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Maryannick Deshayes, 1ère conseillère départementale EÉLV en Normandie

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Maryannick, il n’y a jamais eu d’écologiste élu-e dans un département de Normandie. Tu es la première, et la seule élue, ici dans l’Eure.
Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est le fruit d’un travail mené sur le terrain depuis 2001. Je suis fière de cette reconnaissance par les électrices et électeurs de notre canton de Pont-de-l’Arche.
Une écologiste dans une département normand, c’est une nouveauté. Cette alliance elle-même est une nouveauté.
Le mode de scrutin choisi par l’UMP et validé par le PS, ainsi que la tentation du vote « utile », ont rendu cette élection difficile pour les écologistes.
Tous les binômes écologistes ont obtenu de bons scores, malgré là encore les appels au vote « utile », des scores sans comparaison avec les sondages qui nous mettaient à 2%.
Sur le canton de Pont-de-l’Arche, avec Gaëtan Levitre pour le Front de Gauche, et moi pour EÉLV, nous avons formé un binôme gagnant, avec un programme écologiste et solidaire pour les habitants et pour le territoire, qui nous a permis d’obtenir une avance de plus de 10 points sur la liste de droite.
Justement, beaucoup d’électeurs se posent la question de l’union entre les écologistes, partisans d’une sortie complète du nucléaire, et le Front de Gauche, notamment le PCF, favorables, eux au nucléaire ?
Notre union a fait notre force. L’élection départementale est d’abord une élection locale, avec des enjeux locaux. L’UMP, le PS et le FN ont fait de cette élection une élection nationale.
Mais c’est bien autour des enjeux locaux, sur la solidarité, l’action sociale, la culture, la transition énergétique, la protection de l’environnement et de la biodiversité, que s’est joué notre élection.
Et sur un enjeu de taille et très local, l’opposition au contournement Est de Rouen, cette autoroute à péage de plus de 1 milliard d’euros qui détruirait 600 hectares de terres agricoles, terres naturelles et forêts, nous sommes en accord.
Nous connaissons les dangers que représente cette autoroute. Pour les collectivités locales amenées à contribuer au financement, puis à payer des subventions d’équilibre supplémentaires pour rendre l’autoroute moins difficiles pour leurs habitants, pour les contribuables qui devront financer l’autoroutes avec leurs impôts, pour les usagers au quotidien de l’Eure, de la CASE, de la vallée de l’Andelle et des plateaux Est qui vont perdre l’accès facile et gratuit à la métropole, pour les habitants qui verront leurs paysages, leurs modes de vie et leur santé dégradés par un flot incessant de camions en transit dans un vacarme permanent en les exposant à la pollution et aux risques de cancers.
Les élus départementaux locaux ont bien compris le rejet de projet par la population, et ce sont des candidats qui se sont déclarés contre ce projet autoroutier qui ont été élus.
Ceux qui n’ont pas voulu se positionner n’ont pas été élus.
Pour ce qui est du nucléaire, les écologistes sont en opposition avec le PCF, mais aussi avec l’UMP, le PS et les autres partis.
Avec la catastrophe de Tchernobyl, c’est la technologie nucléaire russe qui avait été mise en cause.
Avec Fukushima, c’est le principe même de la sécurité nucléaire qui a été remis en cause.
Le projet français d’EPR, sensé apporter un surplus de sécurité, se révèle un fiasco industriel et commercial qui ruine la France.
L’EPR de Flamanville est estimé à 8,5 milliards €, le triple du prix prévu. Nous accumulons incidents, reports, accidents, surcoûts…
C’est aujourd’hui une « anomalie de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve », que révèle Areva à l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), mettant en cause la capacité de l’acier à résister à la propagation de fissures.
Cette anomalie concernerait autant Flamanville que les cuves des EPR vendues à la Chine.
Déjà, la Grande-Bretagne semble renoncer à l’EPR, trop cher ; l’EPR Finlandais va nous coûter des milliards d’euros ; et même la survie d’Areva, avec les compétences dont nous avons besoin pour le démantèlement de nos vieilles centrales, est aujourd’hui en cause. 4500 emplois sont en jeu en France aujourd’hui pour Areva.
Le prix de l’énergie EPR est bien trop cher, sans commune mesure celui de l’éolien ou du photovoltaïque. Ces derniers sont les filières d’avenir, et des filières d’emplois locaux.
Comme l’est l’isolation des bâtiments : l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas.
La sécurité des habitants et des territoires est une obligation pour les élu-es responsables.
Le débat reste ouvert avec les autres partis et nos partenaires. On peut constater l’excellence de l’ingénierie française, mais il faut aussi reconnaître l’échec industriel, et l’impasse technologique de la filière en matière de sécurité, de maîtrise des coûts et de gestion des déchets.
Cependant, nous sommes d’accord avec Gaëtan pour dire que nous devons lutter contre la précarité énergétique. Les citoyen-nes ne doivent plus choisir entre se chauffer et manger.
Il faut isoler les habitations les plus énergivores.
Nous sommes d’accord pour dire ensemble que nous devons lutter de toutes nos forces contre le réchauffement climatique. C’est une question qui doit toujours rester au cœur de nos préoccupations, dans toutes nos décisions et nos investissements.
L’urgence reste aujourd’hui l’action sociale, une compétence obligatoire pour le département. L’éducation, l’insertion, l’accès à l’emploi, le logement, la mobilité, la santé, la qualité de vie, ça ne se décrète pas. Ça se construit au jour le jour.
Nous serons là, élu-es, pour aider au maximum les personnes, surtout celles qui en ont le plus besoin, à y avoir accès.
Comment allez-vous vous y prendre pour changer la vie des gens, et combien de temps ça va prendre ?
… Il ne t‘échappera pas que nous nous trouvons dorénavant dans l’opposition. Et qu’on agit forcément moins vite lorsqu’on se trouve dans l’opposition.
Mais les projets que nous portons, à gauche et chez les écologistes sont si importants pour l’avenir que nous en débattront avec les autres élu-es, de droite comme de gauche, pour le bien du département, et surtout des habitants.
Combien de temps ? Le temps pour nous de convaincre la majorité aujourd’hui à droite de conduire une politique plus égalitaire.
Le vote front national est calqué sur la carte des inégalités, sociales et territoriales. La réponse à la montée du FN n’est pas l’invective ou l’injonction, mais la réduction des inégalités.
Et de construire des nouvelles politiques pour produire plus localement, créer des économies par les économies d’énergie, transformer nos territoires en territoires à énergie positive, et essayer de mieux vivre ensemble, tous, en n’oubliant personne.
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Des regrets pour cette campagne ?
Non. Au contraire, j’ai appris à rencontrer des militants du Front de Gauche et du PCF. Nous avons de nombreuses choses à partager, surtout au niveau local. J’ai rencontré beaucoup d’humanité avec mes partenaires, Gaëtan, Arnaud, Bruno et tous les autres.
J’ai été très heureuse du soutien des copains écologistes pour le second tour. Merci d’abord à Gilles Fraudin, une cheville ouvrière de ma campagne, merci à toi, à Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot, Laetitia Sanchez, Jérôme Bourlet, Alexis Fraisse, et aussi Henri Bonnot et Hervé Membrado pour être venus nous épauler pour cette dernière semaine très active.
Ça a bien collé entre nous tous, et entre nous et les citoyens, ce qui a permis notre élection.
Et ça a permis de nous rencontrer et de débattre. Qui a convaincu qui, sur quoi ? Nous le verrons dans les temps à venir.
Un regret, oui, j’en ai un : je suis la seule élue écologiste dans la région, alors que nous représentons énormément d’électeurs.
Le mode de scrutin doit changer, et s’ouvrir à la proportionnelle et à la participation citoyenne. Sinon, la vie politique sera de plus en plus rude et déconnectée des aspirations des gens.
On fait avec ce qu’on a, ce n’est pas beaucoup, et la responsabilité tombe sur mes épaules pour l’écologie. C’est lourd, je compte sur tous les copains, camarades, partenaires et citoyens pour y arriver.
Et les citoyen-nes peuvent compter sur nous pour les aider de toutes nos forces.
Comment ton installation au Conseil départemental s’est-elle déroulée ?
Je suis arrivée dans une maison que je ne connaissais pas, dans une ambiance assez froide.
Il n’a pas été possible de rejoindre un groupe socialiste, qui d’ailleurs est lui-même divisé en deux groupes.
Nous avons créé un groupe CEC (communiste, écologiste et citoyen) composé de 4 élu-es, 2 communistes, une écologiste et un citoyen.
Appartenir à ce groupe nous donne les moyens de travailler, et de nous rendre disponibles, avec la mise à disposition d’un bureau.
Je ne participe pas à la Commission permanente, je le regrette, ni à la commission des appels d’offres. J’espère néanmoins pouvoir faire partie de la commission développement durable.
Une dernière question d’actualité : on parle de scission chez EÉLV
A peine élue au Conseil départemental sous l’étiquette EÉLV, j’apprends par des parlementaires qui souhaitent rentrer au gouvernement que le parti serait en mort clinique, et un canard sans tête qui a perdu tout son sang ! Pourtant je le vois bouger au travers de ses militants qui agissent et interagissent avec la galaxie associative, civile et citoyenne pour défendre l’environnement et les valeurs écologistes.
Les valeurs et les idées que nous défendons sont plus que jamais d’actualité. Plus longtemps nous restons dans l’impasse, moins de temps nous aurons pour réaliser la transition écologique dont nous avons besoin.
Ne cédons pas à la tentation de la nostalgie politique, des grands projets inutiles imposés dont certains rêvaient au 20ème siècle, ou bien de gaz de schistes écologiques qui n’existent pas, et construisons un monde possible pour les générations futures, dans un climat serein.
Nous avons 2 rendez-vous à la fin de l’année : la COP21 qui décidera de l’avenir du climat dans le monde, et les régionales. Nous devons gagner les deux. Nous devons réussir à convaincre tout le monde qu’agir contre le dérèglement est une question de survie, et être présents au second tour des régionales, pour pouvoir porter la transition à la région.
C’est en étant présente au 2nd tour, grâce à un accord local, que j’ai été élue conseillère départementale.
Il nous faut réfléchir collectivement au meilleur moyen d’assurer cette présence au 2nd tour des régionales pour pouvoir agir pour la région.

Loi Macron II : pourquoi le ministre se fait retoquer sa loi

Valls et Macron : robotiser pour créer plus d’emplois, faciliter les licenciements pour développer l’employabilité !
une petite vidéo parodique avant de rentrer dans le lourd du sérieux (ça repose d’avance)…
Pierre Gattaz et le Medef se sont engagés à créer 1 million d’emplois net d’ici 2020 contre le pacte de responsabilité.
Alors que le million d’emplois n’est pas là, malgré un financement public de 41 milliards € en allègements de charges, baisses de cotisations sociales et impôts pour les sociétés (41 000 € pour pour chaque emploi supposé), le Medef applaudit le pacte de responsabilité, et avance une nouvelle plateforme de revendications :
  • pouvoir licencier en cas de stagnation ou de baisse du chiffre d’affaires, en cas de rupture technologique, de problème de trésorerie et de résultat ;
  • mettre en place des contrats de projets, où l’employé serait embauché pour la durée d’un chantier, et automatiquement débauché à la fin du projet ;
  • réduire les indemnités chômage en durée comme en montant ;
  • des incitations fiscales aux entreprises par l’amortissement accéléré (*) ;
  • une baisse de la fiscalité aux entreprises pour améliorer la compétitivité et l’attractivité pour les capitaux étrangers ;
  • simplifier toutes les réglementations sociales et fiscales ;
  • Pierre Gattaz : “Monsieur l’État, gardez votre argent, mais baissez le coût du travail, mais baissez la fiscalité, mais baissez les charges !” ;
  • réduire les dépenses publiques (“la mère des réformes”, sic) ;
  • pour les salariés au smic, une rémunération plus faible mais compensée par une sorte de RSA, pour que cette rémunération ne soit pas toute prise par l’entreprise ;
caisse-expressQu’est-ce que l’amortissement accéléré ?
C’est une niche fiscale qui permet aux entreprises bénéficiaires de défiscaliser l’investissement en transformant les amortissements qui se déprécient dans le temps en charge exceptionnelle que l’entreprise fait passer dans son bilan. Le bénéfice de l’entreprise baisse du montant de la charge, l’entreprise ne paie pas d’impôts sur les bénéfices pour le montant de l’investissement.
Prenons l’exemple d’un supermarché qui souhaite robotiser ses caisses, dont l’usage se généralise : la caisse automatique ne sera plus amortie et dépréciée dans le temps, mais passera en directement en charge, et baissera le bénéfice du montant de l’investissement.
Imaginons maintenant qu’on permette de licencier les salarié-es en cas de baisse des bénéfices, il ne reste plus qu’à utiliser cette mesure pour licencier les caissières, qui, si l’on réduit le chômage en durée et en montant comme le souhaite le Medef, devront retrouver très vite un autre job de caissière dans une entreprise qui n’a pas robotisé.
Les entreprise qui ne réalisent pas, ou peu de bénéfice ne trouveront pas d’intérêt en cette niche fiscale, et subiront une concurrence exacerbée de leurs concurrents plus riches.
En 1996, le ministre de l’économie et des finances de l’époque, Jean Arthuis avait instauré une telle mesure d’amortissement accéléré avant de la retirer l’année suivante du fait de son coût prohibitif.
emmanuel-macron
Face à cette avalanche de revendications patronales, et alors que la loi Macron I n’est pas encore passée, le ministre proposait de voter une loi macron II.
Prévue initialement pour cet été (pendant les chassés-croisés, peut-être en 49-3, ou avec l’apport des voix de droite), elle est finalement retoquée.
Cette loi reprenait les principales idées de Pierre Gattaz et du Medef :
  • l’amortissement accéléré,
  • la réforme du marché du travail en élargissant le nombre d’entreprises habilitées à négocier des accords de maintien de l’emploi, permettant de diminuer les salaires et le temps de travail ou d’augmenter le temps de travail sans augmenter les salaires ou encore de prévoir une nouvelle répartition des horaires de travail,
  • Et enfin, l’idée de réformer le code du travail, avec des contrats de mission, les CDI “sécurisés” où l’on peut licencier en cas de baisse des bénéfices (au cas où l’on utiliserait la niche fiscale de l’amortissement accéléré, par exemple).
Il n’y manquait que le financement des salaires par “une sorte de RSA” pour contenter pleinement le patron du Medef…
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Pourquoi cette loi ne passera pas :
  • Parce que les élus du PS, et surtout leurs électeurs ont déjà dû avaler bien des couleuvres au nom de la réforme du PS face à la gauche archaïque : parti socialiste en 2012, il est devenu social-démocrate avec François Hollande, social-libéral à l’arrivée de Valls, et le voilà qui arrivait à se transformer en ultra-libéral avec Emmanuel Macron. Les élu-es et leurs électeurs auraient eu du mal à accepter ce qui n’est plus une réforme, mais une volte-face.
  • Parce que pour réformer les mesures sociales concernant le marché du travail, il fallait passer par une négociation entre partenaires sociaux, comme c’est inscrit dans la loi Larcher. Cela rendait la loi caduque d’avance. Et en cas de réussite, c’est tout le marché de l’intérim qui était totalement court-circuité. Et bien sûr, des plans de licenciements à n’en plus finir, quittes à réembaucher aux nouvelles conditions ensuite.
  • Parce que les niches fiscales relancent effectivement la croissance et l’investissement en ce cas, mais d’une part, ruineraient plus encore l’État l’année suivante, ne favorisent que les entreprise en bonne santé, et la robotisation concurrence directement les salariés humains. Financer totalement l’investissement par la fiscalité, pour des moyens de production exemptés de charges revient à tendre encore plus le marché du travail, et si la compétitivité des entreprises est effectivement augmentée, c’est par l’augmentation de la dépense publique, et au détriment d’une compétitivité en baisse pour les salarié-es humain-es.
  • Parce que reprendre directement les propositions du patron du Medef dans une loi socialiste, ça finit pas se voir…
François Hollande se voulait Gerhard Schröder, Valls pouvait se prendre pour Tony Blair, et Macron a dû rêver d’être Thatcher, sauce camembert.
Ce sera pour une prochaine fois, il ne reste que 2 ans avant les présidentielles, et il y a des alternatives !

Départementales 2015 dans l’Eure, nous comptons sur Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre pour le canton de Pont-de-l’Arche

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Maryannick Deshayes et Gaëtan Levitre ont fait une alliance écologiste et solidaire pour apporter un peu de couleurs à un Conseil départemental qui sera bien bleu, bleu UMP et bleu marine peut-être.
Et surtout pour apporter toutes leurs compétences pour les habitant-es, l’économie, la défense et l’amélioration de nos modes de vie, de transports, d’accès aux services publics, et l’amélioration de l’environnement.
En face d’eux, un binôme d’extrême-droite et un binôme de droite.
Le programme de l’extrême-droite, tout le monde le connait, il est national, et est de faire du FN le 1er parti de France.
Pour l’autre nuance de bleu, l’argument massue de leur concurrent de droite, c’est le clientélisme.
Guy Auzoux l’a avoué à la presse et dans ses tracts :
il vaut mieux avoir un élu de la majorité, qui peut les aider. Notamment pour avoir des subventions.
Guy Auzoux

Ah qu’il sera beau le département sous la droite : les habitants et les collectivités locales, qu’ils et elles soient de gauche, écologistes, ou même de droite ne bénéficieront plus de subventions si ce sont des élu-es écologistes ou de gauche qui sont conseillers départementaux.
Tous les habitant-es du canton seront puni-es pour avoir voté à gauche, voté écolo, ou simplement ne pas avoir voté suffisamment à droite.
Ils paieront tout de même leurs impôts, mais n’en n’auront pas le retour. Vous n’avez pas voté pour nous, tant pis pour vous !
Qu’il sera laid ce monde où des candidats préviennent qu’ils puniront tous les autres, tous ceux qui portent d’autres espoirs et d’autres convictions, et veulent aider les gens, les jeunes, les travailleurs, les vieux, et aussi les abeilles.
En tant qu’écolo, je refuse cette politique : comme si les inégalités territoriales ne stigmatisaient pas assez les ruraux, on va en plus faire de l’inégalité entre territoires ruraux, selon que j’ai trop de voisins qui ont voté à gauche !
Le travail disparait, les terres naturelles et agricoles disparaissent, les services publics sont une peau de chagrin, et on privilégie les grands projets autoroutiers qui passent les champs sous le bitume pour venir faire encore des bénéfices sur les contribuables-usagers.
Jean-Michel Bérégovoy, Stéphane Martot et Maryannick Deshayes
STOP ! On fait une pause, on respire, et au lieu de menacer, on demande aux gens ce qu’ils veulent, et comment ils veulent vivre ensemble. Après, on dit aussi ce qui est possible de faire réellement, avec des départements et un Etat endettés jusqu’au cou.
Après, on peut lire avec délectation le candidat Auzoux promettre une boulangerie à la Haye-Malherbe dans 6 mois, aller se montrer au péage d’Incarville (“tiens, qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ? On ne l’avait jamais vu auparavant…”)
Ils n’ont même pas commencé que ça commence déjà.
Et j’ai appelé à voter à droite contre le FN ! Dois-je déjà m’en mordre les doigts ?
J’appelle ici du fond coeur à voter pour un peu de liberté, de respect de tous les habitants, de l’environnement, de la santé, et à ne pas brutaliser le monde plus encore : j’appelle à voter pour Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes parce qu’ils auront tous deux pour mission de défendre les intérêts du département, des habitants, et de l’environnement, sans faire de différence selon les cantons.
Je remercie énormément les écolos qui ont participé à cette semaine de campagne de 2nd tour : localement, Gilles Fraudin, Laetitia Sanchez, Alexis Fraisse, Jérôme Bourlet, moi-même (trop facile), et plus loin, Stéphane Martot, Jean-Michel Bérégovoy, Hervé Membrado et Henri Bonnot.
Merci pour ces bons moments avec les gens.
Merci, côté Front de gauche, à Bruno, Arnaud, Jacky, José, Patrice, Olivier, Fabien et tous les autres.
Dimanche, votez pour vous, mais votez pour tous, partout.

Deuxième tour des départementales 2015 dans l’Eure

Merci d’abord de votre confiance à vous toutes et tous qui avez voté pour la liste EELV, défendue par Alexis Fraisse et Nathalie Van Hoorne. Nous avons obtenu un bon score, 8,23%, et un très bon score à Saint-Pierre du Vauvray, avec 13,5% des voix.
C’est un bon score, mais insuffisant pour offrir au département deux jeunes élu-es talentueux et altruistes.
C’est toutefois assez pour nous mettre en face de nos responsabilités : nous n’avons aucune autorité élective ou morale pour donner des consignes aux citoyens, mais nous pouvons conseiller, c’est même notre devoir.
Dans le canton de Louviers, seuls les candidats de la droite UMP-UDI et les candidats du front national restent en lice.
N’ayant pas de question à poser aux candidats d’extrême-droite qui présentent le programme national de leur parti, nous avons posé des questions sur des sujets locaux aux deux candidat-es de droite.
Sur le contournement Est de Rouen, l’une et l’autre ont nous ont déclaré leur opposition à ce projet. Ce refus catégorique de ce projet autoroutier affirmé de madame Hafidha Ouadah et monsieur Daniel Jubert nous conduit naturellement à conseiller de voter pour ce binôme d’élus au département.
Nous nous engageons à vous demander de voter pour eux, car nous pensons sincèrement qu’il ne s’agit pas là de promesses trompeuses, et bien d’un engagement pour le territoire et ses habitants.
Pour la même raison, en raison de l’engagement de fond et de raison de Janick Leger-Lesoeur contre cette autoroute, et aussi pour ses qualités déjà connues et reconnues d’élue, nous appelons à voter pour la liste de Janick Léger et Jean-Jacques Coquelet sans l’ombre d’une hésitation.
Félicitations à Véronique Jullien-Mitsieno et Jérôme Bourlet qui ont réalisé près de 7%.
Nous nous mobilisons de toutes nos forces pour que le binôme écologiste et solidaire formé par Gaëtan Levitre et Maryannick Deshayes sur Pont-de-l’Arche redonne un peu de couleurs au département, avec une volonté de se mettre au service des citoyen-nes et de l’intérêt général.
On se bouge pour eux, et nous sommes à leurs côtés pour redonner de l’espoir aux habitants.
Le groupe local Europe écologie les verts Eure-Seine

A l’occasion de la journée sans viande, le monde explique l’impact de la production animale sur l’environnement

Le vendredi 20 mars, c’était la journée sans viande. L’occasion pour le site le monde de faire une courte séquence vidéo pour décrypter l’impact de l’élevage, en France et dans le monde :
En quelques chiffres :
  • Nous mangeons 89 kilos de viande par an, c’est 2 fois plus que nos grands-parents, et trois fois plus que nos arrière-grands-parents ;
  • nous avons produit 309 millions de tonnes de viande en 2013 ;
  • 65 milliards d’animaux sont abattus chaque année ;
  • la production pourrait atteindre 465 millions de tonnes en 2050 avec 9,5 milliards d’habitants ;
  • la production de volailles a doublé en 10 ans ;
  • l’élevage est de plus en plus intensif : une ferme américaine produisait 945 porcs en 1992, elle en produit aujourd’hui 8 400 ;
  • en France, 83% des 800 millions de poulets sont élevés sans lumière du jour, et 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebtis en bâtiments ;
  • pour produire 1 kilo de viande de boeuf, il faut utiliser 15 500 litres d’eau, contre 4 900 litres pour un kilo de proc, et 4 000 litres pour un kilo de poulets et 184 litres pour un kilo de tomates ;
  • l’élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, c’est plus que les transports ;
  • 70% des terres agricoles servent à nourrir les animaux ;
  • l’agriculture est responsable de 70% de la déforestation ;
  • la production animale est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau – principalement déchets animaux, antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et sédiments des pâturages érodés, et consomme 8% de l’eau ;
  • Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l’ammoniac d’origine anthropique, qui contribue aux pluies acides et à l’acidification des écosystèmes, et en formant des aérosols avec les Nox et les particules fines participe à la pollution atmosphérique et les pics de pollution des villes, ainsi que les pics de concentration d’ozone dans les campagnes.

Départementales 2015 dans l’Eure : “demain, on rase gratis !”

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Si vous êtes prêts à tout croire, il y en a qui sont prêts à tout promettre.

Bien entendu, tout le monde promet de ne pas augmenter les impôts. Et même, pour le FN, c’est la promesse de baisser les impôts.
Les dotations de l’État sont en baisse, alors que les prestations sociales sont en hausse : 4,9% l’an dernier, et plus encore l’an prochain avec le plafond de chômage, et de chômage longue durée, qu’on crève jour après jour.

Pas facile de croire qu’avec plus de dettes, plus de prestations à sortir, moins d’impôts et moins de dotations, on va faire plus.

Et bien on peut ! Du moins, beaucoup n’hésitent pas à le dire :

  • Plus pour la jeunesse,
  • plus de solidarité pour les personnes âgées, plus de sous, plus de soins,
  • plus pour les handicapés,
  • plus pour la santé, plus de médecins et plus de maisons de santé,
  • plus pour les locataires, et plus pour les propriétaires,
  • plus de services publics,
  • plus d’aides aux collectivités, et plus d’aides au petit commerce,
  • plus de sécurité,
  • plus de routes, et surtout plus d’autoroutes,
  • plus de numérique,
  • plus de culture,
  • plus de tourisme,
  • plus d’emplois,
  • plus de logements,
  • plus de ZAC,
  • plus de transparence, de démocratie, et de proximité,
  • plus, plus, plus, et encore plus, et toujours plus…

Avec :

  • moins de dotations de l’État,
  • moins d’impôts,
  • moins de gaspillage, mais surtout… moins d’économies !

Nous sommes tous partant pour fêter noël tous les jours ! Demain, on rase gratis.

J’ai bien peur que ce ne soit pas comme ça qu’on incitera les citoyens à aller voter, ni à participer à l’action citoyenne et collective dont on a vraiment besoin !

Nous sommes tous responsables, nous, les citoyens.
On élit des gens. Et déjà, nous n’y allons pas tous.
Ensuite, il faut aider les élus à bien faire leur travail, ne serait-ce que par une mission de surveillance. Ce n’est pas si difficile à réaliser collectivement, si on s’y met à plein de gens, et qu’on se relaie.
Élire des gens, pour ensuite dire qu’ils sont tous pourris, ça ne mène à rien. Quand ils ne sont pas bons, évitons juste de les garder.

Il me semble indispensable de renouveler les politiques. Ça évite l’usure des idées, l’usure du langage, et l’usure des promesses à la noix qui ne seront pas réalisées, évidemment, et décevront, fatalement.
Et j’ai l’impression qu’on amène les politiques à faire des promesses à la noix, aussi réalistes qu’aller faire un tour sur la lune porté pas des ballons et tiré par des canards.

Ce que nous disons, c’est qu’on peut réorienter nos modes de fonctionnement vers plus de sobriété, plus d’économies, plus d’efficacité et aussi beaucoup plus de solidarité.
Ce n’est pas la lune, mais l’argent public est si rare quand les besoins augmentent sur le social, la santé, l’éducation, la sécurité, la nature et l’environnement.

Normal que les gens aient peur de perdre leur boulot, puis leur logement, puis leur famille.
Pas normal que les familles aient le choix entre se nourrir ou se chauffer. Et il y a plein de gens qui n’ont ni l’un, ni l’autre.
Il y a la guerre, la peur de manquer, la peur de la violence, la menace réelle du changement climatique. C’est insurmontable si on ne fait rien.

Soi-disant que nous sommes le 3ème département le mieux géré de France. Selon le PS : “L’Eure est classé parmi les trois départements les mieux gérés de France. Cette réalité officiellement reconnue a permis d’emprunter à des taux plus attractifs.”
La source officiellement reconnue, c’est BFM TV. Qui dit que l’Eure est le 4ème département de France selon des critères BFM. BFM TV source officielle de l’État, soit…

Avec cette reconnaissance “officielle”, le PS “s’engage à généraliser les tablettes numériques pour l’ensemble des élèves de 5ème de l’Eure”.

Promesse à la noix : que veut-on ? Des enseignants de français, de maths, d’anglais ou de latin ou autre, qui enseignent devant 25 élèves absorbés par leur tablette, à consulter leur manuel scolaire, ou bien les réseaux sociaux, ou un jeu en ligne, au lieu de profiter des leçons de l’enseignant ?
Certes c’est plus cher et plus moderne qu’un manuel papier. Mais on ne rackette pas les élèves pour leur piquer leur livre de maths. Moins sûr pour la tablette.
Le manuel ne tombe pas en panne, ni à court d’énergie, et il dure des années.

Pour réussir une politique d’enseignement, d’éducation nationale, nous avons besoin d’enseignants, d’orthophonistes pour lutter contre le décrochage scolaire, d’éducateurs et d’assistants sociaux. Ils coûteront moins cher que des ipads (ou autres tablettes android). L’éducation, c’est l’apprentissage de tout, même du respect et des valeurs. C’est humain.
“Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance.” (Abraham Lincoln)

Autre cartouche mouillée au PS : transformer les postes en milieu rural en maisons de service public. Non seulement on y passera le permis de conduire selon “Saint Macron”, mais on y ajoutera les agents EDF-GDF, la CAF, et le pôle-emploi.
Sérieusement ? Le tout dans un mètre carré, avec des moyens inexistants.
Il n’y a pas assez de personnel au pôle-emploi, ni à la CAF, on ne peut pas les essaimer partout lorsqu’on réduit les effectifs. Donnons juste un accès facile à tous pour accéder au service public : transports, personnel suffisant, internet et rassemblement géographique.

La crédibilité politique se perd dans ces promesses tapageuses et stupides.

Faisons le travail : sauvons le service public. Et augmentons-le. Non pas en multipliant et en disséminant les agents dans les campagnes, mais en revenant aux régies publiques de l’eau et de l’électricité, en revenant aussi à un logement social moins privé, et en gardant au moins nos routes et nos moyens de transports publics.

La droite, malheureusement est pire que le PS : des autoroutes, la fin du rail et, s’il vous plait, la fin de la fraude sur les aides sociales.

Mais il n’y a plus de fraude sur les aides sociales ! Il y a les gens qui vont trop chez le médecin, mais ils ont besoin qu’on s’occupe d’eux. Sur le RSA, ou autres aides, la fraude est marginale.

Ce n’est que de la démagogie, ça stigmatise les gens dans le besoin, ça attise la jalousie et le ressentiment.
« Si vous trouvez que les gens qui ont le RSA sont des assistés, démissionnez et vivez avec 470 € par mois, vous aurez autant de chance qu’eux. » (Jean Rochefort)

Et PS et droite réclament d’augmenter la dette avec des investissements autoroutiers, 1,05 Md € minimum pour le contournement Est de Rouen.

Pour que les usagers paient plus ensuite. Et que les collectivités passent elles aussi à la caisse.

Quand va-t-on enfin avouer aux électeurs, citoyens, et contribuables, que l’on n’a plus les moyens de se payer des investissements aussi inutiles que ruineux ?

Quels politiques oseront leur dire qu’il nous faut changer nos usages, nos modes de vie et de consommation, pour les mettre en conformité avec les ressources réellement disponibles ?

Vous avez, nous avons, le choix entre les promesses à la noix qui nous décevront toutes et tous, parce qu’on ne peut pas les réaliser.
Ou bien cela sera plus dur, mais on rendra la vie possible, en paix, pour les enfants, et peut-être leurs enfants.

Notre hotte est vide de promesses, mais il y a un petit bonbon dedans : l’espoir qu’il reste un avenir possible. Il reste possible, si nous prenons nos responsabilités maintenant.

Une victoire pour la survie des abeilles à l’Assemblée, une rude bataille parlementaire en perspective au Sénat

C’est une grande victoire pour l’environnement, pour les insectes pollinisateurs, et pour l’avenir de l’agriculture et des cultures : l’Assemblée nationale a voté l’interdiction des néonicotinoïdes en janvier 2016, contre l’avis du gouvernement et contre l’avis de la ministre de l’écologie.
Ces insecticides, « neurotoxiques de 500 à 10.000 fois plus que le DDT, qui est interdit », sont responsables de la disparition des abeilles et de nombreux insectes et papillons.
Un tiers de notre alimentation, fruits et légumes, est menacé de disparaître si les abeilles et autres insectes pollinisateurs disparaissaient. Il était urgent d’arrêter cette hécatombe, et l’Assemblée a réalisé un pas de géant pour la sauvegarde de la nature et de nos cultures.
C’est au Sénat désormais de se prononcer sur cet amendement. Les sénateurs avaient déjà dû se prononcer sur un projet de résolution visant à obtenir un moratoire européen sur l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes.
248 sénateurs s’étaient exprimés contre cette proposition, seulement 64 sénateurs s’étaient prononcés pour.
Le débat parlementaire risque d’être de nouveau rude. Il décidera de la survie des abeilles, ou de l’extinction d’un grand nombre d’espèces.

“Parodie de consultation” pour l’avenir des sociétés concessionnaires d’autoroutes

C’est le député socialiste Jean-Paul Chanteguet, qui préside la commission du Développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée, qui a lancé la charge.

L’´État a fait une bien mauvaise affaire en cédant la gestion des autoroutes aux sociétés concessionnaires. Les autoroutes étaient le bien qui lui rapportait le plus.
En privatisant les sociétés concessionnaires, 15,5 Milliards €, l’État et le 1er ministre Dominique de Villepin, savaient que c’était une manne de 40 milliards de bénéfices qui allait lui échapper jusqu’en 2032, la durée de la concession à l’époque.
De 2006 à 2014, en 8 ans, les concessionnaires ont distribué 14,6 milliards de dividendes. C’est à peu de chose près le prix que les concessionnaires ont déboursé pour acquérir ces concessions.
Jean-Paul Chanteguet estime en outre que ce sont 60 milliards d’euros qui seront versés en dividendes en 25 ans. Bien plus que ce qui était prévu en 2006. Ce sont les automobilistes qui paieront et verront les tarifs augmenter pour assurer ces profits vertigineux.

Depuis 2007, la cour des comptes, présidée par Philippe Seguin, puis sous la présidence de Didier Migaud, ainsi que l’Autorité de la Concurrence n’ont cessé de dénoncer la rente dont bénéficient les sociétés concessionnaires autoroutières. Une rente, comme l’indique, M. Chanteguet, qui n’est aucunement justifiée par une quelconque activité entrepreneuriale.
C’est une rente avec une marge nette de 20 à 24% / an, quasiment entièrement redistribuée sous forme de dividendes aux actionnaires.

En vue de corriger le déséquilibre entre l’État et les sociétés concessionnaires, et de rétablir la balance en faveur de l’intérêt général, le groupe de travail parlementaire a tenté d’analyser des scenarii, dont l’un visait au rachat des concessions.
Le prix de rachat est énorme, à comparer aux 15,5 Mds € qui ont été investis dans cette affaire, et quasiment déjà récupérés par le profit : 40 milliards € !

Mais le gouvernement n’a pas laissé le temps au groupe de travail de faire son travail. Les histoires de gros sous, c’est au sommet que ça se gère, ou dans les antichambres, et surtout pas au Parlement ou dans les débats publics.

Las, Jean-Paul Chanteguet a fini par claquer la porte du groupe de travail pour protester contre les méthodes du gouvernement, la veille de la remise du rapport qu’ils n’ont pas eu le temps de réaliser.

Il s’est fendu d’un communiqué de presse que vous pouvez lire ici :

Que de rendez-vous manqués avec l’Histoire ! Que d’échecs, financiers et environnementaux commis au nom d’un prétendu “intérêt général”.

Et l’État continue de promouvoir de nouvelles autoroutes, à crédit pour le contribuable et l’usager de la route.

Une de ces autoroutes inutiles et ruineuses, c’est l’A28-A13, le fameux contournement Est de Rouen.

A “parodie de consultation”, j’ajoute parodie de débat public.

C’est le cas de la concertation publique où tous les contradicteurs sont passés par dizaines, ont assisté par centaines à des réunions publiques où les promoteurs du projet refusent d’écouter les arguments, arguant de l’intérêt général, de leur seule conviction de la nécessité et de l’utilité d’un tel ouvrage, à un tel prix, là encore, autant financier qu’environnemental.
L’usager, l’habitant, le contribuable paieront, et repaieront.

Les grands chefs à plumes du PS ont entendu ceux qui étaient présents lors de la concertation (même s’ils n’y étaient pas personnellement présents, et qu’on a parfois empêché les “contradicteurs” de parler).
Et, ils le disent en litanie, l’un après l’autre, ils ont aussi entendu ceux qui n’étaient pas présents, et qui ne se sont pas exprimés, et qui seraient pour.
Ont-ils été génétiquement modifiés pour devenir télépathes ? Serait-ce cela leur secret pour comprendre si bien le peuple ?

Parodie de consultation, parodie de débat et mensonges à la clé : qu’on nous prennent pour des imbéciles en citant des chiffres sortis d’un chapeau est une chose.
Qu’on nous raconte qu’on fabrique une autoroute pour développer les transports collectifs, on nous prend pour des crétins finis, personne n’est dupe.
Mais que l’on viennent affirmer tout au long du débat qu’il n’y aura pas de subventions d’équilibre (les subventions supplémentaires payées par les collectivités locales), pour que la ministre de l’écologie nous affirme le contraire lors du lancement de la déclaration d’utilité publique, le 7 janvier, jour sombre de notre Histoire à tous, là est un mensonge d’une autre portée :
Ce sont les collectivités locales qui devront mettre encore plus la main à la poche. Lorsque l’on sait que ce sont les collectivités locales qui paieront déjà le plus pour faire une autoroute payante pour leurs usagers.

Le PS est “pour” ce projet de plus d’un milliard €. Comme l’UMP-UDI.
Dans le programme UMP-UDI-Modem pour les départementales, on peut lire : “soutenir les grandes infrastructures vitales pour le département, notamment le réseau routier (RN12n connexions avec l’A13, voies vertes…)”
On peut traduire ça par “pour l’A12 vers Chaufour, pour le contournement Est de Rouen (A28-A13) à plus d’un milliard d’euros et potentiellement, comme demandé à Evreux, l’A154 à la place de la RN154”.
Qu’est-ce que les voies vertes sont venues faire dans cette galère ? Elles viennent condamner définitivement toute réouverture de voies ferrées.

De la dette, des péages pour le quotidien, des impôts en hausse, la perte d’au moins 600 ha d’espaces naturels et de champs, et de la pollution voilà ce que nous promet cette autoroute. Sans résoudre les problèmes de congestion, de pollution (au contraire) ou de temps de transports.

Même s’il existe de très rares et très courageux militants PS (*) pour lutter contre l’autoroute, voilà aussi pour quoi vous voterez le 22 mars.
Votez l’impôt et la dette avec le PS, l’UMP-UDI, et le FN, si l’on suit les commentaires sur le web, et payez pendant au moins 55 ans !.

Ou bien votez pour la qualité de vie, la défense de la ruralité, du cadre de vie, contre les nuisances et les taxes supplémentaires : contre cette autoroute.

Ci-après, la lettre de démission du député Chanteguet du groupe de travail, une véritable dénonciation du service de l’État qui s’oppose à l’intérêt général. Gauche ? vous avez dit gauche ?

[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2015/03/le-député-Chanteguet-au-ministre-Valls.pdf"]

(*) parmi les rares militants socialistes et courageux, Jannick Léger, qui se retrouve en face de Jérôme Bourlet et Véronique Jullien-Mitisano pour EELV.
Ils partagent un même combat contre l’autoroute, et je leur adresse à tous trois mes sentiments amicaux et respectueux. Dommage de se trouver face à face. Votez EELV quand même, et total respect Jannick ;-)

un site pour les écologistes en campagne : http://eure.ecologie2015.fr

Les candidat-es écologistes et citoyen-nes sont présent-es sur 13 cantons dans le département de l’Eure.
Les écologistes partent en autonomie dans 11 cantons : Bernay, Breteuil, Evreux 1, 2 et 3, Gisors, Louviers, le Neubourg, Pacy-sur-Eure, Val de Reuil et Vernon.
Ils partent en équipe sur 2 cantons : avec le PS et Martine Seguela sur les Andelys, et avec le Front de Gauche et Gaëtan Levitre sur Pont-de-l’Arche. Nous partageons là un vrai combat contre l’autoroute A28-A13, ce contournement Est qui coûtera 1,05 Milliard € au bas mot, qui sera payé par les contribuables locaux ET par les usagers de l’Eure qui voudront se rendre dans la métropole rouennaise.
Les écologistes s’engagent sur des politiques d’économies, et pas une politique d’austérité qui frappe les personnes et les familles les plus fragiles. Investissons dans les aménagements qui rapportent ou sont sources d’économie à long terme, plutôt que dans des dépenses somptuaires. Réduisons la dette sans douleur.
Préservons la santé. Nous nous engageons pour préserver la qualité de l’eau, de l’air, et la santé. Nous nous engageons pour l’aide et l’insertion des handicapé-es, l’aide aux personnes âgées et le maintien à domicile ou à proximité des amis et des familles, pour la santé et la prévention, pour l’emploi, et l’emploi local.
Nous nous engageons pour préserver l’environnement, lutter contre la pollution, contre les déchets répandus dans les champs, les forêts, qui menacent les captages d’eau, qui dénaturent la nature.
Et parce que nous habitons un territoire bordé par la capitale et la métropole, nous nous engageons pour des déplacements faciles pour tous, pour tous les membres des familles, pour tous les usages, et à tout âge. Qu’on dispose d’une automobile ou non.
Nous nous engageons dans cette élection départementale alors même que les compétences définitives du département ne sont pas encore connues ni votées.
Nous nous engageons pour plus de transparence, de clarté pour les citoyens dans ce mille-feuilles qui n’est toujours pas compris par les citoyens.
Ça passe par plus démocratie, et de participation citoyenne et associative. Le pouvoir appartient au peuple. Il faut qu’il vote, que vous votiez.
Vous pouvez découvrir le projet des écologistes eurois sur le site eure.ecologie2015.fr.
eure.ecologie2015.fr

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle

Salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray : les travaux seront amortis avant la fin du 22ème siècle
Les travaux de la salle des fêtes de Saint-Pierre du Vauvray commencent. Près de 600 000 euros, ce n’est pas donné pour une rénovation thermique. C’est même plus cher que du neuf.
Nous nous y sommes opposés, démocratiquement, et nous avons expliqué pourquoi : certes, la salle sera plus confortable. Pour le prix, c’est bien le moins qu’on puisse avoir.
Mais le coût est énorme par rapport aux besoins.
Rappelons que la salle reste très peu utilisée. Pour l’essentiel, ce sont les activités associatives en soirée : gymnastique, danse, judo, et autres.
La salle des fêtes est utilisée également pour les repas des anciens, et plusieurs expositions et animations au cours de l’année : les expositions de l’A.P.U.R.E, l’exposition de peintures, la bourse aux vêtements, la fête de l’IMA (association musicale de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Andé), le marché de noël, et la cérémonie des voeux.
La municipalité estime les dépenses de chauffage actuelles à 6000 € / an.
On oublie donc toute notion de rentabilité pour ce projet.
Si on arrive à baisser la consommation de 60%, nous pourrons économiser 3600 € /an.
En « seulement » 165 ans, nous aurons rentabilisé cette rénovation thermique.
On ne dilapide donc pas l’argent public, on investit à très, très long terme.
Oui, mais ça va être mieux, et il y aura une cuisine. Oui mais 165 ans !
C’était le projet de la municipalité avant les élections, restons démocrates.
Nous sommes favorables à la rénovation thermique, en privilégiant le plus possible les lieux les plus occupés, et ceux qui permettent de vraiment réaliser des économies, comme les écoles. Ou pour le département, dans la rénovation thermique des collèges, lorsque le chauffage représente la moitié du budget de fonctionnement d’un collège. Là il y a de vraies économies à faire.
On peut s’interroger néanmoins sur ce qui a provoqué cette inflation dans le coût démesuré de ces travaux au regard du retour sur investissement impossible :
Pour pouvoir se faire financer les travaux, il a fallu que la municipalité s’engage dans la « course aux subventions ».
Et le système, malheureusement, oblige à des montants plafonnés, mais oblige aussi à des planchers d’investissement.
Ce n’est pas un système qui incite à faire les économies nécessaires, mais au contraire peut obliger à dépenser plus que nécessaire.
C’est ainsi qu’on a vu le devis augmenter, augmenter pour atteindre ce plancher, en passant par exemple d’un chauffage, à 15 000 euros (plus n’aurait pas été rentable, selon l’architecte) à plus de 80 000 euros. C’est un exemple.
Le département et l’État vont en payer une partie. Si la subvention a été refusée pour 2014 par le département, celui-ci a proposé de redemander la subvention pour 2015. Et puisque les travaux commencent, il y aura dérogation pour pouvoir l’obtenir.
La commune pourra puise dans les fonds de concours de la CASE pour une partie. Les communes disposent dorénavant d’un budget fixé jusqu’en 2020 selon le nombre d’habitants (120 €/habitant) pour investir selon leurs choix.
L’État encore au travers des fonds de réserve du député.
La région apporte aussi une contribution, et puis la commune.
Tout le monde semble satisfait.
Dans ces moments où l’argent public est rare et où l’efficacité de chaque euro investi est demandée, on peut espérer que les travaux seront amortis d’ici la fin du 22ème siècle.
Bien entendu, la promesse de ne pas augmenter les impôts doit être tenue. Il n’y a plus qu’à espérer que la rénovation thermique d’une salle des fêtes, pour près de 600 000 € favorise l’emploi et relance la croissance. Parce que pour ce qui est des économies…

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