gestion du personnel.” Il doit aussi veiller au bon fonctionnement des services municipaux.
Pour autant, après tant d’alertes et de demandes, et pas sur ce seul cas, il pourrait sembler judicieux de lever les malentendus et les méprises, s’il y en a.


Une subvention pour l’accueil à l’enfance va à la salle des fêtes. 507 000 euros.

Une subvention pour l'accueil à l'enfance va à la salle des fêtes.
Un nouveau bond quantitatif dans la course à la subvention pour redorer la salle des fêtes
A l’origine, il s’agissait de remettre en forme la salle des fêtes. Les premiers devis donnaient une évaluation de plus de 100 000 €. Après une réunion, l’estimation, avec une remise aux normes et des accès PMR est grimpée à 303 000 €.
Trop cher. Bien trop cher. Il fallait aller trouver des subventions.
Mais le dossier allait s’emballer : 303 000 €, quelques mois plus tard : 404 000 €. Mais attention il y aurait des subventions “croisées”, pour l’isolation, l’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR) et le toutim.
Et les subventions, ils ne les ont pas eues…. Alors ?
Alors, ça grimpe à 507 000 € ! 507 000 €…
Il y avait bien une subvention du département, mais sur les 3 conditions indispensables à l’obtention du prêt, 1 seule était remplie : l’éco-conditionnalité liée à la maîtrise de l’énergie.
Le but de cette subvention est d’“apporter aux familles les services pour l’accueil des enfants et leur proposer des activités encadrées”.
Ce n’est pas celui de la commune, qui était juste de refaire la salle des fêtes. Le projet a dérivé. Dérivé avec une nouvelle cuisine, initialement estimée 80 000 €. Aujourd’hui, le devis est passé à 112 000 € la cuisine !
Dérivé encore avec un chauffage qui passe à plus de 86 000 €. Il est hors de question d’espérer rentabiliser l’un ou l’autre de ces équipements. Cela permet simplement d’atteindre le plancher de dépense obligatoire pour l’obtention de la subvention.
Comme Laetitia l’avait très justement dit à plusieurs reprises au cours des conseils précédents, il fallait atteindre une somme plancher de 460 000 €. La commune ne pouvait donc pas l’obtenir avec un projet à 404 000 €.
On avait pourtant entendu M. Schwartz, l’adjoint aux finances, en mars 2013 : “Entre guillemets, vous nous dîtes qu’il faut dépenser plus, alors qu’on n’a pas les moyens de dépenser.”
Ce n’était pas du tout dans les propos ni les intentions de Laetitia d’utiliser cette subvention destinée aux enfants pour construire une cuisine qui ne leur servira à rien. D’ailleurs, à qui servira-t-elle ? Mais oui, l’attitude de l’adjoint aux finances a changé, et il demande désormais de dépenser plus, alors qu’on n’a pas plus les moyens de dépenser.
Ce n’était pas dans les buts de l’opposition de partir dans une course effrénée à la subvention, d’engager des dépenses inutiles, quand le but : c’est juste de rénover une salle des fêtes utilisée essentiellement par les associations. Comme l’avait rappelé le maire.
Lorsque Jérôme Bourlet demande si le fait d’appeler la salle de “polyvalente” à “inter-générationnelle” servait à justifier l’objectif de la subvention, le maire acquiesce. Lorsqu’il demande s’il y aura un contrat signé avec la C.A.F., le maire estime que c’est inutile, puisqu’Andé a déjà un tel contrat, et qu’on a une convention avec Andé, pour utiliser le centre de loisirs d’Andé. Et lorsque Jérome demande si la salle sera essentiellement axée sur le périscolaire ? Le maire répond : “pas essentiellement !”. La vocation de la salle des fêtes va-t-elle changer, ce sur quoi les habitants et les associations qui utilisent la salle pourraient tiquer ? Pas de danger que cela change : et d’ailleurs, le planning de la salle a été réservé pour l’année entière.
Tout le débat au conseil montrera qu’il s’agit bien d’utiliser une subvention pour une salle des fêtes, et que parce qu’ils ont failli à trouver d’autres subventions, c’est celle destinée aux enfants qui sera choisie. Pour des investissements non-rentables, non mutualisés et non mutualisables. Mais parce que les communes alentour ont réaménagé leurs équipements, leur centre-ville, et parce que l’équipe en place ne l’a pas fait pour Saint-Pierre, alors, il leur semble qu’ils y ont le droit.
Juliette Kaaouche estime même que c’est un investissement minime. Minime comparé à la ville du Vaudreuil où elle travaille. Le Vaudreuil a réaménagé tout son centre-bourg, de A à Z, comme elle le dit. En utilisant l’argent de la CASE, du Département, de l’Etat… Ils auraient même réalisé des “Champs-Elysées”, c’est dire alors si on a bien raison de profiter de la manne pour une simple petite salle des fêtes. Et même si les réparations se font au prix du neuf !
Jérôme Bourlet a beau rappeler qu’aujourd’hui, plus que jamais, chaque euro investi doit être utile, structurer la commune, et répondre aux besoins actuels et à venir. Ce qui n’est pas le cas. Jérôme rappelle aussi que son investissement, la commune du Vaudreuil l’avait d’abord fait sur l’aménagement du centre-bourg.
La question qui reviendra tout au long du débat dans la bouche des conseillers de la majorité, c’est que si on peut faire mieux en neuf ailleurs, qu’est-ce qu’on ferait de cette salle des fêtes ? On justifie cet investissement, pharaonique ou minime selon le point de vue, parce qu’on n’a simplement pas d’idées, qu’on n’a pas réfléchi à l’avenir de cette salle des fêtes. On marche sur la tête. En vidéo :
Alors qu’en mars, tous les élus – tous – considéraient que la remise aux normes de cette salle ne pouvait aller jusqu’aux 500 000 € ou plus, il en était hors de question pour tout le monde parce qu’on n’en n’avait pas besoin, en novembre, on nous propose un budget de 507 000 €. Parce que ça permet de dégoter une subvention, et pas parce qu’on en a besoin.
Alain Loëb nous l’explique : “Et ça augmente le montant, et ça nous permet d’obtenir les subventions croisées de l’Etat et du Conseil Général.” De ce qu’en dit le maire, c’est la CASE et les services de la CASE qui ont proposé à la commune d’ajouter un projet d’aérothermie qui permet à la mairie d’obtenir un devis supérieur au plancher. Plus de 100 000 € de plus par rapport au précédent devis.
Toutefois, ça reste une subvention dédiée à l’accueil de l’enfant qui passe à une salle des fêtes. On peut écouter les arguments de la municipalité sur la cuisine, qui deviendrait presque un équipement périscolaire :
  • Alain Loëb : “La cuisine en liaison froide serait aux normes. S’il y avait un souci quelconque sur la cuisine qu’on a à l’école, on sait qu’en terme de place et caetera, bon c’est pas extensible. Si on avait un problème, on a eu un problème, là on a un équipement aux normes.”
    Ah. Toutes les communes vont-elles devoir doubler leurs cantines en cas de souci sur leur cantine ? Si C’est le cas, la dette du pays n’est pas près de se résorber. L’équipement de la cantine est quasi neuf.
    Mais la salle des fêtes est loin de l’école. Il faudrait 1/2 heure aller-retour pour emmener les enfants à la salle des fêtes.
    Il faudrait des équipements pour les enfants en salle des fêtes, des tables pour enfants, assiettes couverts et équipements spécifiques à une cantine.
    Enfin, l’une est en liaison chaude et l’autre serait en liaison froide. En cas de souci, on casse le contrat avec le fournisseur ?
    Inutile de venir nous faire croire qu’on pourrait disposer une cantine annexe dans la salle des fêtes, voire d’utiliser deux cantines en même temps, au lieu de revenir simplement aux deux services. Pas seulement parce que l’une est en liaison froide, et l’autre en liaison chaude, mais parce qu’on ne pourra pas perdre 1/2 h pour le transport des enfants, et qu’on ne peut pas doubler les personnels de service.
    Enfin, une cantine c’est dans l’école ou à côté, pas à l’autre bout de la ville ! Si on veut mutualiser, il faut rapprocher la salle d’activité de l’école, et non éclater les services à travers la commune. C’est impossible.
  • Alain Loëb : “Elle peut servir pour autre chose. En périscolaire, elle peut servir pour autre chose.” “On peut faire des ateliers.”
    Des ateliers ! 112 000 € pour faire faire des crêpes ou des macarons à des enfants dans le cadre d’une activité périscolaire qui nécessiterait 1/2 h de transport-déplacement, alors que les enfants n’auront peut-être qu’une 1/2 h de temps éducatif ? Le temps de se déshabiller, s’attacher les cheveux, mettre un tablier, on enlève le tablier et bisous tout le monde, c’est l’heure. Si on veut faire un atelier cuisine, les enfants le font à la cantine de l’école…
    Ce ne sera pas non plus sur la pause du midi qu’on ferait de tels ateliers. Pas après le repas. On ne fait pas faire la cuisine à des enfants repus.
    Allons, c’est une blague. Pas une blague à deux balles : une blague à 112 000 balles !
Tout ce débat montre bien qu’il y a un véritable besoin pour la commune : on a besoin d’une vraie salle d’activités, pratique, placée non loin de l’école aussi, pour que les associations puissent interagir avec l’école. Ce serait l’occasion de mutualiser les investissements, de redynamiser et de partager au mieux toutes les ressources en hommes et femmes, en équipements, en déplacements.
On a besoin d’un vrai projet pour les associations et pour l’école, et ce n’est pas du tout un investissement si pharaonique soit-il sur la salle des fêtes qui y répond en quoi que ce soit. On a besoin de la retaper ? Oui. On en a besoin, et on en aura encore besoin.
Mais on n’a besoin ni d’une aérothermie qui risque d’être de l’argent jeté par le double-vitrage, ni une cuisine hors de prix. Et pas cuisine périscolaire SVP.
On verra si le conseil général fermera les yeux sur ce dossier, si la CASE continuera de nous faire opter pour des options grand luxe permettant d’obtenir des subventions du CG et de l’Etat, si l’Etat lui-même, ou la C.A.F. daignera y jeter un oeil ?
Et tout cela risque bien de plomber le prochain mandat… C’est un projet BLING-BLING !
Si toutes les communes peuvent agir de même, considérer les impôts comme une ressource gratuite et un dû, alors je ne m’étonne plus guère de l’état de la dette en France.
La dette, ce sont les enfants d’aujourd’hui qui la paieront, mais ce sont les subventions qui leurs sont dédiées que l’on utilise pour faire la fête. Douce France, cher pays pour notre enfance…

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