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Le peuple a choisi la droite. Le Président a entendu le message : le gouvernement vire à droite.

Louviers bascule à droite. Sincères félicitations à François-Xaviers Priollaud et Anne Terlez pour leur victoire qui leur permet de remporter la municipalité, ainsi que 13 conseillers communautaires sur les 80 qui composent l’assemblée de l’agglomération.
La défaite est parfois cinglante par chez nous. A Vernon, la liste PS de M. Nguyen Than ne recueille que 17,05% des voix. Le refus de l’ouverture n’a pas été payant.
Evreux est passé à droite.
Le PRG perd les deux villes qu’ils administraient dans le département, et les agglomérations Seine-Eure et Grand Evreux.
Je leur souhaite de reconstruire dans la sérénité, dans la recherche des solutions les meilleures pour eux et pour les gens, et avec les meilleurs partenaires possibles.
Vae victis. Je souhaite tout de même rendre hommage à Franck Martin et à tous ceux qui l’ont accompagné au cours des années. Oui la communication, oui l’agressivité qu’il a pu avoir envers certains, alors qu’on peut se disputer sans tomber dans la caricature.
Et oui à nombre d’actions municipales. Comités de quartiers, associations ont pu s’exprimer, parce qu’il y a bien une qualité à reconnaître à Franck Martin, c’est d’être capable de laisser travailler les gens, quitte à s’en attribuer le résultat. S’attribuer les résultats, c’est une posture politique. Laisser travailler les gens pour la communauté, et faire travailler les services pour sa commune, c’est une vraie qualité.
Merci pour votre travail et de vrais résultats, même si nous avons été en désaccord sur de nombreux points. Nous avons été en accord sur d’autres.
Les méthodes n’ont pas plu apparemment, au vu de tout ce qui a été fait. Et toutes les villes n’ont pas basculé à droite non plus. A méditer…
Pour les avoir rencontrés ou écoutés, FXP et Anne Terlez sont des personnes intelligentes et responsables.
Ils devront reprendre le flambeau. Sans trop critiquer, ce ne sera pas facile, et il est logiquement politique de le faire.
N’oubliez pas ceux qui bossent au cœur de la ville et des quartiers. Les élections vont et viennent, et la ville, c’est aux gens qu’elle appartient.
N’oubliez pas l’écologie, non plus. C’est pour demain.
A Rouen, la fusion sans problèmes entre le PS et EELV – qui a réalisé un score de plus de 11% au 1er tour – et PC a permis de reconduire la liste d’Yvon Robert.
Mais Caen, Montivilliers, Fécamp tombent à droite. Plus près de chez nous, Les Andelys passe à droite, avec tout de même un score impressionnant pour le FN. Laure Dael, PS, ne réalise que 22,53% des voix.
Gisors tombe aussi, malgré la figure emblématique de Marcel Larmanou.
Mais ce n’est pas que l’Eure ou la Normandie qui ont basculé. C’est toute la France qui a basculé.
Quelle claque ! Une énorme claque ! Et 155 villes de plus de 9000 hab. qui basculent à droite.
Qu’en penser ? C’est bien sûr une défaite de la politique du gouvernement. Mais pas seulement.
Les électeurs sont adultes et responsables. Il faut accepter la sanction, pas d’autre choix.
Il faut répondre aux gens. Ils n’ont pas fait que voter contre le gouvernement : ils ont dit non à leurs maires. Non à leurs maires de gauche. Sont-ils plus nuls que les maires de droite ? Parfois, oui. Mais à ce point, la gifle magistrale est tout de même une gifle infligée à un gouvernement de gauche qui semble avoir complètement abandonné le peuple de gauche. Le petit peuple. Les petites gens, qui cherchent même des solutions dans les extrêmes qui n’ont que l’exclusion à proposer pour protéger. Comme si on pouvait exclure les problèmes.
Devise shadok : s’il n’y a pas de solution il n’y a pas de problème.
Devise extrême shadok : s’il y a problème, supprimons les gens qui ont des problèmes, il n’y aura plus de problème.
Notre président a entendu les électeurs. Les gens ont voté à droite. Donc ils veulent la droite. Ce sera Valls.
Ce n’est pas un syllogisme, c’est une fatalité.
C’est une adhésion à l’opinion publique, ce n’est pas une réponse. Au delà de la question de l’homme, c’est bien la question de la politique qui est mise en cause. Nous aurons un pacte de solidarité…
PS (post-scriptum :-) Une bonne nouvelle quand même dans tout ça, c’est la victoire de M. Piolle et toute sa liste à Grenoble. Résultat d’un gros travail de fond, d’un énorme travail de chacun et d’aspirations à faire autrement. Merci, Eric. Je te souhaite, comme à chacun, de la réussite. Et à toi en particulier, dans ce game over de la gauche.

Débat public, et enfin, nous rencontrons la liste complète de M. Loëb. Mais ils ne sont que trois à parler.

C’est le lièvre et la tortue. Le lièvre part en campagne ce soir, et nous explique son programme.
Après avoir refait l’histoire, expliquant que tous les maires précédents n’avaient rien fait en 30 ans, nous apprenons que M. Loëb a fait bouger sa commune en 6 ans.
Ouah ! Que d’animation à Saint-Pierre, que d’investissements. La commune en est révolutionnée…
Après un coup sur Jérôme Bourlet et son opposition, qui leur en aurait fait voir de toutes les couleurs – ben tiens -, on apprend que c’est l’opposition qui l’a empêché de réaliser quelque point de son programme.
Mais il a toujours eu la majorité (sinon, il ne serait plus maire). il a donc pu faire ce qu’il voulait. La question lui a été posée. Pas de réponse.
S’il ne l’a pas fait… c’est qu’il ne l’a pas fait. C’est tout.
Ils vont refaire les trottoirs, avec même des accès handicapés. D’accord. Pourquoi donc ne l’ont-ils fait en 6 ans ?
Ils ne pouvaient pas. Il fallait d’abord faire l’enfouissement des réseaux (sans le fourreau pour la fibre, c’était idiot, mais passons).
Pourtant, j’ai bien peur que les trottoirs, la circulation (et j’en profite pour tordre le cou à la rumeur qui dit qu’on mettrait un sens unique rue grande) et le centre commercial n’aient pas été étudiés sérieusement. Je n’ai jamais vu quoi que ce soit au conseil municipal !
Salle des fêtes, polyvalente, ou intergénérationnelle comme on veut : Ils auraient même la subvention (?!.). Il y a même un courrier de la Préfecture qui leur promettrait une subvention de 151.000 euros (il ne manquerait donc plus que 350 000 euros). A condition que?.. Je n’ai pas compris la condition.
Je demande à voir ce document agité devant nous. Mais le candidat à sa succession me dit qu’il ne le montrerait pas à moi. J’aime pourtant les documents, je les scrute, habituellement. “On va la faire circuler dans le public, mais pas à vous.” Bien sûr, le document n’ira pas jusqu’au public !
Etonnamment, il n’est pas non plus sur le site internet de la commune, et nous n’avons rien sur le site du Conseil Général quant à l’obtention de quoi que ce soit.
S’il n’obtient pas la subvention, il n’y aura pas de travaux. Ce que j’en ai compris : il n’y aura pas de subvention, donc, dans la salle des fêtes, il n’y aura pas de travaux !
Ses adjoints et conseillers nous l’ont affirmé : “C’est du bla-bla électoral”, pour l’un, et “c’est vrai, ils l’ont pas”, pour l’autre.
Miroir aux alouettes !
Aires de jeux. Celle de M. Bourlet – qui avait les subventions – : on ne l’a pas faite pour des questions de garantie décennale. A cause des fondations.
Donc ils demanderont des subventions avec des sols permettant une garantie décennale.
Question : “La subvention, vous l’avez ?” Réponse embarrassée : non.
Encore un miroir aux alouettes.
L’école. Ecole et réforme scolaire !
Chauffage. Il est vieillissant.
Equipement ? Pas sa faute.
La réforme des rythmes scolaires ? Pas prête et il n’y a pas de plan. Il y a aura des personnes compétentes et formées, puisque c’est la loi. Mais les personnes ne sont pas prévues et les personnels n’ont pas reçu de formation.
La faute ? A nous sûrement ?
Un sujet torride et d’actualité, sur lequel Jérôme est très, très compétent : l’assainissement.
Jérôme explique comment les choses vont se passer pour les résidents qui vont devoir se raccorder. Soit ils le font eux-mêmes, soit ils signent un engagement qui leur permet de répartir les frais entre les habitants qui ont, pour les uns 5 ou 10 mètres de distance pour se raccorder, pour les autres, 50 mètres.
Jérôme a expliqué les aides, les modalités, le financement.
Le candidat Alain Loëb a expliqué aux électeurs qu’ils pouvaient se dédire de leur engagement. Si, à l’issue de l’étude, le coût était plus élevé pour eux que de le faire eux-mêmes.
Bien entendu, le cabinet d’études et les entrepreneurs iront en justice pour ne pas être floués. Nous parlons ici de mutualisation des coûts.
Les habitants qui sortiront du groupement auront un coût plus élevé et moins de subventions.
Un candidat, et maire, doit-il tromper la collectivité, ne serait-ce que par ignorance ?
Le discours est unique, et il n’existe sûrement pas une autre commune où un candidat, maire de surcroit, oserait avancer de tels arguments.
Dois-je revenir sur le fait que les intervenants extérieurs, nous, mais d’autres comme Adolphe Lamot, se sont vus couper la parole par M. Loëb, équipé d’un micro et d’une sono ?
Au cours de nos débats et réunions, nous les avons laissé intervenir à leur convenance. Question de style. Question de respect. Simple question de politesse.

Le lièvre et la tortue.

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Un tout petit rectificatif sur l’article de la Dépêche du jeudi 20 mars : le nom de la liste emmenée par Jérôme Bourlet, (et Linda, Claude, Laetitia, Pierre, France, Lydie, Jean-Luc, Pascale, Claude, Martine, Jorge Aminata, Benoît, et moi-même) n’est pas « Tous pour Saint-Pierre » mais « Avançons ensemble ».
Les lecteurs auront corrigé par eux-mêmes.
On lit dans la presse que la campagne est restée assez soft. Sereine même, et agréable.
Nous étions les seuls candidats sur le terrain, depuis plusieurs mois. Nous avons pris le temps de questionner et d’écouter les habitants.
Nous avons pris le temps d’échanger ensemble, de faire des propositions, d’en débattre, et de préparer notre programme, en concertation avec toutes les personnes qui ont voulu y participer.
Nous continuerons de vous informer et de vous consulter lorsque vous nous aurez élu, si c’est là votre choix.
En allant à la rencontre des Saint-Pierrois, nous avons entendu beaucoup d’entre vous proposer des solutions, parfois à des petits problèmes, parfois à des problèmes plus complexes. Et toujours des solutions raisonnables et raisonnées. Nous sommes habitants et contribuables.
Ces solutions, nous sommes prêts à les mettre en place, d’autant que beaucoup ne relèvent que du simple bon sens, et ne sont pas forcément coûteuses.
Nous sommes prêts à nous mettre au travail et agir dès notre arrivée.
Au cours de cette campagne, nous sommes allés au contact des habitants, nous avons arpenté les quartiers, organisé des rencontres citoyennes.
Et il y a une chose que l’on a entendue : “nous sommes exclus de Saint-Pierre, on ne s’occupe pas de nous”.
Nous l’avons entendu aux Longchamps. Nous l’avons entendu à l’île du bac, et nous l’avons entendu au Vieux-Rouen.
Ce n’est pas normal. Evidemment, le centre bourg mérite une attention toute particulière, car c’est le coeur du village. Et c’est là que se déroule l’activité commerciale, il y a l’école, et l’essentiel de la vie associative.
En tout point du village, on est Saint-Pierrois. Sans exclusion. Nous sommes allés vous y rencontrer parce qu’il s’agit de Saint-Pierre du Vauvray. Et nous y resterons présents, car il s’agit de Saint-Pierre du Vauvray. A l’écoute. Comme nous l’avons fait durant la campagne.
Je lis dans l’article de presse que pendant ce temps-là, le maire communiquait assez peu. Est-il à ce point coupé de ses administrés qu’il a voulu ne présenter sa liste qu’à la limite légale ? Que les membres de sa liste aient été si absents pendant toute la campagne. On ne les rencontrera tous que ce soir, 2 jours avant l’élection !
Ils n’ont même pas eu à rédiger de programme, il n’y avait qu’à se servir dans le nôtre.
Pas eu même de textes à écrire, il n’y a eu qu’à se servir sur un site camarétois.
Le maire prédit : « C’est l’histoire du lièvre et de la tortue ».
Oubliant sans doute que la morale que nous tirons de cette histoire, c’est que « rien ne sert de courir, il faut partir à point ».
Le maire revient sur le passé, 2008, lorsqu’il a retiré les délégations de ses adjoints, ceux-là mêmes qui l’avaient mis en place.
Ils ont payé leur erreur. Cash. Et pourtant, ils ont continué leur travail, celui pour lequel ils ont été élus.
Est-ce une trahison de voter contre des décisions lorsqu’elles ne sont pas bonnes, ou bien de demander d’en prendre, lorsqu’elles ne sont pas prises ? Et aussi de voter pour lorsqu’elles sont justifiées…
Nous ne ressassons pas le passé, nous sommes tranquillement et résolument tournés vers l’avenir.
Nous avons bâti un programme, ambitieux et raisonnable. Et nous aurons besoin de beaucoup de travail et de concentration pour le mettre en place, en accord avec les habitants.
Le mot de la fin ? Lorsqu’il faudra travailler avec d’autres après les élections, pour Jérôme, « cela ne posera pas de problèmes ». Pour Alain Loëb, « ce sera difficile ». Tout est dit.


Et pendant ce temps-là, les shadoks pompaient, pompaient…

Nous avions vu que le programme était copié-collé. Le programme, c’est une partie du nôtre, qu’on avait distillé au cours de la campagne, puis distribué bien avant celui du maire sortant. Pour le programme, le maire a donc été piocher ses idées chez nous. Et pour le texte des articulations, il a été sur servir sur une liste d’opposition de Camaret, en Bretagne. Ca ne se verrait pas trop, pensait-il.
Ils savent pourtant qu’une simple recherche sur Google ne prend que quelques instants, et qu’on le verra. Le maire en a fait l’expérience lors de ses voeux, quand, à 2 reprises, il pompe allègrement ses collègues, changeant juste le nom de la commune, mais sans bouger une virgule.
J’aurais moins l’impression d’être pris pour un imbécile si les mots étaient plus simples, certes, mais s’adresseraient à moi.
C’est un peu comme les vacances : on écrit des cartes postales à ses amis, sa famille. Et on fait toujours attention toujours d’avoir une petit mot différent et personnel pour chacun des destinataires.
C’est l’heure de la profession de foi. Attrapé pour attrapé sur le programme, il n’y a plus de raison de le cacher !
Et pendant ce temps là, les shadoks pompaient, pompaient...
Ecrit par la liste de Camaret : Une forte démocratie locale.
[…] Un soutien financier, technique et humain à toutes les associations qui dynamisent notre Commune, dans tous les secteurs et relaient les attentes des habitants.
Un effort accru de communication pour faire circuler l’information, expliquer les décisions, recueillir les propositions.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une démocratie locale.
avec Un soutien financier et une aide technique à toutes les associations, [avec votre participation à nos projets majeurs (aménagement du centre bourg), avec une consultation de la population lors de décisions touchant votre cadre de vie (éclairage public)], avec un effort accru de communication pour expliquer les décisions, recueillir les propositions et faire circuler l’information.
C’est vrai qu’au milieu du texte de Camaret, le maire à inséré 2 de nos propositions. Ce n’est donc pas entièrement pompé sur le site de Camaret.
Ecrit par la liste de Camaret : nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une solide stratégie budgétaire et économique soucieuse de la bonne gestion des finances communales tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats des habitants.
Ecrit par la liste de Camaret : une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée en matière de voirie, d’eau et d’assainissement, de transports, de logements de développement économique, du maintien du commerce et de l’artisanat local.
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée pour permettre le traitement des dossiers en matière d’eaun d’assainissement, de transport, de maintien du commerce local, [de sécurisation du centre bourg est des entrées de village et de la valorisation de notre patrimoine et de notre environnement naturel.]
Pompé. Entre crochets, les arguments ajoutés, sortis tout droit de notre programme.
Ecrit par la liste de Camaret : La solidarité bien sûr : Afin d’ apporter aux Camarétoises et Camarétois les solutions les plus appropriées à leurs problèmes, tout en assurant le lien et le dialogue entre les générations (petite enfance, scolarité, adolescence, vie familiale et sociale, troisième âge).
Repris sur la profession de fois de M. Loëb : Une continuité de la solidarité, pour vous apporter les solutions les plus appopriées qui accompagnent chaque étape de la vie : petite enfance, scolarité, adolescence, vie familiale, troisième âge.
Les électeurs peuvent-ils douter de l’insincérité du candidat à l’élection ? Ce sont juste des mots copiés sur le web, et des idées piochées dans notre programme qui nous sont servis. On fait une campagne et on présente un programme. On ne vend pas de la soupe aux électeurs…
On peut douter de la sincérité, et aussi de la capacité de travail…
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« L’expérience, la confiance » On pourrait ajouter : la compétence. C’est important aussi, la compétence…

Sur notre liste, quatre ex-adjoints, dont deux premiers adjoints, et un conseiller municipal, qui ont bien compris les erreurs à ne pas répéter.  Nous travaillons en équipe et nous nous répartirons les compétences pour le conseil municipal.
Il n’y aura qu’une seule adjointe aussi : nous ne sommes pas là pour des places.
Nous sommes là pour faire avancer la commune, ensemble.
Je cite l’ami Denis : « Le fait de ne savoir ni parler, ni écrire, d’être dans l’incapacité d’exprimer une pensée structurée, de prendre une décision constitue en soi un handicap insurmontable. »
Jérôme et Laetitia seront nos représentants à la CASE. Ils savent s’exprimer sans s’emporter, ni balbutier, animer un débat, négocier avec les autres maires, les institutions, les entreprises, et tous les partenaires. Ils savent prendre la parole en public, et nous l’avons tous constaté, sont plutôt doués pour faire des discours, c’est une chose, écrire et traiter les dossiers. Ils savent écrire, structurer leurs pensées et mettre en avant leurs arguments.
La CASE, son président Patrice Yung le rappelait cette semaine, c’est 75% de la vie des gens.
Nos représentants à la CASE ont deux rôles à jouer. Et il est intéressant de constater que sur le bulletin de vote, ces 2 rôles sont très clairement séparés :
  • Ils seront élus par les habitants pour défendre les intérêts des habitants et de la commune, faire avancer les projets pour Saint-Pierre du Vauvray, et défendre les intérêts des Saint-Pierrois. Nous avons développé un programme que nous avons élaboré avec les Saint-Pierrois. Parce qu’une fois élu, on devient le maire de tous les habitants.
    Et évidemment, l’agglomération a un rôle prééminent à jouer pour aider la commune dans son développement.
    Les élus de la commune sont aussi à pour être des médiateurs entre les habitants de la commune et l’agglomération, le Conseil Général ou la Région. On se doit de les aider dans leurs démarches, ou leurs dossiers.
  • Le deuxième rôle, c’est l’élu du conseil communautaire. Là, l’élu agit dans l’intérêt de tous les habitants de l’agglomération. Ce qui profite aux uns doit profiter à tous.
    Patrice Yung a posé de bonnes questions : la compétence jeunesse doit elle revenir à la CASE pour aider les petites communes à réussir la réforme des rythmes scolaires ?
    Comment aider à l’égal accès pour tous, sur tout le territoire, à la santé ?
    Faut-il reprendre en régie publique le service de l’eau ?
    Faut-il instaurer un bonus pour ceux qui produisent moins de déchets ?
    D’autres questions se poseront, sur l’énergie, et l’aide aux économies d’énergie, sur les transports aussi, où le rôle de conseiller est de réfléchir globalement aux transports pour les habitants du territoire ; et celui de l’élu local qui est un travail de proximité et de terrain, qui connaît les besoins des habitants de la commune et doit défendre leurs intérêts. Et bien d’autres questions encore…
Quelle expérience, et quelles qualités sont requises pour nos élus, à la mairie et à la CASE ?
Jérôme a été adjoint, mais très vite, Alain Loëb avait retiré toutes les délégations et tous pouvoirs d’agir à ses 3 adjoints. Depuis plus de 5 ans, il a néanmoins assumé son rôle au sein du conseil municipal. Comme Laetitia, comme Pierre, Jorge et Benoît. Les choses de la commune, ils les connaissent très bien.
Pour avoir voulu mettre en œuvre le programme pour lequel ils ont été élus en 2008, ils ont été soit démis de leurs délégations, soit démissionnés de leurs postes d’adjoint. Malgré cela, ils ont choisi de continuer à défendre les affaires de la commune. En désaccord avec les méthodes du maire. Mais qu’a fait le maire en 6 ans ?
A la CASE, il a été Président du SCoT jusqu’à la fusion CASE-Seine-Bord.
Lorsque le maire a voulu prendre la présidence du SCoT, à la place de Jérôme Bourlet, c’est le Président de la CASE, Franck Martin, qui s’y est opposé. Non par choix politique, mais uniquement pour une raison de compétence. Bien lui en a pris. On se souvient de l’opposition que le SCoT avait soulevé. Jérôme a écouté. Il a fait œuvre de pédagogie, il a négocié, il a pris en compte les intérêts de tous. Et le SCoT a effectivement été voté, et mis en place.
De quelles qualités Jérôme a-t-il fait preuve ? D’abord d’une grande capacité de travail, la maîtrise des dossiers, et l’écoute, qui lui ont permis de jouer son rôle de médiateur et de négociateur.
Ces qualités d’ouverture, d’écoute et de compréhension, nous en avons vraiment très, très, besoin aujourd’hui.
Laetitia Sanchez est à l’aise dans les réunions, et elle travaille énormément (plus que de raison, à mon humble avis). Habile en résolution de conflit – normalement -, elle y échoue étonnamment à Saint-Pierre. On verra pourquoi… rien qu’en regardant les vidéos en bas du billet.
J’ai dit plus haut qu’elle s’en sortait très excellemment, même en débat avec des pointures, ou bien lors de grands congrès, où elle peut, où elle sait se faire applaudir, à l’instar de personnes plus connues qu’elle, devant des centaines de personnes..
Mais regardez ces vidéos de France 3 pour vous convaincre. Qui est le plus à même de défendre les intérêts de la commune ?

Oui pour la CASE, mais pour la commune et ses habitants ?

Première et seule adjointe, Linda Lamot fait preuve d’une très grande capacité d’écoute et d’empathie.
C’est une femme de caractère, elle est très organisée, attentive et au service des autres. Aujourd’hui, son temps libre elle l’offre à l’école maternelle où elle réalise bénévolement des ateliers informatiques avec les petits.
Elle connaît le village, elle en connaît les gens, elle a le sens de l’équipe et du partage. Son esprit d’écoute, sa cordialité, son sens de l’organisation, elle veut les mettre désormais au service de tous les habitants. C’est tout naturellement que nous lui avons demandé de bien vouloir être l’adjointe de Jérôme. Nous sommes heureux qu’elle ait accepté.
Nous l’avons dit : cette mandature sera placée sous le signe de l’équipe. Nous ne sommes pas là pour des places, mais pour nous mettre au service de la commune et de ses habitants. Chacun de nous a des aptitudes et des qualités diverses.
Il n’y aura pas d’autre adjoint, car chacun d’entre nous pourra orienter chaque personne vers l’élu qui sera le plus à même de résoudre une situation.
Nous profiterons des compétences de chacun, en matière de gestion, de communication, de négociation, en matière de gestion des ressources humaines, d’éducation, d’urbanisme, de connaissance du territoire et des institutions, pour relancer l’élan de la commune.
C’est vrai, on a des projets. On peut ne pas être d’accord, mais les compétences pour les mettre en place sont avérées. Nous vous promettons la transparence, et l’ouverture. Nous ne mènerons pas nos projets seuls, nous vous inviterons à en débattre et à y participer si vous le voulez. Et nous les mènerons à terme.
Dimanche, nous élirons un maire pour les six ans à venir. Le maire se doit d’être respectueux, poli, et à l’écoute de tous les habitants. Nous voterons aussi pour une équipe et des personnes capables de monter des dossiers, de les défendre, et de les faire aboutir, et qui ont envie d’animer le village. Nous en avons tous envie. Nous tisserons des liens entre les habitants, nous créerons des solidarités, en respectant les libertés de chacun.
Ce n’est pas un pari, c’est un pacte que nous passons avec nos concitoyens. Nous prenons nos responsabilités.
Bravo si vous avez réussi à tenir jusqu’à ces lignes.
Si vous aviez besoin d’une piqure de rappel pour vous rappeler le mandat précédent, et le pourquoi du fait qu’on n’ai rien obtenu et que tout soit enlisé, je vous invite à regarder, dans l’intégralité, ces vidéos issues du dernier conseil municipal. C’est long, certes. Mais ça ne dure pas 6 ans !

Alain Loëb (et sa liste ?) sortent leur programme… copié collé !

copie-colle
“L’argument, les personnages, le détail des aventures, le titre même, j’avais tout emprunté à un récit en images paru le trimestre précédent. Ce plagiat délibéré me délivrait de mes dernières inquiétudes : tout était forcément vrai puisque je n’inventais rien.”
Jean-Paul Sartre (Les mots)
On connaît le goût du maire pour ne pas se fatiguer à écrire ses discours. Il avait peu apprécié qu’on le remarque la première fois, ce qui ne l’a pas empêché de récidiver. Un hommage au maire UMP de Gif-sur-Yvette, vraisemblablement.
Et pour le lancement de son programme, Alain Loëb a tenu à rendre hommage à notre programme : à force de nous suivre, de nous lire, de nous écouter, il a finalement compris la justesse de nos arguments.
Je ne peux que l’en féliciter !
Il y a une conseillère municipale qui avait indiqué à Jorge qu’ils savaient qu’ils n’avait pas la subvention pour la salle des fêtes. Cela a été confirmé par un autre adjoint proche de M. Loëb.
La même lui avait aussi confié qu’ils n’avaient pas fait de programme, et que c’était grosso-modo le même que le nôtre.
Considérons cela comme un hommage du maire à nos idées. Pas grave M. Loëb, vous avez apprécié notre programme, nous vous en remercions.
Le joli petit port de Camaret, où l'on peut distinguer la tour Vauban près de la jetée. image © Ouest-France
Et puis un programme, ce n’est pas que des idées : c’est aussi des titres, une mise en page, et une façon de se présenter dans les rues, aux portes des habitations, avec toute son équipe rassemblée et unie…
Dring ! dring !… Ah, c’est mon pote Google en qui me dit que non, les titres ne viennent pas de chez nous. Mais… de Camaret.
Camaret est une jolie petite ville de Bretagne, popularisée par ses alignements de menhirs, son joli petit port et la tour Vauban – qu’on distingue en arrière-plan sur la photo, et une chanson, disons-le, quelque peu grivoise.
Dans cette jolie petite ville, il y a une jolie petite liste qui a fait un … site de campagne : une alternative pour Camaret Qu’y peut-on lire ?
Sur le site de Camaret : “[…] nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants.”
Sur le programme de M. Loëb : “Notre stratégie budgtaire économique. Une stratégie soucieuse de la bonne gestion des finances communales tout en répondant à vos besoins essentiels et immédiats”.
Sur le site de Camaret : “[…] une politique du cadre de vie ambitieuse, réfléchie et concertée en matière de voirie, d’eau et d’assainissement […]”
Sur le programme de M. Loëb : “Une politique de cadre de vie ambitieuse réfléchie et concertée qui permet de : suivre les dossiers en matière d’eau, d’assainissement (gérés pas la CASE) afin de vous servir au mieux.”.
Sur le site de Camaret : “La solidarité bien sûr : Afin d’apporter aux Camarétoises et Camarétois les solutions les plus appropriées à leurs problèmes, tout en assurant le lien et le dialogue entre les générations […]”
Sur le programme de M. Loëb : “Une continuité de la solidarité. Pour vous apporter les solutions les plus appropriées à vos problèmes particuliers qui accompagnent chaque étape de votre vie.”.
Il n’y a pas écrit “Camarétoises et Camarétois”, ça se serait vu . En même temps, ça s’est vu !
Sur le site de Camaret : “Une forte démocratie locale.”
“Un soutien financier, technique et humain à toutes les associations qui dynamisent notre Commune, dans tous les secteurs et relaient les attentes des habitants.”
“Un effort accru de communication pour faire circuler l’information, expliquer les décisions, recueillir les propositions.”
Sur le programme de M. Loëb : “Une démocratie locale.”
“Favoriser le bon fonctionnement de la vie associative en lui assurant notre soutien financier et technique.”
“[…] faire un effort accru de communication pour expliquer nos décisions.”
“faire circuler l’information par l’édition d’un bulletin municipal mensuel déposé chez nos commerçants.”
Pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle ! Après près de 2 ans sans le recevoir, nous en avons reçu 2, coup sur coup, à l’orée des élections. Et désormais, on va en recevoir un tous les mois.
Par simple politesse, j’aurais trouvé plus juste d’écrire : “Comme à Camaret, nous élaborerons une solide stratégie budgétaire et économique, soucieuse de la bonne gestion, à court, moyen et long terme, des finances communales, tout en répondant aux besoins essentiels et immédiats de l’ensemble des habitants. Comme à Camaret, etc, etc.”
Pour le reste du programme, nos propositions ont été saluées par le maire sortant. Puisqu’il les reprend à son compte.
Toutefois, toutefois, il y a des différences derrière les propositions des uns ou de l’autre. Et pas seulement sur le fait de ne l’avoir pas fait durant 6 ans, et de proposer de le faire dès l’élection passée. Le diable est dans les détails :
  • Pour ce qui est de suivre les dossiers en matière d’eau et d’assainissement, c’est tout de même un minimum pour une municipalité.
    Mais ça ne suffit pas. il faudra faire voter à la CASE une compétence qui est peut-être un détail pour vous, mais qui pour certains veut dire beaucoup (oui, moi aussi je plagie… Michel Berger – mais je le dis) : le service public d’assainissement non collectif (SPANC).
    Tant que la compétence du SPANC sur la réhabilitation n’est pas votée par la CASE, l’Agence de l’Eau se trouve dans l’incapacité à venir aider à la rénovation de l’assainissement non collectif, autrement dit l’assainissement individuel (fosse septique). Des aides qui peuvent atteindre 60% pour la réhabilitation d’un assainissement individuel.
  • Demander une ligne de bus Herqueville-Andé-SaintPierre du Vauvray-Val de Reuil, c’était une demande très forte de Jérôme Bourlet. Content de voir que le maire sortant adhère enfin à cette idée.
    Alain Loëb s’y était opposé à la commission déplacements de la CASE. (“La demande est trop faible pour une ligne régulière. Une ligne de transport en commun ne suffira pas à créer une croissance urbaine.”)
  • Ca, c’est une idée originale, pas à nous : veiller à la reconduction des aides dont peuvent bénéficier nos commerces.
    Il serait tout de même assez farfelu d’aller s’opposer à ces aides, en même temps ;-)
    Ah ! Mais c’est sa seule proposition pour le commerce. Mince !
  • Des fois on se demande qui est le maire du village !
    Le maire sortant est tout de même maire depuis 6 ans. Et il nous propose de faire dans une semaine ce qu’il n’a pas fait en 6 ans.
    Sécuriser le centre-ville et les entrées du village. Centre-bourg, mais bon, je chipote.
    Zone 30 : il y était opposé lors de ses voeux en janvier. En février, nous avons sorti le résultat du questionnaire, c’était la sixième priorité des habitants… Et il en vient à proposer d’“engager une réflexion” sur l’entrée en zone 30… Le temps de compter Π (Pi) jusqu’à la dernière décimale, 2 fois de suite ?
    Supprimer le sens interdit du pont submersible… Ben facile : il reste une semaine pour le faire. Un arrêté, une scie à métaux (un sac plastique noir ?). Ca peut être fait dans la journée. Ce sera bon pour 17h ?
    Arrêts-minutes, signalétique, et pour l’île du bac, prévoir un passage piéton aussi, pour aller à l’arrêt de bus. Et dans la montée un minuscule ouvrage pour que les voitures ne puissent pas verser dans le fossé en cas de verglas. Vous aimez nos idées ? Votez pour nous.
  • Réhabilitation de nos bâtiment communaux. Promesse de 2008, tout de même. On en est où, cela devrait être fini, non ?
    Au lieu de dire : pour l’école, c’est pas la peine, je vais construire une nouvelle école dans le champ au bout de la rue Gourdon – et puis quoi, elle est où ? – ; ensuite la rénovation de la salle de fêtes, on fait pas comme vous dîtes parce que ça va coûter, et de vouloir trouver une subvention d’un demi million d’euros qu’on a pas – forcément ! – pour rénover simplement une petite salle des fêtes ; de totalement isoler la mairie qui est une passoire thermique, et au final il y a quoi ? Un algéco dans la cour ? Allons…
  • Restaurer la salle polyvalente (salle des fêtes).
    Confirmé, pas de subvention. Oups, pas d’aérothermie à 86 000 euros. Oups, pas de cuisine à 112 000 euros. On repart sur ce qu’on disait : isoler, changer le chauffage, mettre peut-être des puits de lumière, réaménager, restaurer, et le faire en collaboration avec les parties prenantes.
    Réinventer l’occupation des lieux aussi. Et donner un lieu, une maison des associations.
  • sortir du mode pause
    Alain Loëb veut poursuivre la pause de mobilier urbain. Cette proposition est plaisante, et même contraire à la nôtre : nous, nous proposons d’installer des bancs et des poubelles, retirées par la municipalité.
    Nous, nous voulons très vite quitter le mode “pause” pour passer au mode “play” et très vite, en réaliser la pose. Il n’y a pas de lapsus sans révélation…
  • Le fleurissement ? On est pour. Regardez nos propositions. Paillage, des légumes aussi, et puis surtout, quand je vois ce que font les habitants – et Jérôme, patron de la Teurgoule, sans aide, sans prêt de matériel… Sans remerciements. Euh, si : merci Jérôme :-)
    Mais quid des jardins familiaux. Zut, pas copiés-collés.
    Les fleurs ne doivent pas cacher la misère, non plus.
  • Des aires de jeux au coeur de notre village. C’est fort de café !
    C’était impossible. On pourrait pas le faire. Et c’est devenu une promesse du maire sortant. Il est ?
    Ah, oui : maire depuis 6 ans !
  • Adapter les rythmes scolaires !..
    Comme quoi ils ne sont pas bons. Et pourtant ! On avait réussi à travailler sur un projet ambitieux, et pas ruineux. Enseignants, parents, associations, tous ensemble nous étions d’accord. On a eu des réunions efficaces. Nous avons tous fait des compromis, toujours dans le seul objectif de l’intérêt des enfants.
    Monsieur le maire, vous aviez dit qu’enseignants et parents n’avaient pas le droit d’inviter les associations (et la CASE, l’éducation nationale, et vous-même et les élus), que vous les “convoqueriez vous-même. Ni invités, ni “convoqués”.
    Vous avez dit que vous présenteriez un projet : Rien ! pas une ligne. Vous avez juste contré tous ceux qui ont bossé. Dans l’intérêt des enfants et de la collectivité. Il y en a eu de l’intelligence, et de la compréhension des uns et des autres, autour de la table.
    Mais vous avez contré, seul, toutes nos propositions. L’école n’est pourtant pas l’ennemie de la mairie, au contraire.
    Désolé de vous le dire : sur le sujet de la réforme, sur l’école et la jeunesse en général, vous n’êtes pas, ou plus, crédible.
  • Rénover un terrain de tennis. De qui se moque-t-on, depuis le temps qu’on en fait la demande ! Que ce ne sont pas de gros travaux, et qui sont indispensables. On le propose, et là, vous faites la proposition dans votre programme.
    Et oui, nous, citoyens, sommes vraiment des gogos.
  • Une dernière pour la route : activer les relations avec les services sociaux pour aider les familles en difficulté ou les parents isolés.
    Mais ça existe : vous ne cessez de diminuez le budget tous les ans, par 2 par an, parfois. Il est caché, inutilisé, et nous en parlons souvent. Cela s’appelle : le C.C.A.S., centre communal d’action sociale. Vous l’avez mis à terre, monsieur le maire.
Nous vous avons proposé un débat, vous l’avez refusé.
Je vous ouvre donc mes colonnes pour répondre. Comme elles sont toujours ouvertes, d’ailleurs.
Vous avez eu un comportement inadmissible en distillant vos courriers de corbeau, et en utilisant le compte et les fichiers de la mairie. Ce n’était pas signé, mais c’était vous.
Ayez ici la courtoisie de faire amende honorable, et répondez. Vous n’avez pas eu le courage de faire un site, ni votre propre programme. Je vous promets que votre réponse sera intacte dans les commentaires. Sinon…

Monsieur Le maire, puisque vous appréciez nos idées et nos propositions, et puisque vous n’avez pas su les mettre en place durant 6 ans, si vous voulez qu’elles voient le jour dans notre commune : votez pour nous le 23 mars !

Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.

Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.
Venez rencontrer les membres de la liste “Avançons Ensemble” à la salle polyvalente le samedi 15 mars à 10h30. Nous vous avons rencontré déjà dans les cafés de Saint-Pierre, pour des débats citoyens :
Le 24 janvier au Central Bar, nous avons présenté le résultat de l’enquête aux citoyens, et les priorités qui se sont largement dégagées.
Le 5 février, nous avons débattu sur les aménagements à la Teurgoule, où nous avons fait salle comble et enfin nous avons échangé sur la vie du village le 14 février au Bon Accueil, où la encore, la salle était pleine à craquer.
Au cours de nos échanges et des débats, fructueux, vivants, et qui se sont déroulés dans une excellente ambiance, nous avons écouté nos contictoyens, et bâti ensemble notre programme que nous avons résumé dans un tract que nous sommes allés vous remettre. Là encore, cela a été l’occasion d’échanger encore.
La réhabilitation du centre-bourg, des trottoirs, et des accès, et aussi la sécurité routière, le plan de circulation et les stationnement, la zone 30. Nous avons parlé aussi des lieux pour les jeunes et pour les séniors, des aires de repos, des aires de jeux, de sport, et des chemins, négligés durant des années. Et aussi des lieux d’avenir pour Saint-Pierre, avec le site Labelle.
Nous avons parlé de mobilité et de transport : des déplacements sécurisés, des arrêts de bus dans les différents quartiers, d’une ligne directe vers Val-de-Reuil, du raccordement à la voie verte.
Nous avons parlé du soutien à la vie associative, et des lieux dédiés aux associations. Et nous avons parlé de la réforme scolaire que l’on doit réussir sereinement, dans l’intérêt des enfants.
Et nous avons parlé de l’indispensable distributeur de billets.
Et comme on ne rase pas gratis, et que nous vous avons pour objectif de ne pas augmenter les taux d’imposition, nous vous proposons de venir participer à notre débat sur le budget, et le financement des projets.
Nous répondrons à vos questions. Venez nombreux samedi.
Samedi 15 mars, à 10h30, débat public à la salle polyvalente. Ordre du jour : le budget.

Le maire de Saint-Pierre du Vauvray fait son bilan : il est tout maigre…

Enfin on connaît le nom de la liste du maire sortant : « Tous pour Saint-Pierre » (et pas « Pierre pour tous saint » « Saint-Pierre pour tous »…). A quinze jours des élections, les membres de la liste ont distribué, non pas un programme, mais un bilan des six ans de mandat.
Quoique. Sur ce bilan, les noms des personnes ne sont pas écrits sur le tract. Il est écrit : « Alain Loëb et sa liste ». C’est donc le programme d’un seul, et de sa liste…
Mais comme toutes les listes municipales de toutes les communes de l’Eure ont été publiées, on peut tout de même aller lire ici les noms figurant sur sa liste…
Entrons dans le vif du sujet, et regardons donc chacun de des points du bilan :
  1. Des voies privées sont passées dans le domaine communal.
    Cela s’est fait  au conseil municipal. Prises à l’unanimité dans la plupart des cas (sauf un : le val Liard), cela a permis de verser la voirie dans le domaine public, et c’est l’intercommunalité, la CASE, qui hérite donc de la charge..
    C’est logique – et juste – dans le cas de nombres de résidents qui ont vu une faillite de la SCI et héritaient de la gestion des voies, qui ne devait pas être à leur charge au départ.
    Pour le Val au Queu et pour l’île du Bac cités dans le bilan, il convient de rappeler que c’est Pierre Clérout qui a lancé les chantiers..
    Et par la suite, c’est Jérôme Bourlet qui a finalisé les dossiers. Les habitants pourront se rappeler des réunions publiques qui ont eu lieu sur ces deux sujets (oui, oui, il y a eu des réunions publiques à l’époque où Jérôme, Benoît et Laetitia étaient adjoints, rappelez-vous…), avant de boucler ces projets.
    Quant aux Matrais, c’est bien le conseil municipal cette fois qui a voté le passage en domaine communal. Mais contrairement aux autres quartiers, si c’est bien la CASE qui sera maître-d’œuvre, c’est à la commune d’assumer la charge des travaux de drainage et d’assainissement avant de faire l’enrobé. Et donc, rien n’a été fait. Ca a été voté, c’est tout.
    Bilan : une compétence CASE, des chantiers entrepris par la municipalité précédente, et finalisés par Jérôme Bourlet.
  2. Pour le quartier de la Laiterie un plan d’aménagement devait être présenté aux habitants. Mais cela n’a pas eu lieu. Il met donc en cause la Siloge.
    Bilan : Rien ! Rien… Pourquoi donc aller mettre ça au bilan ? Remplir de mots ?
  3. Le rond-point sur la RD 6015 est clairement une compétence du Conseil Général. Nous parlons depuis des années de l’importance de ce chantier. Ainsi que de l’importance de la complétude de l’échangeur d’autoroute pour permettre aux camions d’emprunter l’autoroute au lieu de la nationale. Là, le maire n’a pas souhaité faire même un vœu. Le dossier a pris du retard, nous attendions le début des travaux dès 2013. Mais, rendons à César…, le maire n’est pas responsable de ce retard. Cela dit : pas plus qu’il ne l’est de l’ouvrage ! Le premier à avoir lancé le dossier était encore Pierrot Clérout. Désolé. Il faut toutefois accélérer ces travaux, car le site Ecoparc 2 continue de se développer.
    Bilan : ce n’est pas une compétence communale, mais du Conseil Général, et le chantier a pris du retard.
  4. L’embellissement du centre-bourg, une promesse en 2008. Non tenue. Ah : l’effacement des réseaux. Lancé, là encore, par Pierre Clérout. Il y avait à faire pourtant : on aurait pu en profiter pour revoir les trottoirs. On aurait dû en profiter pour installer un fourreau vide – pas cher – pour prévoir de tirer la fibre dans l’avenir, afin de ne pas devoir creuser de nouveau. Nous l’avions expliqué, encore, et encore. Et à la fin des travaux, les trottoirs étaient en pire état encore qu’auparavant. Mais quels trottoirs ont été prévus pour l’enfouissement et la réfection des éclairages ? Rue du Château, rue Gourdon et rue Grande. Soit, en allant de son domicile à la mairie, le maire a l’impression que l’éclairage est refait dans le village. Mais non. Partout ailleurs, l’éclairage a été laissé à l’abandon.
    Bilan : alors que dans les villages environnants, les municipalités en ont profité, en collaboration avec le SIEGE, pour refaire tout l’éclairage des communes, le maire en a profité… pour seulement faire les 2 rues qu’il arpente quotidiennement. Et sans penser au numérique.
  5. Les espaces verts : oui il y a le paillage, promu par la CASE, et oui le traitement est thermique évitant le recours aux produits phytosanitaires dangereux. Comme dans les cinq communes pilotes de la CASE retenues pour cette expérience. Et c’est très bien, même si le maire en a profité pour réclamer des traitements chimiques sitôt que la chaudière est tombée en panne.
    Très bien le fleurissement des Longchamps, proposé dès le début de mandat. En attendant l’aménagement de la plaine des Longchamps.
    Très bien le (petit) fleurissement à la gare. Mais que dire de l’état du parking de la gare. C’est pas Verdun, mais les trous sont là. Comme ça l’est sur tout le trottoir de la rue de la gare.
    Rue de la gare, encore, sur un emplacement qui appartient certes à la SNCF, mais dont tout le monde profite, Jérôme, patron de la Teurgoule, a demandé à débroussailler l’aire – enfin plaisante, merci qui ? -, en face de son restaurant. « C’est pas à nous. » Oui, mais à nous ou pas, c’était la jungle. Alors Jérôme a demandé un prêt de matériel pour le faire lui-même. Et face au refus, il l’a entièrement fait lui même. Merci à lui.
    Et le trottoir, c’est aussi à Jérôme de le refaire ?
    Bilan : des fleurs, comme il était prévu en début de mandat. C’est bien. On continuera et on essaiera d’en faire plus, de systématiser le paillage de lin sur les massifs fleuris et le broyat de déchets d‘élagage. Et comme à Louviers, et d’autres communes ou grandes villes, on placera des légumes dans les massifs.
    Où sont les jardins familiaux promis en début de mandat ? Et est-ce que les fleurs ne sont pas là pour cacher la misère des trottoirs misérables ou aménagements manquants ?
  6. L’école : l’enrobé a été refait sur le chemin sur le côté par Pierre Clérout. L’enrobé devant a été refait au cours du mandat. Mais quoi de plus normal ? Une mairie doit entretenir et sécuriser l’accès de l’école – même si j’estime que les accès pour les enfants ne sont pas sécurisés à l’entrée ou à la sortie de l’école. Une pompe de relevage – on a bataillé pour faire constater que les toilettes sentaient vraiment très mauvais. Par contre, l’instauration du service unique à la cantine, sans aucune concertation avec les parents, et contre leur avis, a conduit à une détérioration du service lors du temps du midi. C’est devenu insupportable pour les enfants et les familles.
    Quoi d’autre : ils ont remplacé la literie, car « la sieste de « nos »  petits est primordiale ».
    Vous avez fait quoi comme travaux au cours de ces six ans ? On a changé de literie…
    Allons ! Et encore ! Les parents l’ont obtenu de haute lutte. Il a fallu batailler pour l’avoir, pour ne pas avoir des lits superposés, au conseil d’école comme au conseil municipal.
    L’école ? On dirait qu’il s’agit pour le maire d’un haut lieu de résistance et d’opposition. Tous, enseignants, familles, enfants dans le même sac : des opposants qui veulent coûter de l’argent et ne pas remercier le maire de sa glorieuse générosité.
    Pas un mot sur l’ENR et le parc informatique de l’école, dont les parents sont à l’origine ou en collaboration avec les enseignants. Soit on récupère, soit on fait des affaires formidables, mais de merci : rien.  Normal, c’est pour les enfants. Mais pour la photo, le maire est là.
    Kermesses, carnavals, spectacles, on fait un gros boulot, mais toujours avec cette impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Toujours dans l’invective et le reproche. Alors que qu’est-ce qu’on fait ? On bosse. Ils donnent un coup de main ? Non.
    Ils contrôlent, vitupèrent ou pire.
    La réforme scolaire ? Refus de participer au travail collectif. Des problèmes sur le temps du midi, « c’est pas vrai », « vous avez pas de preuve ».
    On connaît tous les problèmes financiers, mais on cherche de vraies solutions. Pas forcément chères. Mais des solutions qui ne visent pas à vider plus encore l’école.
    Mince, 2 classes fermées depuis 2008 !
    Il faut désormais penser une école agréable, pour que les enfants puissent réussir leur scolarité dans de bonnes conditions. Il faut renouer très vite des relations normales avec l’école, les enseignants, le personnel et les familles. Ce sont tous des gens de grande qualité, capables de comprendre les enjeux, et surtout, les manières d’engager des chantiers structurants et économiques.
  7. Les terrains de sport : Je ne parle pas de celui de basket, ni des terrains de tennis. Sports honnis et terrains à l’abandon !
    Non, on parle seulement foot. Ben, ça tombe bien qu’il en parle. Nous avions été remettre à neuf les vestiaires avec les copains. On avait pris un samedi, des habits de chantier, des rouleaux et des pinceaux. Et la mairie avait “gracieusement” offert la peinture.
    On a passé un moment rigolo, on a discuté le rouleau à la main, et puis quand on a eu fini, on a pris une bière avec le sentiment du travail bien fait. Même les fils de Bruce ont participé, c’était classe, et il faisait beau. Merci qui ?
    Merci personne. On a juste trouvé les pots de peinture devant les vestiaires. On les a remis au même endroit. Tout était rénové et nettoyé. Si ça a été refait l’an dernier, je n’y étais pas. On ne m’a pas demandé, en même temps…
    On peut aussi se poser la qestion du public/gratuit, avec une équipe privée – dont les joueurs n’habitent pas la commune – et qui ne participent pas à l’entretien.
  8. La salle des fêtes : 508 000 euros. Un budget pharaonique pour une rénovation d’une salle de moins de 300 m2. « Voté en conseil municipal, ce projet verra son aboutissement dès l’obtention des subventions. »
    Une petite histoire : Jorge fait ses courses dans un supermarché surmonté d’un Grand L à Incarville. Il y rencontre Chantal, et surtout Murielle Pionnier, conseillère municipale et co-listière de la liste de M. Loëb. Ils parlent de choses et d’autres. Puis Jorge évoque la salle des fêtes. Il demande à la conseillère si elle ne considère pas que ce projet de rénovation – un demi million d’euros, se rend-on compte ? – et que l’on n’avait aucune assurance d’avoir les subventions claironnées.
    “T’as raison, il les ont pas !”, répond Murielle Pionnier, sur le ton de la confidence. Mais assumé.
    Ils n’ont pas les subventions, c’était évident. Et ils le savent. Mais ils contnuent à nous les promettre, et peut-être vont-ils commencer le chantier – oui ou non ? – engageant, endettant chaque habitant dans des dépenses somptuaires ?
    Je suis Saint-Pierrois, comme vous. J’aimerais bien avoir un système de chauffage plus écolo. Mais pas à 86 000 €, qu’on ne pourra jamais rentabiliser. C’est un gouffre financier ! Et l’architecte lui-même ne dit pas le contraire. L’écologie doit être en premier lieu rentable. Sinon, elle n’intéressera personne. Soyons, pour nos finances, et nos projets, ambitieux, mais raisonnables. Vous avez envie de payer de vos poches un projet de plus d’un demi million d’euros ? Le prix du neuf, mais d’occasion ?
  9. il n’y a pas de neuf.
Je récapitule :
  • Des projets de voirie, pour la plupart lancés par Pierrot Clérout, le maire précédent, et bouclés par Jérôme ;
  • S’il n’y a rien dans le quartier de la Laiterie, ce n’est pas sa faute, mais la faute de la Siloge ;
  • Le rond-point de la RD 6015 lancé là encore par Pierrot, mais de la compétence du Conseil Général, et qui a pris du retard ;
  • Le maire peut aller de son domicile à la mairie à la mairie en bénéficiant d’un éclairage remis à neuf, sans gestion globale de l’éclairage, mais les trottoirs du centre-ville et le numérique (fibre internet) ont été oubliés, comme le reste du bourg ;
  • L’école, un chantier à revoir de A à Z, et tout reste à faire (mais on le fera) ;
  • Le stade de foot : les filets sont neufs, les pinceaux sont propres, mais toujours pas d’aménagements pour les petits, les seniors, les familles… ;
  • La salle des fêtes : il n’y a pas de subvention, donc soit on paye, et c’est une gabegie, soit c’est une promesse de papier !
Et c’est tout : 6 ans. Et le maire d’énumérer ses investissements :
  • Un camion-benne à moteur thermique (très largement sous-utilisé) ;
  • Une remorque ;
  • Une tronçonneuse ;
  • Une tondeuse ;
  • Une pompe hydraulique ;
  • Un algéco ;
  • Du matériel informatique ;
  • Des photocopieurs ;
  • Des systèmes de téléphonie ;
  • Et 3 ratons-laveurs.
Le maire se défend préventivement de toute ingérence dans les associations. On ne va pas refaire six ans d’histoire du village en un paragraphe.
Mais il est évident pour nous que les associations ne sont pas au service de la commune, et ce n’est nullement à la municipalité de diriger les associations. Elles sont l’émanation d’un collectif, et appartiennent et sont au service de leurs membres. De fait, elles rendent service à tous les habitants, et elles participent à la vie et l’animation du village.
Alors pas d’ingérence, naïvement je veux bien le croire. Mais.
Il confond association de parents d’élèves avec les parents d’élèves élus à l’école. Tous ça, c’est de l’opposition. BRRRRRRR les vilains pas beaux (qui rapportent de l’argent à la commune, eux) !
Et si on a eu toutes le peines du monde à obtenir la salle 2 heures au cours des derniers mois, mais attention pas la salle des fêtes : la pièce du haut (!).
La liste du maire, “tous pour saint pierre”, disposera, elle, de la salle le 21 mars à 19h.
Je lis :“Aucun de nous n’est président, secrétaire ou trésorier au sein de ces associations.”
Ben tiens!.. “C’est pas moi, c’est ma soeur, qu’a cassé la machine à vapeur…” En attendant, il n’a rien fait, ou si peu, en 6 ans ! Avec l’impression sûrement qu’assurer la gestion – et mal selon moi – du quotidien était la quintessence de la gestion publique.
Des projets il y en a eu. Quand il y a eu des travaux à faire à l’école : un projet de nouvelle école dans un endroit improbable. On n’en parle plus.
Du logement ? Un projet – partagé cette fois – pour les séniors, en plein coeur de ville, à proximité des commerces et services. C’est voté… et c’est devenu un garage.
Pas un projet n’a tenu la route, ni vu le jour. Et c’est au tour de la salle des fêtes de prendre l’eau. Ecole, réfection du centre-bourg, logements, les projets sont apparus comme des lubies, et ont tous subitement disparu.
Bilan du bilan ? Nous en avons fait l’expérience, et nous n’avons plus du tout confiance.

La campagne pourrait être si jolie, si les corbeaux n’envahissaient les plaines…

Qu’il est taquin notre adversaire politique !
Il ne reste que 3 semaines avant les élections. Toujours pas l’ombre d’un projet, et une liste que les citoyens ne découvriront que cette semaine, jeudi étant la date limite officielle.
Pas de projet, mais… un bilan de l’opposition durant six années.
Comment ça ? Un maire sortant ne fait pas son bilan ? Il préfère donc faire celui de ses opposants.
Je préfère d’ailleurs le terme de proposants, parce que nous, nous proposons des vrais projets pour Saint-Pierre.
Tout d’abord, dans ce document adressé, non pas à tous les Saint-Pierrois, mais à une liste de diffusion plus restreinte, en détournant l’outil informatique de la mairie (!!!), pas l’ombre d’une faute d’orthographe – les bras m’en seraient presque tombés ! Mais quel tissu de fadaises…
On va donc les corriger.
« Mes colistiers et moi même sommes les ambassadeurs de notre commune et la démarche citoyenne de notre liste est la plus pertinente et la plus respectueuse pour St Pierre ».
Ben oui, ils ne se sont pas présentés, on ne les a pas plus vus dans la presse que sur internet, et pas plus dans la rue.
Nous nous sommes présentés à la population dès cet été, pour notre part. Et depuis, nous avons élaboré un questionnaire – une première à Saint-Pierre, car personne n’avait jamais pensé à demander l’avis des habitants auparavant. Puis, chacun des membres de notre liste a été le remettre dans chaque foyer.
Puis, nous sommes retournés au devant des gens pour récupérer ces questionnaires.
A partir de là, nous avons travaillé sur les réponses et nous avons restitué le résultat de cette enquête sur les priorités des habitants.
Nous avons invité les habitants à venir nous rencontrer. Dans les cafés de Saint-Pierre, seuls lieux publics qui nous ont été autorisés. Ils sont venus, nous avons échangé, nous avons écouté les avis et les idées de chacun. Et cela a été relayé par la presse. On a fait des salles combles, dans une bonne ambiance et  une volonté partagée de participer à améliorer la vie de Saint-Pierre.
A partir des résultats du questionnaire, de ces débats citoyens, nous avons élaboré notre programme et nos propositions pour la commune et les habitants. Et nous avons commencé à le distribuer à tous les habitants.
Donc, d’un côté, un candidat sortant qui estime pertinent et respectueux de ne rien montrer ; de l’autre des proposants qui vont au devant des habitants.
« ce sont les élections, ils se battent avec hargne, mais dans un combat loyal, on respecte toujours son adversaire !»
De quelle hargne parle-t-il ? Nous sommes cordiaux :)
Qui nous a vus hargneux lorsque nous nous présentons à eux ? D’abord, on dit bonjour – et on ne dit pas bonjour seulement depuis les élections ! Et puis nous présentons nos projets, et nous écoutons encore ce qu’en pensent les habitants. Ce sont des échanges. Non seulement sans hargne, et au contraire avec beaucoup de bonne humeur et de plaisir.
Qui nous crie dessus ? Qui refuse de nous saluer, de nous répondre ? Le maire. Qui nous refuse des rendez-vous, lorsqu’on demande à le rencontrer ?
Quand on demande à avoir la salle des fêtes pour notre dernier débat – où nous invitons tous les habitants qui le souhaitent à venir nous rencontrer et échanger : le samedi 15 mars à 10h30 – il ne nous laisse que la petite salle du haut, alors que nos derniers cafés étaient bondés. A titre d’égalité, il faudra aussi qu’il ne dispose que de cette petite salle !
« […] lors des élections municipales de 2008, nous vous présentions avec fierté notre liste « Vivez Saint Pierre » et j’ai été élu Maire de cette commune en représentant cette liste. Dans le même élan, nous décidions alors de créer un site Internet du même nom, afin de rester cohérent, et logiquement, en tête de liste sur le Net. « Vivez Saint Pierre » était ainsi devenu le site officiel de notre commune et de la mairie qui la représente. Cela, personne ne pouvait l’ignorer, et surtout pas les conseillers municipaux d’alors sur la liste, et les opposants. »
« Dans le même élan, nous décidions alors de créer un site Internet »…
Le nous de « nous décidions », c’est moi. Et même pas conseiller municipal. J’ai tout fait de A à Z, création, conception, réalisation, mise en ligne et référencement.
Lorsqu’il a décidé en 2008 de se séparer de ses adjoints, de ne plus leur adresser de mails, de couper court à toute communication, et de leur supprimer leurs délégations, il en a profité pour faire main basse sur nos billets, en supprimant toutes mentions de droits et d’auteurs, et le site.
Allez hop, on ne s’embarrasse pas de principes ou de droit, après tout le plagiat et les droits d’auteurs, ça le connaît…
Bon, la liste était coupée en deux : d’un côté la partie « vivez saint pierre », de l’autre « saint pierre pour tous ».
On a créé notre association, on a créé un nouveau site internet « saintpierre-express ».
Mais dès le début, il s’est attaqué à tout ce qu’il a pu. Et de procédure en procédure, il nous a emmené à nous défendre, lui avec les moyens de la commune, et nous avec nos propres moyens.
En 2012, le maire a dépensé 3 000 euros pour récupérer un nom de domaine dont il n’a que faire et qui ne sert à rien. Mais alors, rien de rien. Nous n’avons pas fait appel, cela nous aurait coûté 300 €.
Et l’année suivante, il porte plainte en référé contre nous pour récupérer nos noms de domaine. Pure perte : il a été débouté, n’a pas pu nous interdire d’utiliser nos noms de domaines, ni les récupérer à son profit. Débouté !
Combien cela a coûté à la commune, je ne sais pas. De notre côté, nos frais de justice nous ont entraîné à mettre fin à notre association. Je me demande si ce n’était d’ailleurs pas là l’objectif : même en gagnant le procès – et cela semblait si évident qu’il serait débouté -, les frais de justice, d’avocats, nous mettraient en péril.
Beaucoup d’argent perdu pour nous faire taire. Beaucoup de temps. Et ce n’est pas nous qui allons de procédure en procédure. C’est bien le maire.
« Ils faisaient ouvertement ce que l’on appelle du cybersquatting, phénomène qui vise à détourner le trafic d’un site à forte notoriété sur le web. Ils se sont appropriés abusivement le nom de domaine qui nous revenait de plein droit. Aux yeux de la justice, le cybersquatting transgresse la loi s’il a, comme eux, pour dessein de capter ou de réduire la visibilité d’ une « enseigne » déjà déposée. Nous avons, bien entendu, défendu nos droits et leur mauvaise foi caractérisée a été reconnue. Nous avons récupéré de plein droit notre propre nom de domaine et ils ont dû abandonner le nom de leur association pour celui de « stpierre express », du nom de leur blog ».
Trafic d’un site à forte notoriété sur le web ?
22,5 visiteurs uniques par jour au cours de tout le mois de février selon Google, un tantinet plus compétent pour apprécier la notoriété du dit site que le maire ou ses adjoints, à mon humble avis.
Déjà qu’ils confondent un mail avec un logiciel, et un spam avec un logiciel de redirection de compte mail ! Eh ! C’est un métier ma p’tite dame.
22 visiteurs uniques/jour, c’est à peu de choses près le trafic du blog de parents d’élèves. La réalité est cruelle !
Pour le  blog des parents d’élèves, c’est bien. Mais pour le site d’une commune, ben, comment leur dire sans les froisser… c’est pas bon du tout, en fait. Une cata, même. Pas de trafic à aller capturer.
Ah oui, c’est une autre chose qu’on va faire ça, si nous sommes élus : On va refondre complètement le site de la commune pour en faire un site qui apporte des vrais services aux citoyens, et aussi aux associations, et pour la promotion du commerce et de l’artisanat local. Mais d’abord une information et des services pour que les citoyens puissent trouver en un clic toute l’information qu’ils recherchent.
« Au gré du temps, ils se permettent également d’intervenir sur la gestion du personnel communal en toute liberté et en toute impartialité. Des citoyens se plaignent de leurs intrusions dans diverses affaires personnelles et notamment au sein de l’école. Ils sont à l’origine de tensions entre parents, enseignants et personnel employé par la commune. Etant un Maire de proximité, d’écoute et de dialogue (contrairement à ce qu’ils véhiculent sur leur blog!), étant un maire de terrain, je me suis personnellement rendu à l’école afin de mettre fin aux discordes et régler certaines situations délicates. Mme Sanchez a pensé qu’il était possible de m’interdire l’entrée de l’école ! École qui, comme tout le monde le sait, est propriété de la commune! »
Petit correctif, tout de même : Madame Sanchez n’a jamais pensé qu’il était possible de lui interdire l’entrée de l’école.
C’est Alain Loëb, dans une des crises de violences qu’on lui connaît, qui a attrapé Laetitia Sanchez par le bras, pour la mettre dehors, la sortir de l’école. Enfant ou pas enfant. Alors qu’elle allait chercher sa fille Maya, et c’était en 2011.
Enfin, Laetitia vs Loëb ! Qui pensez-vous qui soit le violent entre les deux ?
Quelques temps auparavant, déjà, il lui broyait la main. Elle lui dit qu’il lui écrase la main. Il répond : « je n’écrase pas, je serre ! » Ce sont bien là des pratiques de ruffian.
En ce qui concerne le personnel communal, nous disons toujours bonjour, et nous avons toujours été respectueux et polis envers eux, et même toujours essayé d’être gentils.
Et oui il y a problème. Pourquoi Jorge a-t-il démissionné ? Pourquoi des secrétaires appellent-elles à l’aide ? Auparavant, pourquoi tant de problèmes à l’école ?
Etre maire, c’est aussi être DRH, directeur des ressources humaines. Pas le fort du maire.
De proximité, d’écoute, de dialogue ? Celui qui refuse d’assister aux conseils d’école, celui qui hurle dans un mégaphone aux conseils ? Celui qui envoie les gendarmes – qui sont bien sûrs courtois – qui fout des loupiotes dans les yeux, qui use de violences, qui ment face caméra, et recommence la fois d’après ? Et parlons de la politesse et du respect. Quel dialogue ?
Il n’y a pas usure du pouvoir, il y a abus de pouvoir. Depuis le début. Mais au début, on ne s’en rend pas compte : la faute aux autres. On inverse les situations. Le bourreau devient victime et vice-versa.
Eh ! C’est comme ça. Il est élu, il arrive au bout de son mandat. On recommence ?
Non.
« Mais qui sont-ils ? La liberté d’information a ses limites !
Chez les opposants, « tout se fait par compère et par commère » !
Pourtant, ils osent mettre en avant la démocratie locale sur leur blog !! »
Je rappelle à notre cher adversaire (oui, il coûte cher), que la liberté d’information a en France des limites et des droits.
Mais qu’est-ce que c’est que ces méthodes d’envoyer ces emails en utilisant les moyens de la commune, du compte même de la mairie, et sans avoir même la politesse de nous l’envoyer ? Et sur le compte de la commune !
Nous, nous nous mettons autour de la table, et on pose les choses sur la table.
Alors plutôt que de pourrir la campagne, nous proposons au maire de venir s’installer autour de la table, et d’y défendre son projet, s’il en a un.
Un vrai débat public : projet contre projet.
Et le texte en provenance de la mairie… :
[gview file="http://www.saintpierre-express.fr/wp-content/uploads/2014/03/14-03-01-texte-st-pierre.pdf"]

Le samedi 8 mars 2014, un grand jeu par équipes : “à la découverte des secrets de Saint-Pierre”

a-la-decouverte-des-secrets-de-saint-pierre
Venez participer à un grand jeu par équipes(*), un parcours avec des énigmes et des épreuves sportives à la découverte des secrets de Saint-Pierre du Vauvray.
Le jeu débutera à 14h30 le samedi 8 mars, sur le parking face au “Bon Accueil”, et les équipes partiront à la découverte des indices qui permettront de résoudre les énigmes, directement sur les lieux, ou bien en vous faisant aider par les témoins qui se mettront à la disposition de tous. Mais chhuuut pour l’instant.
Après le jeu, une collation avec des crêpes sera offerte à tous les participants.
Rendez-vous samedi 8 mars, à 14h30 face au “Bon Accueil”.
(*) les enfants de moins de cinq ans doivent être impérativement accompagnés par un adulte.

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