Les séances du conseil municipal commencent toutes un peu de la même façon : “Je vous demande de retirer votre pied professionnel”, “vous vous mettez pas là”, “reculez-vous”…
On passe ensuite à l’ordre du jour des délibérations, puis le conseil approuve le compte-rendu. Quelques sornettes qui soient écrites dedans.
Je suis de plus en plus interpellé publiquement au cours des séances de conseil, sans pouvoir répondre ; Laetitia, Jérôme, Benoît et Pierre sont la cible de l’agressivité du maire, et ses adjoints disent que s’ils n’ont pas d’informations, c’est parce qu’ils ne veulent plus travailler avec eux. Ils se font couper la parole, on ne tient compte en rien de leurs remarques ou de leurs propositions.
Quoiqu’il arrive, quelle que soit la délibération, le maire a sa majorité derrière lui et fait le plein de ses voix. S’ils dérogent, il y a suspension de séance, et ils se rangent dans le rang. Ou bien, Alain Loëb ne tient pas compte des demandes de sa propre majorité, comme au cours du scrutin qu’on verra à la fin de ce conseil.
Et les compte-rendus, Loëb y écrit ce qu’il veut. Ça ne le dérange pas de tordre la vérité pour faire sa promo. Ils seront reproduits sans doute dans le journal de la commune, et on peut penser qu’il doit déjà réfléchir à l’écriture de ses voeux.
Au final, les anciens adjoints et conseillers qui ont aidé à faire élire le maire, ont été virés pour une majorité plus docile. Ils ont accepté de rester dans l’opposition pour apporter leur contribution au développement des projets de la commune et la conduite des affaires de la commune.
Peine perdue. Non seulement ils ne sont pas écoutés, non seulement leurs propositions ne sont pas prises en compte, mais en plus on entend que la majorité actuelle aimerait bien qu’il n’y ait plus d’opposition pour pouvoir travailler.
L’heure des comptes est peut-être arrivée pour les conseillers d’opposition ? Vont-ils continuer à perdre leur temps dans des conseils municipaux stériles, ou vont-ils démissionner ? Ils seraient peut-être plus utiles à formuler leurs propositions et leurs projets avec des gens ouverts au dialogue.
Zut ! A défaut d’être sympas, ne pourraient-ils être courtois ? Et à défaut d’être courtois, ne pourraient-ils être au moins respectueux ? Rien. Pas sympas, pas courtois, pas respectueux, ils s’adressent à nous par voie de recommandés avec avis de réception, mais ne répondent pas. A part envoyer les gendarmes ou les avocats de temps à autres. Les insultes, le mépris, l’incorrection, les réponses aux avocats (j’ai pas les moyens de la mairie, c’est moi qui répond à son avocat),les emmerdes pour dire court, si le maire a l’habitude de citer Sarkozy qui cite Mitterrand – je ne suis pas votre élève -, je vais citer Chirac : “cela m’en touche une sans faire bouger l’autre”.
Ce qui me chagrine, ce sont les ratés de la commune. L’ambiance de plomb. Les classes qui ferment. Le peu de soutien à l’école, c’est un euphémisme. Les trottoirs refaits à neuf pour l’enfouissement des réseaux, tout rikiki, dans un état pas possible. Sans la fibre en plus. L’état des berges. La gabegie. Le peu de collaboration du pôle de communes. L’abandon des projets. L’absence de communication, ou presque. Et quand ils communiquent, c’est pour dire ça. Enfin, tout plein, tout plein de choses, mais son antipathie envers moi et les amis, je m’en fous un peu.
Des compte-rendus de conseils municipaux
Il n’y a bien qu’un compte-rendu de séance. Mais il y a deux documents qui sont édités. Il y en a un qui ne contient que les délibérations, il est tamponné par la mairie, le maire certifie que les délibérations qui y figurent ont été déposées en Préfecture. Il contient le minimum.
Et il y en a un qui est destiné aux habitants, et qui est seulement tamponné des initiales AL pour Alain Loëb.
Les remarques lui sont remontées par courrier pour les intégrer dans le compte-rendu pour corriger “les erreurs”. Il ne ne répond pas. Il ne corrige pas. Il écrit ce qu’il veut. Le maire remettra un document au début de la séance suivante sur le régime du compte-rendu des réunions de conseil municipal. On y retrouve dans les grandes lignes les propos de Jorge Pinto lorsqu’il s’exprime sur le compte-rendu : “Ce compte rendu succinct retrace généralement les décisions prises par le conseil municipal sur les affaires inscrites à l’ordre du jour, sans détailler les débats.”
Des contre-vérités, pour dire ça comme ça, il y en a. Notamment à l’encontre de Jérôme Bourlet, à qui le maire impute des actes qu’il n’a pas commis et qui portent atteinte à sa considération.
Pas de bol, ça commence par une remarque qui se veut désagréable pour moi, mais qui est fausse, bien entendu. “Y a un individu (c’est moi), mal informé ou peu compétent, qui a fait croire qu’on pouvait pas diffuser le compte-rendu avant le prochain conseil, c’est une obligation par la loi, et en fait, depuis de nombreuses années, nos prédécesseurs on toujours fait comme ça”.
J’en ai parlé effectivement à deux conseillers. Le premier, je l’ai appelé au téléphone pour lui dire ma désapprobation sur le fait de diffuser le compte-rendu. Il porte atteinte à l’honneur de Jérôme et les écrits sont faux. Je lui ai demandé si sur un plan éthique il était d’accord avec le maire. Il m’a demandé si c’était légal, et j’ai été franc : je lui ai dit que légalement il pouvait.
Il m’a dit alors qu’il était donc d’accord avec le compte-rendu, comme toute la majorité.
A l’autre conseiller. Je ne lui ai pas dit non plus que le texte était illégal, j’ai parlé là encore d’éthique. Mais j’ai dit que Jérôme pouvait porter plainte pour diffamation pour des propos mensongers qui visent à imputer à Jérôme des actes qu’il n’a pas commis pour porter atteinte à sa considération. Pour lui imputer des frais et des actes qui ne sont pas son fait.
Pitié, ne venez pas me dire que des recours inutiles contre moi coûtent de milliers d’euros à la commune, au lieu de payer des salaires, des subventions ou des équipements ?
Un petit point sur les amalgames. Puisque le premier conseiller m’a dit au téléphone que le maire devait faire l’amalgame entre la procédure au Tribunal Administratif qu’a fait Jérôme, et la réclamation sur le droit de domaine de “vivez-saint-pierre.fr” qu’a entamé le maire quand j’ai demandé à ce qu’il remette le nom des auteurs sur les billets écrits dans le site que j’ai fait pour la commune. Bénévolement. Tous les documents sont ici, et la cause là, qui ne concerne en rien Jérôme.
Je n’ose croire la somme le maire aurait payé pour affirmer son autorité. 3000 €, ai-je entendu au téléphone. Je pense qu’il voulait dire 300 €, déjà que c’est cher payé ! Parce que ce nom de domaine ne sert à rien à la commune. Mais rien du tout. Il n’y a même pas un lien qui pointe dessus !
C’est l’argent de la commune qui est dépensé, qui pourrait représenter des salaires ou des subventions nécessaires aux associations, des fonds pour le CCAS, des équipements ou des sorties scolaires par exemple, tout ça pour un nom de domaine inutile.
Quand je repense à ses réponses aux associations concernant les subventions, je pense à l’IMA qui perd cette année des subventions du département, je pense à club de judo qui avait fait une demande de subvention exceptionnelle pour les tatamis à Saint-Pierre, et qui n’avait obtenu que 300€ parce que la commune n’est pas riche.
Mais cette réclamation qu’a fait le maire, et qui ne nécessitait pas de frais d’avocats, ne concerne en rien Jérôme.
C’est quoi le bobard concernant Jérôme dans ce compte-rendu ?
AL écrit dans son compte-rendu : « Monsieur le maire fait remarquer, que pour éviter un recours comme Monsieur Bourlet de la Vallée en a l’habitude (le dernier recours coûte à la commune 1500 €), il propose de revoter la délibération à l’identique en point 8 du conseil. »
Bigre ! Qu’il nous coûte cher frais de justice notre maire.
Il écrit “comme il en a l’habitude”.
Par définition, l’habitude est une manière d’agir acquise par répétition. Ce n’est pas le cas d’un acte unique..
Il en rajoute encore en écrivant “le dernier recours a coûté 1.500 €”.
Le dernier signifie qu’il y en a eu au moins un précédent. Ce n’est pas vrai. Il refuse de le retirer. Ce n’est donc pas une coquille ou une erreur, c’est volontaire. C’est un mensonge.
Jérôme n’est responsable ni de la cause du recours – c’est bien le maire lui-même qui en est la cause – ni du choix de recourir à un avocat. Ce n’est pas Jérôme qui est responsable du montant – ma foi conséquent – des honoraires.
Est-ce que cette demande était légitime ? Elle concernait ce huis-clos. Le conseil municipal est un lieu ouvert au public. Le recours au huis-clos ne pas être un moyen de contourner l’obligation de publicité des débats.
Ça c’était pour la cause. Lorsque Jérôme lui dit qu’il n’y avait pas de raison de prendre un avocat pour une vérification administrative, que répond le maire ?
“En tant que maire, c’est moi la police de l’audience, je peux pas vous laisser dire que il fallait que je laisse votre démarche administrative, le Tribunal Administratif il a des choses beaucoup plus graves à traiter, quand vous faites un recours au Tribunal Administratif, le représentant de la commune, le maire, il doit répondre. Et moi j’ai pas le temps de faire un mémoire. J’ai fait faire un mémoire pour pouvoir démontrer que votre pouvoir, votre saisine au Tribunal Administratif était obsolète. C’est clair. Et si vous voulez faire de la jurisprudence, on peut toujours en faire, et puis voilà.”
Le Tribunal Administratif a des choses plus importantes à traiter. Je suis d’accord, et si le maire doit répondre à ce tribunal à des choses plus importantes, il sera difficile de les imputer à Jérôme ou à qui que ce soit d’autre.
Donc monsieur Loëb n’a pas le temps de faire un mémoire. Comme il n’a pas le temps, il le fait faire, il dépense 1.500€ pour ce faire. Il semble connaître déjà la réponse du Tribunal Administratif, apparemment. Il démontre que la saisine était obsolète ? Donc, c’est sur la forme et non sur le fond qu’il répond, si je comprends bien ?
A mon idée, pour éviter ces frais pour établir un “mémoire”, il fallait ne pas recourir au huis-clos afin d’interdire la publicité des débats. C’eût été un bon préalable pour ne pas recourir à ce mémoire.
Une fois fait, et la demande faite, il suffisait d’accepter les conséquences, et de refaire un conseil pour revoter les délibérations, en séance publique. Et hop, 1.500€ économisés. Il pouvait aussi le faire lui-même ce “mémoire”. Mais non, on a compris qu’il n’a pas le temps. il a les moyens de la commune pour engager un avocat, il va jusqu’au bout. Espérons n’y aura pas d’autres frais à venir.
Aujourd’hui, grâce à la démarche de Jérôme, le maire laisse filmer les conseils. Et le maire les filme lui-même. Il me demande de retirer mon pied de caméra quand il pose le sien, mais bon, ça, c’est une autre incongruité.
Enfin, dernière chose, est-ce aux habitants de payer pour une faute, si elle est avérée, qui aura été commise en toute connaissance de cause ? Dans ce cas, cette faute ne pourrait-elle pas être détachable du service ?
Ah, la, la. Elles sont loin les promesses que nous avions faites de conseils ouverts, participatifs, où le public aurait le droit d’exprimer ses idées. C’est verrouillé. Le message est “laissez nous entre nous, nous sommes chez nous, vous n’êtes pas chez vous”. Oui on le ressent bien. Mais non ce n’est pas vrai.
On pourrait espérer que le conseil invite les habitants, les commerçants, les artisans, les associations, les membres du corps enseignant – quoiqu’ils sont déjà bien représentés dans l’opposition, mais sont-ils écoutés ? – pour parler des sujets du conseil qui les intéressent. On va parler des Longchamps ? Et bien on leur envoie un petit carton d’invitation pour dire qu’on va parler de leur avenir. On va parler des artisans, on les invite ; de l’aménagement du centre-bourg, on invite les commerçants ; de l’école, on invite les parents… Ça n’est jamais venu à l’esprit du maire de se dire que la population qui vit ici, vote et paie les impôts (y compris ceux qui vont aux avocats) sont des adultes responsables, que les décisions peuvent intéresser ?
Le vote dont on va parler, c’est un vote pour un poste de suppléant au délégué aux anciens combattants, avec un seul candidat. Imaginez bien sil’enjeu est donc de taille !
Le maire nous explique que puisqu’il y a eu un scrutin secret lors du vote précédent, le suppléant doit être réélu aussi à bulletin secret.
Contre l’avis de tout le conseil, le maire dit qu’ils sont obligés.
Il pose la question : “Qui veut un bulletin secret ?” Personne… “Bon, bah, on va faire un vote à bulletin secret.”
Là, même son premier adjoint dit non. “Si, si, on l’a fait pour le titulaire.” Re non du premier adjoint. “Si, si je suis désolé, on l’a fait pour le titulaire…”, et il déclenche l’hilarité générale. “Moi je demande, vous pouvez rigoler monsieur Bourlet,je demande moi en tant que maire qu’il y ait un vote à bulletin secret.” Le précédent scrutin avait été très long, et là, rebelote, les minutes vont s’égrener…
Benoît dit : “Je m’abstiens. De voter. Abstention.”
“Monsieur Benoit Geneau, ça n’existe pas le refus de vote.” Oui, on sait que ça n’existe pas. Il s’agit d’une abstention. “Y a un vote à bulletin secret, vous devez respecter votre fonction.”
La démonstration du maire est magistrale : “C’est que comme y avait un vote à bulletin secret, monsieur Benoît Geneau ne peut pas s’abstenir. Soit qu’il allait voter… [Laetitia dit que c'est une abstention, le maire poursuit] Nan, c’est un refus de vote. Nan, nan. Nan, nan. Vous… Nan, nan, vous interprétez mal l’article. Vu qu’il a pas voté, qu’il a pas été dans l’isoloir, si il voulait s’abstenir, il allait voter, et dans ces cas là, il mettait un blanc [vote blanc, NdR] ou une enveloppe vide [vote nul, NdR], donc il ne participait pas au vote. Là on avait un vote à bulletin secret, on est obligé d’aller à l’urne, sinon, c’est un refus de vote. Le citoyen qui ne vient pas voter, c’est un refus de vote. Je suis désolé, c’est pas de l’abstention.”
Implacable ! Il ne faut plus parler de taux d’abstention, de records d’abstention, ou autres abstentionnistes. Nous avons des taux de refus de vote, des records de refus de vote, et autres refuseurs de voter. CQFD.
Les conditions d’adoption des délibérations du conseil municipal sont fixées par l’article L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales, aux termes duquel les délibérations sont prises à la majorité des suffrages exprimés. En conséquence, seuls sont comptabilisés les suffrages exprimant une position favorable ou défavorable au projet de délibération, « pour » ou « contre », qui permettent de dégager une majorité. Les conseillers qui refusent de prendre une position nette sur un projet de délibération qui leur est soumis par le maire, quel qu’en soit le motif, peuvent s’abstenir de voter. Les abstentions ou refus de vote sont sans incidence sur l’adoption de la délibération, dès lors que le nombre de votants est suffisant pour que la majorité absolue des suffrages exprimés, soit plus de la moitié, puisse être acquise. S’agissant de la mention des « refus de prendre part au vote » au procès-verbal de la séance, aucune disposition législative ou réglementaire ne l’impose. Comme l’a établi le Conseil d’État dans un arrêt de principe du 3 mars 1905 (sieur Papot-Lebon p. 219), les conseils municipaux sont maîtres de la rédaction de leurs délibérations sous réserve des mentions qui sont prévues par la loi, telle que la cause ayant empêché les conseillers présents de les signer. Il appartient donc au conseil municipal de prévoir le cas échéant dans son règlement intérieur, en fonction des pratiques établies, de distinguer dans les procès-verbaux de séance le « refus de prendre part au vote » qui équivaut juridiquement à une abstention, quelle que soit la signification que les conseillers municipaux qui ne votent pas entendent donner à cette expression.
Que peut-on y lire ? Tout d’abord : “les conseils municipaux sont maîtres de la rédaction de leurs délibérations sous réserve des mentions qui sont prévues par la loi, telle que la cause ayant empêché les conseillers présents de les signer”.
Concernant le refus de vote, il n’y a pas cette demande formulée, Benoît dit qu’il s’abstient de voter. Simplement. Il n’a pas lieu de voter blanc ou nul, il s’abstient.
D’habitude, ce sont plutôt les maires qui refusent de citer le refus de vote de l’opposition, en ne citant que la notion juridique d’abstention. Cela leur permet de laisser croire que tout va bien au conseil municipal.
Là c’est le contraire : un conseiller dit qu’il s’abstient, mais le maire écrit “refus de vote” et nous fait une démonstration par l’absurde pour prouver que l’abstention n’existe pas, que pour s’abstenir, il faut voter, pour dire que ça ne va pas dans son conseil ? Il peut me donner des leçons de compétences.
Au final, selon le maire, alors que Benoît avait bien dit qu’il s’abstenait : “11 pascal Schwartz, 1 blanc et un refus de vote de monsieur Benoît Geneau.” C’est ridicule.
Quoi d’autre comme contre-vérités dans ce compte-rendu ?
Le maire ne s’embarrasse certes pas de la vérité lorsqu’il écrit, sur la délibération au cours de laquelle Juliette Kaaouche est élue déléguée : “Mr le maire demande si le conseil souhaite un vote à bulletin secret. Ce qui est accepté.”.
Et bien, c’est encore une fois tout simplement faux. Le conseil ne veut pas du scrutin secret et l’adjointe est élue en moins d’une minute à main levée, à l’unanimité. C’est dans la vidéo. Pourquoi écrire cela alors, et refuser de le corriger ?
Lors la délibération suivante, c’est le contraire : Alain Loëb annonce, sans consulter le conseil sur l’opportunité d’un vote à bulletin secret: “Donc on va faire un vote à bulletin secret.” Mais il ne l’écrit pas, ça dans le compte-rendu.
Et ensuite, pour le vote suivant encore, il fait bien la demande au conseil, mais il va à l’encontre de l’avis de la totalité du conseil et déclare le scrutin secret.
Où est le problème ? Dans le CGCT, le code général des collectivités territoriales (la “bible” des élus municipaux). On y dit :
Le conseil municipal doit être consulté sur l’opportunité d’un vote à bulletin secret, sous peine d’annulation du vote. Cliquez ici pour lire la suite…
Aux termes de l’article L. 2121-21 du code général des collectivités territoriales, il est voté au scrutin secret : 1° soit lorsqu’un tiers des membres présents le réclame ; 2° soit lorsqu’il y a lieu de procéder à une nomination ou à une présentation.Le Conseil d’État, dans sa décision du 21 juin 1993 (commune d’Evry-Gregy-sur-Yerre c/ M. Vajou, n° 103 407) a considéré que constituait une irrégularité substantielle de nature à entacher la légalité de la délibération en cause la situation par laquelle le maire fait voter son conseil municipal au scrutin secret sans consulter au préalable l’assemblée communale sur l’opportunité de ce mode de scrutin et alors même que le tiers des membres présents ne l’a pas réclamé.La cour administrative d’appel de Nancy s’est prononcée dans les mêmes termes sur une affaire similaire, dans sa décision du 11 octobre 2007 (Association de défense des riverains de la rue Pasteur, n° 06NC01162).
Il apparaît donc que les conseillers municipaux doivent manifester clairement leur position sur le recours au scrutin secret proposé par le maire pour l’adoption d’une délibération ; la réclamation de ce mode de scrutin par le tiers des membres présents constitue une formalité substantielle dont la méconnaissance peut, en cas de recours contentieux, conduire le juge à prononcer l’illégalité de la délibération.
En tortillant bien le truc, on pourrait dire que nous nous trouvons dans le cas n° 2. Avec mon peu de compétence, et mes maigres connaissances, il n’y a pas de commission aux anciens combattants, et il me semble que pour une nomination, il faut qu’il y ait commission, à la commune ou à l’intercommunalité.
Le scrutin secret eut été prévu à l’avance, le maire aurait expliqué les raisons du secret, au lieu du “donc…” qui semble découler de la candidature de Jérôme.
Enfin pourquoi un scrutin public, et l’autre secret ? Il y a là un mystère devant lequel ma compétence s’incline…
Que nous dit-il encore ? “Monsieur le maire fait remarquer qu’il avait agité le barème des indemnités des élus et non la circulaire”.
Là, c’est peut-être vrai, tout dépend de l’interprétation : Jérôme avait-il agité le document comme le doux zéphyr agite l’onde cristalline, ou bien comme un beau diable enragé en qui il aurait pu se transformer. La réponse est là, à voir à partir de la 2ème minute.
Qu’écrit-il ensuite (parce que ce qu’il dit n’est pas tout à fait la même chose) : “Nous lui avons rappelé dans le précédent compte rendu qu’il n’avait pas eu cette exigence le concernant.”
En réalité il dit : “Quand vous avez été élu, il n’a jamais été joint.” Alain Loëb a ensuite ajouté : “Quand on a versé vos indemnités au niveau de la CASE, pour le SCot, on n’a pas transmis le tableau. Donc vous voyez, il y a carences partout.”
Jérôme n’a jamais été responsable des compte-rendus de conseil, pas plus qu’il n’est comptable des documents envoyés par la CASE, dont le maire souligne les carences.
J’en ai assez dit, je ne suis d’accord ni sur les méthodes, l’agressivité permanente, la violence dont il a pu faire preuve, l’attaque en réponse aux questions, ni sur le fait que le maire fasse porter aux autres les conséquences d’actes qu’ils n’ont pas commis.
Je ne suis pas d’accord sur les frais générés de justice contre l’opposition qu’il s’est créée, l’ambiance de plomb. Et en tous cas, merci à cette opposition d’avoir joué le jeu de la démocratie jusque là.
Et force est de constater qu’à part un mode de fonctionnement compliqué, il n’y a pas grand chose de nouveau sous le soleil de Saint-Pierre.
Que reste-t-il comme projets, à part des projets de promesses de campagne ? Peut-être faudrait-il faire le bilan des promesses de 2008 ? Laissons le maire insister sur les “vous êtes en campagne”. Et souhaitons un vrai changement en 2014.
Allez, revenons, à nos moutons, et voyons ce qui s’est dit au cours de ce conseil… Il n’y a pas vraiment d’enjeux, on aura surtout de la forme.
Ordre du jour et approbation du précédent compte-rendu.
Je note que le maire réécoute les compte-rendus vidéos, il ne peut donc ignorer quand ce qu’il écrit ne correspond pas à la vérité. Comme disait Jorge Pinto dans la première vidéo : “Si il y a des remarques qui peuvent modifier le sens de ce qui a été dit, je le conçois, et à ce moment là, effectivement, on pourrait apporter des …, des… [rectifications ? NDR], dans le prochain compte-rendu, mais on va pas passer une heure à délibérer sur un compte-rendu qui finalement, dans les faits, il va pas faire avancer ce conseil.”
Il avait dit juste avant : “Effectivement, ce n’est pas les termes, vous savez il est très difficile de retracer, ce n’est pas non plus un PV, c’est à dire ce n’est pas un procès verbal, c’est vraiment un petit compte-rendu relativement succint qui doit résumer l’essentiel de ce qui a été dit. Bon je suis désolé[...] c’est peut-être pas exactement retranscrit ce que vous avez dit[...].”
J’ai cette politesse, mais je ne l’impose pas aux autres. Et, je confirme, ce n’est pas un PV, et Alain Loëb n’a pas essayé de faire de la littérature comme il le dit lui-même.
Ce n’est pas une raison pour transformer les débats de façon si visible. Il y a les erreurs par addition, les erreurs par omission, les propos transformés, les situations renversées.
Il était pourtant facile de ne pas sortir ce compte-rendu en l’état. Sans aller piocher dans les virgules ou la littérature, il suffisait de prendre en compte les remarques faites par Jérôme, Benoît et Laetitia.
Alors certes, ça ne va pas changer le conseil qui suit. Mais effectivement, celui-ci est de facto mal parti.
Allez, la suite…
Modification des statuts de la CASE
Jérôme intervient pour préciser qu’on débat ici d’une décision qui est déjà prise au niveau de l’agglomération, et dit qu’il serait plus intéressant d’avoir le débat en amont.
Alors que le 1er adjoint hoche positivement la tête aux propos de Jérôme, le maire lance : “Vous allez pas refaire la loi sur les institutions. Les députés, ils refont pas un référendum à chaque fois qu’il votent une loi, quand ils sont élus, ils sont élus. Nos délégués on les a désignés, ils ont une responsabilité, ils informent. L’histoire de la gendarmerie, c’est une affaire qui traîne depuis longue date. C’était pas un sujet qui posait un problème particulier. Y a pas un changement de compétence. Là vous êtes en train de dire on n’a pas débattu pour savoir si nos délégués allaient voter pour le changement de compétence.”
Intéressant : “Nos délégués on les a désignés, ils ont une responsabilité, ils informent”. Et plus loin “vous êtes en train de dire on n’a pas débattu”. Ils informent qui, du coup, les délégués ?
“Vous êtes pas encore député, vous ferez changer la loi quand vous serez député.”
On comprend que les élus ne sont pas là pour débattre ou poser des questions. Le ton est assez peu amène pour le laisser penser. Unanimité pour.
Projet de programme local de l’habitat de la CASE. PLH2
Il s’agit d’un avis demandé au conseil municipal sur le PLH.
La majorité fait deux remarques : une parcelle citée comme acquise ne l’est pas encore (on en discutera lors du prochain conseil), et concernant la projet Siloge, le chantier n’est pas “réalisé” mais “en cours”.
Benoît fait remarquer qu’il n’est pas écrit “réalisé”, mais “à réaliser”.
C’est ensuite Jérôme qui pose la question de la signification des acronymes cités dans la délibération : “PLS”, “LLS”, “BSLA”, “LAS”.
Il s’ensuivra une séquence cocasse là encore : Jérôme avoue là son ignorance. Plutôt que de passer pour un imbécile à donner son avis sur des questions qu’il n’a pas comprises, il s’enquiert de savoir ce que cela veut dire. Effectivement il connaît les logements locatifs sociaux ou le prêt locatif social, mais il en ignorait les acronymes. Dans ce cas là on demande pour éviter de dire n’importe quoi.
Réponse cinglante du maire : “Alors monsieur Bourlet de la Vallée, vous siégez en tant que Président du SCoT à ces commissions, je vous ai vu régulièrement. Je vais pas faire le glossaire, monsieur, mes collègues me l’ont pas demandé. Vous connaissez parfaitement la réponse.”
“Non”, dit Jérôme. (Quoi ! Il ne sait pas tout ?)
“Je suis pas votre élève, donc j’ai pas à vous répondre là-dessus. Vous connaissez parfaitement le sujet, alors expliquez-le.”
“Mais non”, répond Jérôme, “quand je ne connais pas les choses, ça ne me dérange pas de le dire. Je vous demande, je ne connais pas. Je ne connais pas”
“Bah si vous connaissez, vous connaissez.”
Jérôme continue d’affirmer qu’il ne connait pas.
Le maire se tourne alors vers son premier adjoint, qui hoche la tête négativement en disant à voix basse “Je connais pas.”
Je m’attends donc à ce qu’Alain Loëb donne publiquement une leçon à l’élu. Mais ça ne vient pas…
Le maire ira chercher plus tard, devant mes yeux, chercher la définition de LLS sur google. Il cherche, il cherche. Illumination. “Voilà”, dira le maire d’un air satisfait trouvant enfin la réponse.
Ce que je retiens encore, au delà de vouloir se montrer docte sans avoir la réponse, c’est que si Jérôme ne pose pas la question, tout le conseil va voter une délibération sans en comprendre le sens.
Alain Loëb dit qu’il n’a pas à fournir la réponse à ses collègues parce qu’ils ne l’ont pas demandé. Mais Jérôme l’a demandé. Il est un peu élu quand même. Il ne veut pas voter sans savoir ce qu’il vote, cela semble la moindre des choses. Et ça ne semble pas étrange aux conseillers de donner leur avis sur des concepts abscons ? S’ils ont des avis à donner, bien sûr…
Quoi d’autre ? Jérôme demande qu’on préconise une augmentation du nombre de logements pour apporter un peu de souplesse, puisqu’il reste à Saint-Pierre d’autres zones d’urbanisme.
Alléluia. Jérôme est entendu. Dans le compte-rendu, il sera écrit “une remarque est faite d’accroître le nombre de logements pour permettre une plus grande souplesse.”
On y lira sa demande sur les acronymes, suivi de “Mr le maire lui rappelle son statut et ses connaissances dans le domaine.” C’est pas faux que ça a été dit. Dans les conditions décrites plus haut.
Une poilade si vous voulez rigoler un coup. Clic-clic vidéo…
Allez, au point suivant, des fois qu’on rigole autant.
Débats puis délibération sur la création d’un poste d’adjoint administratif
Allez, point suivant, et merci de ne plus toucher à mon matériel sans mon autorisation, monsieur Loëb.
Désignation des délégués au syndicat intercommunal pour les équipements sportifs et aux anciens combattants. En attendant Godot.
Tout se passe bien au début. Juliette Kaaouche qui se présente pour être déléguée aux gymnases et équipement sportifs
Le maire demande si quelqu’un veut un vote à bulletin secret. Personne. Ce sera un scrutin à main levée, donc. La candidate fait le plein des voix, y compris opposition, bien entendu. Le vote prendra moins d’une minute. On ne vote pas ici pour la suppléante, il n’y a pas de proposition de candidature, Muriel Pionnier est reconduite d’office.
On passe ensuite aux anciens combattants. Le maire propose de reconduire Claude Laroche, et son suppléant Pascal Schwartz. Il demande s’il y a d’autres candidatures.
PAF ! Jérôme Bourlet est candidat. (Un conseiller de la majorité ayant dit qu’il était parfois d’accord avec nous mais pas là : ce serait un truc de vieux. Et bien non, justement. Il faut des ponts et des passerelles entre les générations. Nous sommes tous concerné-e-s par la guerre et par la paix. On ne fête plus seulement les victoires, mais l’accession à la paix, et son maintien. Et il faut bien que le flambeau soit passé. Si vous voulez en parler, utilisez les commentaires).
Aux moutons, aux moutons. Le maire déclare donc le bulletin secret, sans demander l’avis du conseil sur le scrutin secret. Il avait pourtant été demandé lors du précédent scrutin, sans que celui-ci ne soit accepté.
Cette élection sera longue et pénible, sans débat, un enlisement dans une zone spatio-temporelle où le temps s’écoule moins vite, l’ennui… Au final, Claude sera élu par 9 voix contre 4.
Allez, la suite et la fin des propos d’Alain Loëb sur ce propos. A Laetitia qui répète qu’il a dit qu’il s’abstenait : “Mais comme il y avait un vote, légal. [...] Toute désignation…”
Laetitia dit que le vote à bulletin secret, il ne l’avait pas fait voter à ce moment là. [C'est à dire qu'il n'a pas demandé l'avis du conseil pour déclarer le scrutin secret, et même dans le cas de l'élection de Pascal Schwartz, il est allé contre l'avis du conseil et de son premier adjoint, déclenchant l'hilarité générale. Qui ne cessera que lorsqu'il demande à Jérôme Bourlet de ne pas rigoler. C'est sûr qu'on ne peut plus rigoler ;-) ]
“Nan, j’avais pas à le faire voter, vous avez mal lu l’article. Nan mais là, la dessus, j’ai regardé les textes. Nan mais arrêtez, maintenant on va passer au vote.”
“Il demande que soit mentionné son désaccord”, dit Laetitia.
Alain Loëb :”On va mentionner son désaccord, dans ce cas là il signe pas le compte-rendu.”
Allez, le reste est dans la vidéo… Je vais avouer mon ignorance : J’ignorais qu’il y avait des cas où pour un vote, le maire pouvait imposer un scrutin secret sans demander l’avis du conseil. J’ignorais qu’il y avait des cas où on pouvait passer au scrutin secret à la demande du maire malgré l’opposition du conseil lorsqu’il pose la question. J’ignorais que lors d’un scrutin secret, pour s’abstenir, il fallait voter. Et comble de l’ignorance, j’ignorais qu’il n’y avait pas d’abstention en France, mais que des refus de vote.
Tout comptes faits, le peu de compétence que le maire veut bien me prêter, je ne vais pas en avoir besoin. je le lui rends.
Addendum du 27 septembre 2012 : une archive du 30 mai 2011, ou M. Loëb invite Jérôme à faire une procédure au Tribunal Administratif
Ai-je besoin de commenter l’attitude du maire qui bafoue les droits de l’opposition, et au mégaphone s’il vous plait ? C’était là. Jérôme n’avait pas entamé de procédure, il aurait peut-être du. Et toute la majorité regarde ça sans rien dire. C’est normal pour eux.
Je vous invite aujourd’hui à découvrir, ou redécouvrir une passionnante intervention de Claude Bourguignon, lors d’une table ronde sur l’écologie et le monde qui s’est déroulée en décembre 2010 à l’initiative d’Yves Cochet.
Claude Bourguignon est agronome, il a quitté l’INRA en 1989 pour fonder le seul institut dans le monde qui étudie les sols sur les plans physique, chimique et biologique.
Premier constat : depuis 20 ans, son laboratoire constate une chute constante et réguilère de l’activité biologique dans les sols.
Claude Bourguignon nous explique comment nous en sommes arrivés là, et surtout, comment rétablir les équibres, et redonner des chances pour une agriculture qui pourra nourrir le monde demain.
Je vous invite vivement à l’écouter sur cette vidéo…
Le sol, c’est quoi ?
Le sol, la terre qui est spécifique à notre monde et lui a donné son nom, représente une couche qui n’est que de 50 centimètres en moyenne sur toute la planète.
Et le sol héberge 80% de la biomasse mondiale. Un seul chiffre : les vers de terre représentent à eux seul le poids de tous les autres animaux et humains réunis. Dans une de nos prairies, on en compte de 1 à 4 millions par hectare.
Or, en Europe, nous sommes passés de deux tonnes de vers de terre à l’hectare, à moins de cent kilos à l’hectare.
Deux tonnes de vers de terre à l’hectare remontent chaque jour deux tonnes de terre.
Ils évitent le lessivage des sols, ils remontent à la surface, en permanence, l’azote, la potasse, le phosphore…
Le sol est organo-minéral. C’est la vie qui transforme le minéral en argile, une matière unique dans notre système solaire. Et cet argile est lié par les humus. Alors que les molécules ont des attaches atomiques, stables et solides, c’est un lien électrique et fragile qui permet la cohésion de nos sols, et qui les rendent fragiles et faciles à détruire.
En 6.000 ans d’agriculture, nous avons dégradé 2 milliards d’hectares de terres agricoles. La moitié de cette surface, 1 milliard d’ha, a été dégradée au seul cours du vingtième siècle.
Quand au début de l’agriculture les déserts représentaient 11% de la surface de la planète, c’est aujourd’hui 32% de sa surface qui est désertifiée.
Quels sols cultivons-nous ?
Nous cultivons aujourd’hui 1,5 milliards d’hectares de sols (à mettre en relation avec les 2 milliards d’ha dégradés). Cela représente moins de 2.200 m2 par habitant.
Nous détruisons les sols à la vitesse de 10 millions d’hectares par an, et nous bétonnons 5 millions d’ha/an (en France, cela représente 1 département tous les 7 ans).
Comment continuer à conserver la même surface agricole tous les ans ?
Nous déforestons 15 millions d’hectares par ans ! Essentiellement les forêts tropicales, celles qui régulent la température entre l’équateur et les pôles.
La population croît de 70 millions de personnes par ans. La production agricole reste pourtant stable depuis 1984. Ainsi deux milliards de tonnes de céréales sont produites tous les ans depuis 1984.
C’est quoi l’équilibre, comment l’avons nous perdu ?
Les Etats ont transféré la production agricole à l’industrie agro-alimentaire.
Cette industrie a délaissé le modèle agro-sylvo-pastoral pour la simplifier.
C’est quoi l’équilibre agro-sylvo-pastoral ?
Il fallait de la forêt qui fait du bois, et des haies pour empêcher les bêtes de vaquer dans la nature, du bois pour la consommation, pour fournir du bois raméal fragmenté pour fertiliser les sols.
Nous pratiquions l’assolement, et nous laissions nos sols reposer sous la prairie.
La prairie était broutée par le bétail, ce qui donnait du fumier pour refertiliser les sols.
C’est le modèle le plus productif au monde par mètre carré.
Ecoutez Claude Bourguignon exposer le modèle aztèque, c’est vraiment passionnant : sur le mêchamp, on récolte haricot, courge et maïs, chacun apportant quelque chose à l’autre.
Alors… Pour remplacer ce modèle, on a inventé l’agriculture intensive (la “révolution verte”). C’est une agriculture qui n’est pas intensive au mètre2, mais intensive par paysan.
Claude Bourguignon nous explique comment la révolution verte a fait régresser l’agriculture de 6.000 ans (nous ramenant au Néolithique !), avec entre autres, la pratique de la monoculture.
En Bretagne, avec la pollution générée, on a même été jusqu’à inventer des merdoducs pour se débarrasser ailleurs de toute cette merde de cochon.
Mais cela coûtait trop cher. Alors, on a fabriqué des usines pour brûler la merde de cochon pour ne plus polluer la Bretagne.
Où est l’erreur ?
L’erreur astronomique a consisté à balancer des engrais chimiques dans les sols.
Les engrais chimiques provoquent une réaction opposée au système biologique.
Au lieu que ce soit les champignons qui fabriquent de l’humus, on multiplie les bactéries qui minéralisent l’humus, et qui dégagent du gaz carbonique (CO2). Les champignons se multiplient 20 fois moins vite que les bactéries. Lorsqu’on ajoute de l’azote (par les engrais), les bactéries prennent le dessus sur les champignons.
En conséquence, de 1950 à aujourd’hui, nous sommes passés de 4% de matières organiques contenues dans les sols à 1,3%. En produisant au passage une proportion inverse de gaz carbonique.
La culture intensive apportée par la révolution verte participe à hauteur de 40% aux dégagements de CO2 sur la planète.
Une autre conséquence est que la faune, qui se nourrit de matières organiques, meurt. Nous avons perdu 90% de notre faune.
Il n’y a donc plus de remontées des éléments en surface. L’azote, le phosphate, la potasse partent vers les nappes phréatiques et vers la mer.
Il se produit alors une dégradation chimique des sols.
Ce sont le calcium, le fer et l’alumine qui attachent l’argile à l’humus. Le calcium s’en va, l’argile n’est plus attachée aux humus, et la terre s’en va lors des pluies.
Nous perdons nos sols.
Ben alors, c’est foutu ? On ne peut plus rien y faire ?
Nos choix de société se résument à 2 possibilités, selon Claude Bourguignon.
Soit on accepte cette fatalité, on continue de donner l’agriculture aux grands groupes agro-industriels – dont l’objectif est plus sûrement de dégager des bénéfices que de réduire la faim dans le monde -, et on laisse la famine continuer de s’abattre de plus en plus sur une population qui ne cesse de croître.
C’est le scénario noir et la situation actuelle.
Soit les États reprennent leur rôle premier : nourrir ses populations.
Agriculture, révolution verte et pick-oil.
L’agriculture est la seule industrie humaine qui nous rend plus que ce que nous lui donnons.
Lorsqu’on plante un grain de blé dans le sol, on en récupère cent. Mais ça, c’était avant…
Avec la révolution verte, ce modèle est cassé : il faut aujourd’hui 8,5 calories fossiles pour produire une seule calorie agricole.
Pour une tomate hors-sol, il faut 36 calories fossiles pour produire une seule calorie agricole (et cela ne compte pas le trajet du Maroc aux centres de distribution).
Le pick-oil est désormais derrière nous, la fin du pétrole est programmée, et il faudra faire sans les produits phytosanitaires et l’agrochimie.
Il nous faudra de toutes façons retrouver l’équilibre biologique de nos sols si l’on veut continuer à avoir une agriculture.
La restauration des terres dégradées pose un tout autre problème : La restauration des sols coûterait à l’hectare entre 1.000 euros et 5.000 euros, selon le degré de dégradation.
Restaurer 2.000 milliards d’hectares de terres nous coûteraient, au bas mot, deux mille milliards d’euros (2.000.000.000.000 €). Cela coûte plus cher de reconstruire que de détruire.
L’enjeu est autrement titanesque, et il n’est pas à la portée des politiques actuelles.
Merci Claude Bourguignon. Vous fûtes magistral.
On ne peut-être pas tout faire d’un coup. Mais on peut peut-être commencer ? Il est largement temps.
Je vous ai écouté ce soir, lorsque vous vous êtes adressé à tous nos concitoyens, dont je fais partie.
Je ne vais pas vous tutoyer comme un simple camarade ou militant, je vais vous vouvoyer parce que vous êtes le Président de notre Vème République. Nous sommes égaux, surtout certains. Nous avons pu être camarades pendant la campagne. Je ne crois pas avoir eu l’occasion et l’honneur de battre le pavé directement à vos côtés, pour les combats sociaux ou pour réclamer la sortie du nucléaire. j’ai eu l’occasion de côtoyer certains de vos camarades, aux termes d’un accord entre écologistes et socialistes et au cours d’une campagne où l’on a connu le meilleur, comme le pire. Pas de chance localement, car dans notre cinquième circonscription, nous avons connu le pire. Mais aussi des meilleurs, merci Martine et les militants PS qui ont vraiment bossé.
Les écolos et les socialistes sont donc devenus partenaires pour entamer une transition écologique de la société, pour s’engager dans la transition énergétique, en faisant passer la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025, et en oeuvrant pour rénover le logement socialement et énergétiquement. C’est un compromis.
Vous avez été candidat, vous êtes désormais Le Président. Je vous ai écouté ce soir, et je comprends que vous soyez très attentif, sinon atterré par les chiffres du chômage en France. Et que vous souhaitez que la crise permanente dans laquelle nous vivons connaisse une accalmie. C’est le voeu de la plupart des français. Mais ce n’est pas la dure réalité.
Comme candidat à la plus haute fonction de l’Etat, vous aviez dit, à propos du traité européen, le TSCG : “Le traité en l’état ne sera pas ratifié par la France”.
Je ne vous ai pas entendu en parler ce soir, peut-être ai-je manqué d’attention.
Vous nous avez dit que la maîtrise de la dette était indispensable. Elle le reste.
Vous avez mis des conditions pour signer ce traité : “la création d’eurobonds, non pas pour mutualiser les dettes, mais pour financer des projets industriels, d’infrastructures dont les Etats détermineront l’ampleur”, “la création d’une taxe sur les transactions financières avec les Etats qui en décideront”, “la libération de davantage de possibilités de financements de la Banque européenne d’investissement”, “la mobilisation de tous les reliquats des fonds structurels européens aujourd’hui inutilisés” pour accompagner des projets “qui auront des retombées sur les entreprises”.
En outre, “la BCE devait pouvoir intervenir en premier et dernier ressort auprès des Etats”.
Vous êtes désormais Président de la République, Monsieur le Président. Nous sommes bien loin du compte, Monsieur le Président. Car ce traité reste en l’état où vous le combattiez lorsque vous étiez candidat à l’élection et que les françaises et les français ont voté pour vous.
Je n’ai pas vu ce qui dans nos comptes ou nos prévisions de croissance peut laisser croire que nous échapperons aux sanctions automatiques qui s’appliqueront aux pays qui ne respecteront pas là règle “d’or”.
Mais c’est vous, Monsieur le Président, qui êtes à la tête d’une armée de spécialistes.
Ces experts sont à même de vous avertir du risque d’une récession qui risque d’être longue et douloureuse. Le cas des pays européens à qui on a apporté des remèdes lourds doit nous alerter.
Parmi notre peuple, beaucoup doutent de la possibilité de respecter les promesses électorales, dont l’embauche de 60.000 enseignants, en même temps que le redressement économique, la transition énergétique, le logement, la sécurité pour tous, la lutte contre le dérèglement climatique, la sauvegarde des acquis sociaux, la retraite…
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé l’objectif d’un retour à l’équilibre budgétaire en 2017, lors de son discours de politique générale. Nous devons donc réduire le déficit public à 4,5 % du PIB cette année, 3% en 2013 avant d’atteindre cet objectif de 0% en 2017. L’hypothèse de croissance était surestimée.
C’est encore le Premier ministre qui a annoncé qu’il fallait réduire “un peu” l’hypothèse de croissance prévue pour le budget 2013, fixée à 1,2%.
Ce soir, vous l’avez réévalué, à 0,8%. Je crois me rappeler, contredisez-moi, qu’un dixième de pourcent correspond à peu près à 1 milliard d’euros. Que des économistes que vous jugerez trop pessimistes, d’autres les jugeront trop optimistes, estiment ce chiffre trop élevé, 0,5% serait plus juste si la situation ne s’aggrave pas.
Cette réévaluation, entre 0,8 et 0,5%, nous laisse-t-elle un espoir de remplir les engagements du traité, autrement que par la douleur, le chômage, et toujours plus d’inégalité ? Nous sommes certes tous égaux, mais beaucoup le sont moins que les autres.
Alors pourquoi ne pas demander au peuple son avis sur un tel traité, Monsieur le Président ? Le peuple est-il devenu idiot et incapable de choisir son destin ?
Le peuple a voté pour la renégociation du traité en votant pour vous, Monsieur le Président de la République. Vous changez d’idée. Vous êtes heureux de constater qu’il n’y a pas besoin de changer la constitution pour le signer. Ni de modifier le traité que l’on ne peut ratifier en l’état.
Mais avons-nous changée d’idée, nous les gens, les citoyens ?
Modestement, Monsieur le Président de la République, comme simple citoyen, je vous soumets une idée que j’ai eu, et qui pourrait ravir à plusieurs égards votre ministre du redressement productif :
Le non-remplacement d’un Président de la République sur deux à l’issue de votre mandat.
Je ne veux pas caricaturer en disant qu’il suffirait de vendre “Air Pizza One”, l’avion présidentiel, pour payer quelques milliers de SMIC annuels, ou de récupérer au profit du redressement productif ou de l’écologie le fastueux budget élyséen.
Je vous rends grâce de votre projet de loi d’interdiction de cumul des mandats. Ce sera une vraie évolution déjà.
La marche de l’Europe ne peut s’arrêter maintenant. Notre avenir, nous allons le construire au sein de l’Europe. Y a-t-il d’autre choix démocratique que le fédéralisme ?
Force est de constater qu’il y a un vrai problème démocratique dans le fonctionnement européen, celui des États nations, et aussi celui de la décision de sanctions envers les États lorsque les sanctions économiques sont administrées alors qu’aucun budget fédéral n’existe encore. Et que les décisions sont incompréhensiblement prises par des commissions auxquelles personne ne comprend rien.
A-t-on mis la charrue avant les boeufs, Monsieur le Président, lorsqu’on signe en traité de stabilité sans se donner les moyens de quelque péréquation, sans se donner d’investir et de s’investir pour réaliser notre mutation politique, économique, écologique, sociale, et solidaire ?
Peut-on faire avancer l’Europe sans que le fonctionnement de celle-ci ne devienne transparente et contrôlable par le peuple ?
Vous avez parlé de patriotisme, Monsieur le Président. Patriote c’est faire confiance au peuple qui gouverne. A travers vous, puisqu’il vous a désigné. Et aussi pour un programme qui lui est apparu préférable.
Sans vouloir vous fâcher, Monsieur le Président, peut-être l’assentiment du peuple est nécessaire sur le traité. Comme il le sera pour d’autres sujets. Le peuple gouverne.
Sans doute, notre société doit évoluer, comme nos institutions.
Nous serons à vos côtés parce que nous sommes le peuple, tant que vous restez aux côtés du peuple, que vous lui donnerez la parole, que celle-ci sera entendue, et que sa volonté sera respectée.
Je vous souhaite, Monsieur le Président, et je nous souhaite à tous de la réussite et de la solidarité.
Cette question est portée par Laetitia depuis le début des travaux d’enfouissement des réseaux. Elle a été posée à plusieurs reprises depuis 2010, par Laetitia ou Jérôme, sans qu’ils soient écoutés, entendus ou compris.
Bien qu’il ne s’agisse pas dès maintenant de passer la fibre, il s’agit de coller au plan de l’Etat, de la région et de la communauté d’agglomération en matière d’infrastructure numérique. Pour l’instant, on plante des fourreaux vides, très peu coûteux, prêts à recevoir la fibre quand la question sera posée : “voulez-vous la fibre ?” [oui] “Où sont les fourreaux pour la poser ? [euh ?]
Ces plans sont en quelque sorte des poupées gigognes, où quand on ouvre un plan, il y en a un autre à l’intérieur, plus petit, imbriqués, toujours un peu moins disant, et pourtant, ils restent complémentaires.
La dernière poupée, c’est la commune, celle qui s’ouvre ou ferme le réseau. Par méconnaissance, on peut ne pas comprendre l’intérêt de la fibre optique, parce que l’ADSL semble déjà bien suffisant à l’heure actuelle pour tous les besoins numériques.
Si aujourd’hui, l’offre et le débit semblent suffisants, les besoins de demain seront bien moins couverts, et la fracture numérique coupera de nouveau les territoires, les plus denses bénéficiant des avantages du réseau THD (très haut débit), les zones moins denses ou les communes rurales restant en retrait quand elles ne se seront pas préparées. Et elles ne répondront plus aux critères de choix d’implantation, tant des particuliers, que des entreprises.
Quels services quand on a accès déjà à Google, aux sites internet, au réseaux sociaux, à la vidéo, et qu’on peut regarder la télé via sa box, téléphoner, et même échanger avec ses collègues ou sa famille via skype, ou autre outils de communication et de partage ?
La télévision, déjà pas encore entièrement en HD, et les services vidéo réclament toujours plus de débit pour plus des résolutions toujours plus hautes, la 3D. Pas seulement pour la TV, pour les vidéos on-demand, en streaming, les vidéos sur internet, les communications, la messagerie unifiée,… On a besoin de débit pour les images, dont les résolutions et les tailles augmentent aussi, pour la télémédecine, le télétravail, la visioconférence, pour l’internet, les réseaux sociaux, les échanges de documents, le stockage en ligne, la télésurveillance, les jeux, le e-learning, l’éducation, les ENT, le e-commerce, les services administratifs… Et tout cela ne vaut que pour les services actuels, d’autres services verront le jour d’ici 2025, qui nécessiteront des débits toujours plus importants.
Tout élu ou responsable du territoire doit prendre ces données en compte pour que les habitants, comme les professionnels, ne soient pas des exclus du numérique demain, pour que nos communes ne soient pas défavorisées, en perte de valeur.
Le 3 mai dernier, donc, pour la municipalité, les arguments en défaveur de la fibre, selon la municipalité, étaient :
“Non. Pour l’instant ce n’est pas prévu”. Alain Loëb, maire, pensait que si France Telecom avait prévu de faire de la fibre, c’est France Telecom qui aurait prévu de faire des réserves.
“Je pense que ce sont pas les municipalités qui ont la main-mise sur la fibre optique”, avait-t-il ajouté.
“la fibre optique arrive là[Alain Loëb désignait les baies outdoor, NdR], et en général, la fibre optique, ils l’amènent pas chez les particuliers. Ils l’amènent sur les têtes de centrales.“
“Vous êtes ingénieur en telecom ?”, avait-il demandé à Laetitia et Jérôme, “moi je suis pas ingénieur en telecom, j’ai posé la question aux techniciens des centraux.”
C’est donc un technicien s’occupant de ces baies qui aura fourvoyé le maire, lui laissant accroire que la fibre n’avait pas vocation à venir jusque chez les particuliers.
Aujourd’hui, ça évolue, et “il y a une volonté des conseils d’adopter la … fibre optique”
“On a pris en note de la remarque”, commence Jorge Pinto, “pour le moment, on a fait l’enfouissement, [...], c’est vrai que ça a pas été fait à cette époque-là, c’est vrai qu’il y a une volonté, qu’on a regardé, des conseils de développer la fibre…” “fibre optique”, précise Juliette Kaaouche. “Donc il faut qu’on attende que ça se développe et que ça revienne chez nous. Au prochain enfouissement qu’on va faire, à ce moment-là, on se posera la question”.
“On a des démarches de faites, d’ailleurs on a un courrier du 30 mai, qui a été envoyé au SIEGE”. [soit 4 jours après la parution de mon billet qui parlait de la fibre, mais je n'y vois là que pure coïncidence, NdR]
“Vous avez-fait la demande ?”, interroge Laetitia.
“Mhm. Enfin, on a pas vraiment fait la demande”, répond le premier adjoint, “on a demandé l’avis et la position…”
Après un moment de confusion où on entend qu’il faut attendre, Alain Loëb dit “Je pense que vous êtes assez friands d’internet, vous savez très bien que le Conseil Général, c’est qu’en juin qu’il a débattu. Donc, euh”.
Laetitia fait remarquer que “le plan fibre date de novembre 2011 par le gouvernement”.
“Ça a un coût important”, fait remarquer à son tour Jorge Pinto.
Quel coût ? Est-ce qu’une demande a au moins été faite pour chiffrer l’enfouissement d’un fourreau vide, réservé pour une utilisation ultérieure, ainsi que des chambres de tirage intermédiaires, vides également ? Peut-on parler d’un coût important sans préciser ce coût ? On ne parle pas ici de l’installation ultérieure de la fibre, qui sera opérée dans l’avenir, si le fourreau est disponible à ce moment. De l’enfouissement d’un fourreau vide, en même temps que les autres lors des travaux d’enfouissement. C’est combien ? Et combien cela coûterait-il alors, à titre de comparaison, de refaire une opération d’enfouissement pour un simple fourreau, s’il était passé seul, incluant la tranchée et la réfection de la chaussée ? Serait-il possible, puisqu’on n’a pas eu la teneur des questions et des réponses échangées entre la mairie et le SIEGE et France Telecom, de les poster sur le site de la mairie, au nom de la transparence envers les citoyens ? C’est aussi pour ça que j’avais fait le site de la mairie. NdR.
Laetitia rappelle qu’elle a fait la demande pour le fourreau en décembre 2010, lors des travaux d’enfouissement de la rue Grande, puis lors des travaux d’enfouissement de la rue Gourdon.
“Oui mais la collectivité, le SIEGE et la collectivité…”, commence Alain Loëb. “C’est simple, il suffit de lire ça, vous avez du le recevoir. Hein, c’est simple, hein.” Alain Loëb commence à lire : “C’est un plan à long terme et ambitieux. D’ici 10 à 15 ans, tous les habitants du département, quel que soit leur éloignement d’un centre urbain, disposeront d’une connexion à Très Haut Débit. Ce chantier d’envergure démarre aujourd’hui.” (addendum : lire la suite ici A noter que l’article du Conseil Général conclut : “Sans anticipation, on risque de se retrouver du mauvais côté de la fracture numérique.”)
BINGO ! Après moult demandes et explications de la part des élus – malheureusement – d’opposition, la plaquette magique du Conseil Général aura été le révélateur. Alors qu’en mai dernier encore, le maire et son équipe était encore persuadés que la fibre n’avait pas vocation à aller chez les particuliers, cette plaquette – qui doit être sacrément bien réalisée -, aura fait prendre conscience des enjeux de l’aménagement numérique dans le département… et la commune ? Au point que c’est lui qui leur fait la leçon désormais, même s’il est trop tard.
je préfère tout de même vous renvoyer vers le schéma directeur d’aménagement numérique du département, disponible ici, document plus touffu, et aussi plus complet que la plaquette de présentation.
Il fait le point sur les insuffisances de l’ADSL dans le département, avec les services actuels, mais un nombre de foyers connectés qui s’est envolé, avec une utilisation de plus en plus poussée. Et aussi sur les 60% de foyers souffrant d’affaiblissement du signal du fait de leur localisation. Une part importante des abonnés HD (haut débit) pâtit déjà de limitations de débit selon ce rapport.
Pour ce qui est des TPE/PME, le constat est aussi préoccupant, puisqu’on y lit que pour plus de 40% d’entre elles l’absence de connexion au THD est aujourd’hui imputable à une absence d’infrastructure plus qu’à une absence de besoin.
La solution réside dans l’aménagement numérique et le développement de la fibre optique. Mais au niveau des stratégies des opérateurs privés, il n’y aura pas d’installation de fibre dans les communes rurales non équipées pour la recevoir. CQFD.
“Le problème c’est qu’ils ont commencé par les grosses collectivités”, poursuit le maire [ce qui est bien normal, NdR]. “Si le Val-de-Reuil, il ont la chance, ils avaient déjà un câblage pré-existant par le coaxial.” [Mais le coaxial et la fibre optique ne sont pas du tout la même technologie, et on ne retirera pas les câbles coaxiaux des fourreaux pour y placer la fibre, NdR. Il y a plutôt une volonté d'aménager la ville aussi dans le numérique pour l'avenir, dans le cas de Val-de-Reuil.]
“Mais, c’est clair, la collectivité peut pas… En plus le SIEGE, à l’époque, ne finançait pas la pose des réserves, et France Telecom nous a fait une réponse, je vais vous lire la réponse.” [n'ayant pas eu lecture de la réponse, il serait peut-être judicieux de nous éclairer en postant cette réponse sur le site, ainsi que la question, qui éclaire aussi la réponse ? NdR]
Jérôme parle alors de l’accord FNCCR/France Telecom en date du 30 janvier 2012.
“Pour l’instant, c’est pas financé. A l’époque, on a…”, répond A. Loëb. “Au moment qu’on a fait le chantier, les chantiers, on a fait les demandes, on a demandé.”
“Oui, mais je pense que c’était pas opportun à l’époque, de le prévoir”, dit-il.
“Vous n’avez pas fait la demande”, dit alors Jérôme.
“Si, j’ai posé la question, et à l’époque, ils ne finançaient pas”, répond le maire.
Dans les échanges qui suivent, on assiste à une équipe qui justifie d’un côté que les travaux avaient été commandés avant l’accord, même si les travaux ont eu lieu après, et de l’autre, Jérôme de demander s’il n’y aurait pas eu alors la possibilité de faire un avenant sur le contrat pour passer ce fourreau, demandé depuis 2010 par les élus d’opposition, qui n’avaient pas eu alors, entre leur main, la plaquette magique du Conseil Général pour en comprendre l’intérêt.
“Mais avant de faire les travaux, un avenant ça se fait pas comme ça”, se justifiera Alain Loëb.
Au delà des justifications, c’est tout de même un fameux raté qui aura eu lieu. J’entends qu’ils ont fait telle demande, telle demande, ou telle autre, et pourtant, au fil des débats auquel j’ai pu assister, j’ai surtout entendu qu’une demande orale a été faite à un technicien qui s’occupait des baies outdoor, qui répondait que la fibre, ça rentrait pas chez les gens…
Alors que les élus – auxquels le maire ne prête aucune confiance depuis 2008 – l’ont prévenu, ont posé la question à de multiples reprises. La réponse d’Alain Loëb est là :“[...] mais je pense que c’était pas opportun à l’époque, de le prévoir.“
Et maintenant, c’est opportun ? La question est, qu’avec un îlot – central en plus -, pour le village, le fourreau vide n’est pas là. Et pour l’installer, combien de milliers d’euros, ou de dizaines de milliers, cela pourrait-t-il coûter ?
Au prochain enfouissement, donc, ils se poseront la question. C’est une certaine avancée. Pour l’instant, un gros raté aussi.
Les parents d’élèves de Saint-Pierre du Vauvray, comme les élus de Saint-Pierre, ont été prévenus lors du dernier Conseil d’école : Les classes sont actuellement sur deux niveaux, en sous-effectif par rapport aux statistiques de l’Education Nationale. En conséquence, s’il n’est pas procédé à un regroupement scolaire entre les deux communes jumelles de Saint-Pierre et Saint-Etienne, une classe fermerait en primaire à la rentrée 2013 !
Lors du dernier conseil d’école de primaire, nous avons reçu une très mauvaise nouvelle : dans les conditions actuelles, si rien n’est fait, une classe sera définitivement fermée à la rentrée 2013.
Mais nous avons reçu une bonne nouvelle : il y a une solution pour sauver la classe ! Pour ça, il faut opérer un regroupement scolaire entre les deux communes de Saint-Pierre du Vauvray et Saint-Etienne du Vauvray.
Les deux communes sont en parfaite continuité territoriale, c’est dans l’intérêt bien compris des familles des deux communes que ce regroupement doit s’effectuer : d’un côté, à Saint-Etienne du Vauvray, l’école compte des classe très chargées, en multi-niveaux, et la population continue de s’accroître par la création de nouvelles habitations.
De l’autre côté, à Saint-Pierre du Vauvray, les classes, à deux niveaux, sont moins chargées, et on recense peu d’opportunités de développer de nouvelles habitations. La commune doit compter sur la rotation des habitants dans le parc existant.
Pour ça, encore faut-il que les services soient à la hauteur des attentes des familles pour qu’elles viennent s’installer : quand on veut s’installer, particulièrement dans une commune rurale ou rurbaine, les besoins de base d’une famille sont
une école de proximité,
un médecin,
et de l’internet à haut-débit (bientôt du très haut débit).
Les besoins “secondaires” sont ensuite la boulangerie, le service postal et bancaire, le boucher-charcutier, le commerce de proximité, la pharmacie,… Que des avantages que cumule Saint-Pierre du Vauvray.
On le constate, l’école est un de ces services indispensables lors de la décision de s’implanter dans une commune. Faute de ces trois besoins de base – école, médecin, haut-débit -, on cherche ailleurs.
C’est donc ce qui donne de la valeur aux maisons, lorsque les propriétaires, dont les enfants ont quitté le foyer, souhaitent revendre leurs biens pour aller habiter dans un appartement ou une maison plus adaptée aux besoins.
Sauver une classe, c’est donc essentiel pour les enfants, c’est essentiel pour les habitants qui souhaitent changer de mode d’habitation, et très profitable pour l’offre commerciale.
La solution du renouvellement de population dans les habitations – les familles qui n’ont plus d’enfants revendent leurs biens pour aller dans des habitations plus adaptées, et les populations soit en transit, soit installées le temps de la scolarité – pourrait passer pour un cercle vertueux. Parce que les couples revendent, parce qu’on construit. Mais le temps vient faire capoter cet édifice. A l’échelle micro-locale, ça ne marche plus. Le renouvellement et la construction créent des effets de vague, au lieu de lisser les inscriptions année après année. En nous appuyant sur une démographie un tout petit plus importante que l’échelle communale, on peut assurer l’avenir de l’école de proximité, et aplanir les temps de renouvellement du parc, ou de construction de logements.
Que penser du regroupement scolaire ? Dans l’absolu, pour les communes rurales, le regroupement peut passer pour une catastrophe : On éloigne les enfants, leur infligeant des temps de transport supplémentaires, donc plus de fatigue. C’est aussi la fin de rapports privilégiés entre les enseignants des petites communes et les parents. Dans les écoles rurales, les retards scolaires sont moins importants que dans les villes, et beaucoup moins qu’en ZEP. Malgré, ou à cause, des niveaux multiples.
Pourtant, dans notre cas, ce qu’on nous propose, c’est de saisir la chance de pouvoir organiser ce regroupement localement, sans les transports fatigants pour les enfants, sans couper les relations entre les enseignants et les parents, entre des communes dont les habitants partagent les mêmes préoccupations.
Ce regroupement sera(it) supervisé par l’inspecteur de circonscription. C’est un homme – puisqu’il faut bien parler des hommes, l’Éducation Nationale n’est pas qu’une grande machine anonyme -, doté d’un grand sens de la diplomatie, qui est conscient des spécificités des écoles rurales. Son expérience et sa compétence en font un homme très respecté à la fois par les enseignants, les parents et les élus. Et même s’il a pour mission d’appliquer les directives de l’Académie et du ministère, il met son intelligence, son expérience et son discernement au service des populations locales pour que s’applique la mission éducative et pédagogique dans les meilleures conditions possibles. Il sera le partenaire idéal pour expliquer les enjeux, et apporter des solutions justes et équilibrées, si on l’écoute.
Quelle est la position de nos élus ? Ceux dont les décisions vont sceller l’avenir de nos communes. Une classe fermée, est définitivement fermée. Alors ? Veulent-il sauver une classe, ou seulement sauver les apparences ?
Jérôme Bourlet dit qu’il a “eu l’écho d’une fermeture de classe à l’école de Saint-Pierre du Vauvray à la rentrée 2013. [il voudrait] savoir où en est la convention avec Saint-Etienne du Vauvray pour être sûrs d’avoir assez d’élèves”.
Juliette Kaaouche, nouvellement adjointe à la jeunesse et l’éducation : “Ils envoient. Ils envoient des enfants.”
Jorge Pinto essaie de retoquer la question en disant : “On doit se réunir prochainement sur le sujet.” [Se réunir ? Réunir la commission jeunesse-éducation, qui inclue Pierre Denis, très au fait de la situation des écoles de nos communes, et Benoît Geneau ? Pierre Denis est au fait de la situation des écoles, comme habitant de Saint-Pierre et professeur des écoles à Andé. Il avait rappelé sa motivation à participer à ces commission sur le sujet de l'école. Son avis est précieux.]
Mais Juliette Kaaouche continue pour expliquer qu’ils envoient des enfants. Il y a le problème des fratries [les frères et soeurs sont regroupés dans les mêmes écoles], mais les classes de maternelle se retrouvent avec des effectifs et 25 et 26 élèves [surtout des toutes petites sections - moins de trois ans -, ceux-ci n'étant pas pris en charge à Saint-Etienne, NdR]. Il y a deux élèves en primaire. “Tout ce qui est possible, même s’il y a un enfant de plus en maternelle, c’est d’accord”, conclut-elle.
On constate donc que la convention est inefficace pour le problème des sous-effectifs en primaire à Saint-Pierre. Et n’empêchera en rien une fermeture de classe si elle advient.
La municipalité et les adjoints n’évoquent pas le regroupement scolaire dont il avait été question lors du conseil d’école. Laetitia pose donc la question du regroupement scolaire. [Il faut vraiment insister pour avoir des informations sur des sujets qui concernent tous les habitants, surtout les familles qui ont des enfants à l'école. A priori encore plus pour ceux qui sont à la fois habitants, élus, enseignants, et parents d'élèves à l'école de Saint-Pierre du Vauvray, et en capacité de monter des dossiers : l'opposition.]
Juliette Kaaouche : “Et le regroupement scolaire, on est en train d’étudier la question du regroupement scolaire.”
Laetitia demande s’il y a un calendrier qui est prêt [le calendrier, c'est la date butoir de septembre 2013, tout devra être finalisé avant, NdR]
Alain Loëb répond : “On n’a pas de calendrier, on a sollicité déjà notre collègue [Dominique Delafosse, maire de Saint-Etienne du Vauvray, NdR], qui va en parler avec son conseil, nous on va commencer à interroger l’Inspecteur d’Académie, qu’il donne les éléments comment ça se met en place, et puis après on fera une réunion de travail.”
Jérôme demande si le maire garantit le fait qu’il n’y aura pas de fermeture ?
“Oui, le pouvoir, moi je veux bien. [...] Le pouvoir, oui mais il faut être deux, c’est comme un mariage. Hein ?”, répond le maire, Alain Loëb. “C’est à l’étude puisqu’on a commencé à porter le problème auprès de notre collègue qui est à l’écoute [...]“.
“C’est à l’étude”, dit Jorge Pinto.
“C’est à l’étude”, renchérit Alain Loëb. “Je vais pas parler en son nom.”
“Après, il y a une réunion à avoir avec les instits”, dit Juliette Kaaouche.
“Il s’est engagé auprès de vous [les adjoints, NdR] à en parler auprès de son conseil, moi, je vais pas parler en son nom.”
Laetitia commence à parler des enseignants des deux côtés [suite à la réunion avec les instituteurs qu'évoquait Juliette Kaaouche] et des niveaux multiples, l’adjointe à l’éducation lui répond aussitôt :
“Et bah, elles [les enseignantes de Saint-Etienne, NdR], elles garderaient leurs multiples niveaux, chargés, alors bon, c’est dingue, moi aussi je suis étonnée, mais c’est comme ça. Les instits là-bas sont très contentes d’avoir des multi-niveaux chargés.”
“Mais on n’est pas à Saint-Etienne, le problème c’est qu’on n’est pas à Saint-Etienne. On peut pas parler à la place des parents de Saint-Etienne”, dit Alain Loëb.
“Nous en tous cas, on a lancé la perche”, lance alors le premier adjoint Jorge Pinto. “Voilà, on a tendu la perche. On l’a [fait ?] dans le cadre de la convention.”
“On demande un rendez-vous avec l’inspecteur, M. Beaudoin”, conclut Juliette Kaaouche pour la municipalité.
Je reviens un instant ce qui vient d’être posé et répondu :
Tout le monde connaît les risques d’une fermeture de classe pour la rentrée 2013. Ce serait inéluctable sauf en cas de regroupement entre les deux communes qui se jouxtent.
Aucun mail, aucune communication n’a été faite, aucun compte-rendu n’a été remis, que ce soit à l’attention des parents d’élèves ou des autres élus. C’est le pré carré du maire et de son équipe.
La commission jeunesse-éducation n’a pas été réunie, même pour évoquer le sujet, pour prévenir, à défaut de chercher des solutions et de bâtir un dossier ou un projet.
La municipalité a sollicité leur collègue, maire de Saint-Etienne, qui s’est engagé à en parler à son conseil.
La municipalité va interroger l’inspecteur de circonscription pour savoir comment faire.
Le pouvoir de réaliser ou non ce regroupement est entre les mains du maire de Saint-Etienne.
Ce dernier ne manifesterait pas de volonté de faire jouer la solidarité. (“c’est comme un mariage, il faut être deux.” Lors du conseil d’école, il avait prononcé cette même phrase, sans rien ajouter derrière qu’un silence lourd de sens.)
Le sujet est à l’étude, bien qu’aucune étude n’ait été citée ou montrée. Ce serait plutôt à l’étude à Saint-Etienne (” C’est à l’étude puisqu’on a commencé à porter le problème auprès de notre collègue qui est à l’écoute [...]“, “Je vais pas parler en son nom”).
Les institutrices de Saint-Etienne garderaient leurs multiples niveaux. Il y aurait donc blocage à ce niveau.
On ne peut pas parler à la place des parents de Saint-Etienne. [Sans parler pour eux, ne serait-il pas possible de communiquer avec eux ? En présentant le constat, les solutions, et l'étude en cours ? NdR]
La majorité municipale a fait son travail en tendant une perche à leur collègue de Saint-Etienne. Le travail serait donc fait côté Saint-Pierre…
Nous avons assisté ici à une sortie de parapluies, c’est pas nous, nous, on a tendu la perche. Si ça capote, la faute en incombera donc au maire de Saint-Etienne qui ne voudrait pas “se marier”. La faute aux institutrices de Saint-Etienne qui bloqueraient pour garder leurs effectifs chargés. Même les parents de Saint-Etienne sont cités. C’est pas moi, c’est l’autre…
La gestion des écoles est la dernière prérogative des maires. Les autres compétences sont prises en charge par la communauté d’agglomération.
Au lieu de voir la majorité municipale rejeter les responsabilités sur les autres, j’aurais voulu voir le problème pris à bras le corps. J’aurais déjà aimé que la mairie diffuse l’information, au moins auprès des parents d’élèves et de tous les élus. j’aurais compris que la commission jeunesse-éducation soit réunie d’urgence, afin de travailler sur le sujet et de chercher des solutions. Et j’espère que dorénavant l’information sur l’avancement, ou sur les blocages, sera mise en place. Il y a un blog, qu’ils l’utilisent pour montrer l’avancement du travail, plutôt que de remiser le problème sous le tapis. Dans le cas des fermetures de classes, ce n’est pas en étouffant le problème qu’on le règle. Au contraire, parents, enseignants et élus mettent leurs écoles en lumière, et communiquent à fond sur les risques et les actions de chacun. Communiquer pour ne pas fermer dans l’ombre, à l’insu de tous.
J’en appelle à la responsabilité des maires, pour qu’au moins la solidarité entre les communes devienne une réalité.
Il n’y a pas de mur entre les communes. On le voit avec les associations comme l’IMA ou le judo Vauvray-Incarville. Les parents vont de l’une à l’autre des communes. Il peut en être de même pour l’école, et en tous cas, la fermeture d’une classe dans l’une ou l’autre des communes est une perte pour les deux communes.
Parce qu’aucune des communes n’a la taille suffisante pour s’adapter à des politiques nationales, qui traitent des données avant tout comptables, parce qu’on ne brasse pas assez de population pour passer les effets de vagues générés par le renouvellement des habitants dans les lotissements existants, ou la construction de nouveaux lotissements, nous avons au moins les moyens de nous unir pour résister à une RGPP aveugle qui ne prend pas assez en compte les spécificités de l’école rurale.
Oui, les écoles représentent un lieu d’échange et de vie dans les villages et les bourgs, et elles participent à la vie commerciale, au développement économique, à l’urbanisme et aux plans de déplacements mêmes des communes.
Mais c’est avant tout aux enfants que vous devez penser, pour que dans un avenir proche, ils ne se retrouvent pas dans des classes trop chargées, et en passant de deux à trois niveaux.
Pour ce qui et des classes à trois niveaux à Saint-Etienne, j’avais rencontré les enseignantes lors d’un docu-débat qui s’était déroulé à la mairie de Saint-Etienne. Il m’avait semblé que c’était une équipe soudée, qui était justement intéressée par une démarche de pédagogie Freinet, sujet du débat du soir. Peut-être qu’à si peu de distance, nous ne nous connaissons pas encore assez. Peut-être la solution vient-elle de la communauté éducative dans son ensemble, et les débats qui auront lieu cette année permettront de mieux nous connaître, et peut-être est-ce par l’école que la solution avancera. Avec pour objectif de conserver les meilleures conditions d’enseignements dans nos communes de Saint-Pierre, Saint-Etienne, et Andé.
Rappelons-nous les nombreuses semaines de combat des familles, enseignants, élus, pour éviter une fermeture de classe à Andé. La solidarité entre les communes de notre pôle n’avait pas joué, et la classe a fermé, au détriment des enfants.
J’espère que l’on saura faire jouer la solidarité cette fois-ci. J’espère qu’à l’avenir, on saura éviter des regroupements scolaires plus importants et lointains, avec des temps et des coûts de transports plus importants, et une fatigue supplémentaire.
Oui c’est possible, oui c’est du travail, et oui c’est dans l’intérêt des familles. Mesdames et messieurs les élus, et mesdames et messieurs les enseignants, vous pouvez empêcher une fermeture de classe, qui serait nuisible pour la collectivité. La balle est dans votre camp.
Vous pouvez compter sur nous, comme nous comptons sur vous.
Nous avons vu que la voirie et des parcelles des Longs Champs passaient en domaine communal, et que la charge de celles-ci en revenait à la collectivité désormais.
Celle-ci est justifiée, comme je l’ai écrit ici : des rues ouvertes à la circulation pour les habitants du lotissement et aussi du village, le villabus, qui sert autant aux habitants du lotissement qu’à ceux des environs, les bus scolaire des écoles et collège, les manifestations, comme le cirque, et c’est tout autant une place qu’un parking utilisé par des camions et engins…
“Voirie Val Liard : domaine Communal”, introduit Alain Loëb.
Cette délibération vise à classer une sente rurale en voie communale, afin qu’elle puisse être rendue carrossable par la communauté d’agglomération.
Mais contrairement à la voirie des Longs Champs, ce chemin n’est pas ouvert à la circulation, il n’est pas utilisé par les habitants de Saint-Pierre du Vauvray, ni pour se promener, circuler, ou se garer. C’est une voie marquée en impasse, avec un panneau marqué voie sans issue, et un panneau de sens interdit qui en barre l’accès. Comme on peut le voir sur la carte Google Map, en lien sur la carte à gauche, il s’agit d’un ancien chemin qui reliait au plus court le centre du village, sur la rue de l’église à la route au sommet de la colline.
Contrairement aux Longs Champs, cette parcelle ne dessert qu’une seule maison. Et ce chemin donne accès à un des réservoirs d’eau. Plus accessible selon les explications de Claude Laroche par le haut que par le bas.
Seule la parcelle qui va jusqu’à la maison sera rendue carrossable.
Jérôme demande qu’il y ait une étude de foncier prouvant que la commune est bien propriétaire de la parcelle.
“On est dans le domaine trentenaire, c’est pareil”, répond Alain Loëb. “Il y a des parcelles à un moment donné, des parcelles en longueur qui appartiennent à des propriétaires. Ils en ont jamais rien fait dessus, ils l’ont jamais cultivée, en fin de compte c’est devenu un chemin parce que ça les arrangeait de l’utiliser en chemin, pour tout le monde, pour l’accès des habitants et de la collectivité, aujourd’hui, ce chemin il est utilisé pour donner accès à des habitations…”
“A UNE habitation”, corrige Jérôme.
“Le château d’eau, une habitation, mais c’est un citoyen qui paie ses impôts comme les autres”, répond le maire.
Claude Laroche nous parle alors de son expérience, lorsqu’il avait accompagné la CGE (compagnie Générale des Eaux) Vivendi : Il était alors intervenu sur les trois réservoirs. Le château d’eau ne posait pas de problème, le second réservoir non plus, mais pour le réservoir intermédiaire, l’accès semble moins facile. Selon l’adjoint, Claude Laroche, il faudrait rencaisser et rendre carrossable, au moins jusqu’au réservoir intermédiaire. Le maire de son côté ne parle de rendre le chemin carrossable que jusqu’à la maison.
S’agit-il donc de rendre le chemin carrossable pour l’habitation, ou pour l’accès au réservoir intermédiaire ? C’est bien ce qui sera difficile de démêler dans ce débat. Car les arguments tournent autour du droit de la personne de disposer d’une route carrossable jusqu’à son habitation, du fait que le maire s’y est rendu et il n’est pas facile de faire demi-tour (il dira plus loin, on ne peut pas faire demi-tour) ; du fait que celui-ci paye des impôts.
Alain Loëb revient ensuite, pour comparaison, aux gabegies qui ont pu être commises : le chemin de halage, dans le cadre de la voie verte, qui au bout d’un an et demi était complètement détruit.
Il comparera ensuite ces travaux à venir avec ceux de l’île du Bac. En voies privées depuis 1954, elle est devenue depuis, par le fait de constructions, une voirie où la collectivité a participé.
Jérôme est d’accord, parce que sur l’ile du bac, cela concernait un nombre important d’habitants.
Jérôme parle plutôt d’une convention avec Veolia (qui est en charge des réservoirs), qui permettrait d’en faire l’entretien et de reboucher les trous, plutôt que de classer la desserte de cette maison en voie communale. Il pointe du doigt le risque de voir les demandes s’accumuler, et parle des responsabilités de la collectivité, que l’on prend lorsqu’on classe une voie privée en voie communale.
Alain Loëb intervient alors pour expliquer qu’historiquement, on a laissé construire, puis s’agrandir, et donc qu’il faut aujourd’hui le régler à un moment. “on peut pas rester et dire : oui, ça risque de nous coûter cher, et caetera”.
Il y a une question qui n’a pas été posée, et que je trouve importante à ce niveau de dépense : la maintenance de ce réservoir intermédiaire est effectuée combien de fois par an ? S’agit-il de 2 allers-retours par an ? Le jeu en vaut-il la chandelle (…et pas de bouts de chandelle) ?
Après avoir entendu les arguments, Jorge Pinto propose de reporter la délibération.
Le maire dit alors à Jorge Pinto : “Suspension de séance. On en discute. Suspension de séance !”
La majorité s’isole pour recadrer les positions. Il semble que le débat autour de cette délibération n’intéresse ni le public, ni l’opposition. Et si même le premier adjoint, après avoir écouté les arguments, est prêt à remettre la délibération à plus tard, le maire n’entend pas cela de cette oreille. L’autorité, avec un grand T, va donc devoir s’exercer…
Au bout de quelques instants, “L’audience est reprise. On a pris bonne note de vos remarques”, dit Alain Loëb, avant même que tous les conseillers de la majorité aient pu regagner leur siège. “Et on va passer maintenant à la délibération.”
“Qui est contre ? Trois. Qui est pour ? A l’unanimité !” Quel optimisme ! “A la majorité, excusez-moi”, dit le maire.
Jérôme posera enfin la question d’une famille de Saint-Pierrois, qui habite tout au bout de l’Allée du Roule, et dont l’accès n’est absolument pas carrossable. Même les véhicules de secours font demi-tour, tant les ornières rendent l’allée impraticable.
“Là, c’est différent”, répond le maire.
“Pourquoi c’est différent ?”, demande Jérôme.
Alain Loëb : “Là, c’est même pas un chemin… [...] Nan, c’est pas un chemin communal. On regardera, [...], j’en suis presque sûr”
Enfin, c’est juste l’allée du Roule !
Le classement en voie communal est donc voté. Repassons la liste des arguments pour ou contre la délibération :
Les arguments pour passer la desserte en voie municipale :
Concernant le réservoir intermédiaire :
Pour les partisans du oui à la délibération :
Le réservoir doit être accessible par Véolia. [L'opérateur y fait au moins 2 allers-retours par an.]
Il est accessible par le bas, mais serait plus accessible par le haut, et pour cela, il faudrait rencaisser la voie et la rendre carrossable au moins jusqu’au réservoir intermédiaire.
Questions :
Il n’est pas prévu de rendre la voie carrossable jusqu’au réservoir intermédiaire, seule la desserte de la maison est prévue. Cela ne résoud pas le problème de l’accès au réservoir.
Pour si peu d’allers-retours par an (deux minimum), est-il nécessaire d’investir une somme importante ?
Concernant l’habitation (puisque le débat et les arguments ont porté pour l’essentiel sur l’habitation elle-même)
Pour les élus favorables au classement en voie communale :
C’est un citoyen qui paie ses impôts comme les autres.
“On” a laissé la maison se construire et s’agrandir, il faut régler cela.
Il est difficile de faire demi-tour en rendant visite à la propriété.
Le chemin de halage, dans le cadre de la voie verte, était complètement détruit au bout d’un an et demi et a coûté beaucoup plus cher.
La collectivité a participé à la voirie pour l’île du bac.
Ce n’est pas pareil que l’habitation de la famille qui habite au 153, allée du Roule. Ce n’est même pas un chemin, ce n’est pas un chemin communal, le maire en est presque sûr.
“On est dans le domaine trentenaire, c’est pareil” [Par Alain Loëb : que les Longs Champs, délibération précédente, NdR]
Pour ceux qui posent des questions :
C’est une voie fermée à la circulation, qui ne dessert qu’une seule habitation. Cela n’a rien à voir avec les Longs Champs.
Si “on” a laissé se construire et s’agrandir une maison, cela s’est fait en connaissance du statut privé de l’accès.
La charge va passer du privé à la collectivité, même si le citoyen paie ses impôts comme tout le monde.
Cela va monopoliser les fonds de la CASE pour Saint-Pierre du Vauvray, est-ce LA priorité alors qu’on pourrait désenclaver et sécuriser les Longs Champs, par exemple ?
Rencaisser la desserte jusqu’au réservoir intermédiaire pourrait se faire au travers d’une convention qui serait passée avec Véolia pour rencaisser la desserte, épargnant la dette publique à la collectivité.
Ce qui est fait pour un habitant est refusé pour un autre, pour une voie dans un état encore plus délabré. Le maire ne situe pas la localisation de cette habitation (allée du Roule). Ou qu’il estime que l’allée du Roule à cet endroit n’est “même pas un chemin”, “pas un chemin communal”.
Accepter qu’une voie soit classée en voie communale, et y effectuer des travaux pour la desserte d’un seul particulier, c’est aussi accepter de prendre la responsabilité, et d’avoir dans l’avenir d’autres demandes, parce que la parcelle sera devenue voie communale, comme le dit Jérôme.
Ce n’est pas parce que la collectivité a participé à la voirie de l’île du bac, ou des Longs Champs qu’il s’agit de la même situation. Dans les autres cas, il s’agissait de nombreuses habitations et d’une voirie libre à la circulation.
On ne peut pas justifier des travaux de voirie important du fait que l’on a dépensé 150.000 euros pour refaire le chemin de halage entre Lormais et Saint-Pierre du Vauvray, et qu’il a été détruit (à propos, qui l’a détruit ?).
Au-delà du plaisir compréhensible que l’on a à faire plaisir à un habitant, quels sont les avantages qu’en tire la collectivité ?
La question n’est pas tant de savoir si la maison du Val Liard serait plus pratique et confortable pour ses habitants, ou prendrait de la valeur avec ce classement et la réfection de l’accès. Ce serait tant mieux pour tout le monde, tant qu’on a de l’argent pour effectuer les travaux. La question est bien de savoir si c’est la priorité pour la collectivité. Le classement de la voie engage la commune et la communauté d’agglo, et ces travaux monopoliseront des fonds indisponibles pour d’autres opérations, et qui sont déjà dans le domaine municipal.
Lorsque j’entends “on ne peut pas rester, oui ça risque de nous coûter cher et caetera”, je pense que les coûts devraient bien être envisagés et pris en compte dans toutes les décisions. Elles engagent les habitants de notre commune, mais aussi tous les contribuables de la CASE.
Évidemment, il est agréable de faire plaisir à un habitant de Saint-Pierre. C’est toujours préférable d’être remercié et apprécié pour des travaux qui seront payés par l’agglomération. C’est une situation bien plus enviable que de mettre en question cet investissement. Mais est-ce bien l’intérêt général ? (Où ai-je entendu cette phrase : “l’intérêt général n’est pas l’addition des intérêts particuliers” ?)
La décision a été prise par la majorité. Enfin, par le maire, puisque, à un moment, la délibération a failli être reportée, à la demande du premier adjoint, Jorge Pinto, avant que la séance ne soit immédiatement suspendue. Tant mieux pour cet habitant, qui pourra remercier le maire. Et comme quoi, on peut se poser des questions.
Au fait, combien cela coûtera-t-il ? Nous n’avons eu aucune projection, aucune estimation.
Dans cette délibération, il s’agit de la cession des parcelles des Longs Champs pour prescription trentenaire. Ceci ne fait qu’entériner un état de fait depuis des années où la commune prend en charge les travaux de voirie.
La voirie est privée, et les habitants souhaitent la transférer à la commune.
Est-il juste pour la collectivité qu’une voie privée passe du domaine privé vers le domaine public ?
Dans le cas des Longs Champs, et de ses nombreux habitants, la voirie est utilisée par tous les habitants du lotissement.
Et aussi par les autres habitants de la commune : Les rues sont ouvertes à la circulation pour tous. Les parents qui amènent leurs enfants aux assistantes maternelles les empruntent.
Il y a le villabus, qu’empruntent les habitants des Longs Champs et les habitants des environs, il y a le bus scolaire.
Et puis, il y a les manifestations dans la commune, comme le cirque qui s’y installe. C’est aussi sur le parking des Longs Champs que se garent les engins de chantier qui font des travaux dans les parages, ou les camions qui peuvent y stationner.
Oui la voirie des Longs Champs est utilisée par la collectivité, pas seulement par les habitants du lotissement. Alors je pense que c’est juste pour les actuels propriétaires.
Lorsque le maire dit : “[les habitants des Longs Champs] ne se considéraient pas vraiment des Saint-Pierrois, parce qu’ils étaient dans une propriété privée”, je pense pour ma part que c’est plus du fait de la mise à l’écart du lotissement, au niveau géographique, sans accès piéton, à part la chaussée pour accéder au centre bourg.
Les assistantes maternelles avec une poussette qui vont au centre bourg doivent donc partager la chaussée avec les deux-roues, les voitures et les camions, comme les petits qui marchent aux côtés de leurs parents, ou qui font du vélo. Du fait de la dangerosité, cela n’incite pas à quitter le lotissement !
Pas de trottoir non plus pour les habitants qui vont prendre le villabus, ni pour les élèves qui descendent du car scolaire, comme Muriel Pionnier le dira plus tard, “A la limite, il est moins dangereux de prendre la route, euh…”. En voiture ! Parce qu’à pied, c’est dangereux, et ils en sont conscients dans la majorité municipale.
Il y a un problème entre les Longs Champs et la départementale : pas de trottoir, pire il y a un morceau de trottoir, mais qui est utilisé par les poteaux d’éclairage public, EDF et telecom. On ne passe pas avec une poussette. Il y a donc problème de sécurité, d’autant que nombre de véhicules dépassent, parfois allègrement, la vitesse autorisée. Il y a un sentiment d’exclusion des habitants du lotissement. La solution consiste donc à effacer les réseaux, procéder à la réfection du trottoir pour qu’on puisse l’emprunter. Pourquoi emprunter ce trottoir, quand il faut en descendre à chaque poteau ? Et le trottoir disparait dès qu’il n’y a plus de poteaux. C’est… un trottoir à poteaux ! Si on veut relier les gens, c’est sûrement plus en les invitant à la promenade, qu’en les “obligeant” à prendre leur voiture pour aller acheter une baguette de pain.
Il existe aussi une mesure, préconisée dans d’autres quartiers, dont certains bien moins piétonniers, de la commune : il s’agit de la zone 30, qui donne la priorité aux piétons, puis aux deux roues, etc. Elle existe aussi dans la grande rue, et peut-être faudrait-il mieux le signaliser ?
Un petit coup d’oeil sur ce trottoir à poteaux. Et là on est dans le domaine communal…
Cela ne retire rien aux propos de Jérôme qui dénonce le fait que les promoteurs vendent leurs projets de façon à payer le moins de taxe à la commune lors de la construction, et puis le syndic fait faillite, et la charge en revient ensuite à la collectivité.
Je retiens ce que dit Alain Loëb :” Sur les taxes, ce qui se faisait il y a 10-15 ans, aujourd’hui, ça se fait plus difficilement parce que… [Jérôme dit : il faut être vigilants] … on est vigilants, et l’agglomération, comme c’est sa compétence, elle est très vigilante [...]“.
Pascal Schwartz présente les devis pour des solutions de remplacement du serveur de communication. 2 offres sont proposées aux élus municipaux qui les découvrent sur place. Et oui, les documents ne parviennent encore aux élus d’opposition qu’au dernier moment. Que ce soit le budget : votez, on vous dira pour quoi vous avez voté… ultérieurement ! Ou que ce soit pour cette délibération, et où la documentation est livrée en cours de débat encore… Et le maire dira : “C’est bien marqué, il faut lire hein ?” Et bien il suffit de donner le temps de lire. Lisez donc la doc que je vous joins en lien en bas du billet, vous avez trois minutes… Quant aux explications sur place, livrées par Alain Loëb lui-même – lui a eu le temps de lire : je ne comprends rien aux explications, ni aux termes. Enfin, je suis obligé d’interpréter. Suis-je trop idiot ? Ou bien… Bref.
Alain Loëb explique que le contrat arrivant à expiration, il l’a dénoncé et et a fait appel des offres de Nextiraone et 3LI.
Les besoins d’un serveur de communication sont essentiellement l’attente téléphonique (petite musique et message qui dit “bienvenue à la mairie de Saint-Pierre du Vauvray, vous allez être redirigés…”, ou bien, selon l’heure “La mairie est fermée, les horaires d’ouverture sont…”), les transferts d’appels, en interne ou en externe, les renvois d’appel, la gestion des doubles appels. A cela s’ajoute la messagerie vocale (Chaque poste possède sa propre messagerie vocale et peut stocker les messages vocaux) et la messagerie unifiée (fax – mailtofax et faxtomail – et messages vocaux sont gérés via le compte mail, économisant en outre du papier).
Toutes les solutions de serveurs de communications rendent ces services à minima : les PABX, destinés à la base pour des lignes de téléphone traditionnelles (analogiques), mais qui sont équipés aujourd’hui de cartes VOIP (téléphonie illimitée par internet), les IPBX, 15% plus chers à l’achat mais bien plus économiques à l’utilisation (maintenance et communications), et les centrex, services externalisés, bien trop chers pour une si petite structure.
Le choix qui est fait est celui du PABX avec une carte IP. Pascal Schwartz explique qu’en cas de panne d’électricité, une ligne commutée est indispensable pour pouvoir téléphoner. Je suis tout à fait d’accord avec lui, et j’en avais fait la demande pour l’école maternelle, lorsque les institutrices se sont trouvées sans possibilité de téléphoner pour prévenir les parents de venir chercher leurs enfants pour raison médicale. Pour l’école cela avait été un NIET, c’était téléphone OU internet.
Pour la mairie, par contre, c’est oui. Je suis d’accord pour la mairie. Et je suis toujours d’accord, pour les mêmes raisons, pour l’école. Et on parle bien de la sécurité des enfants, là. Mais, avec les mêmes arguments, c’est la municipalité qui n’est pas d’accord. 2+2=3
Juste une chose : en cas de panne d’électricité, comme je l’entends comme argument, le PABX sera éteint. Un serveur a besoin d’énergie pour fonctionner. Il faudra se résoudre à utiliser un bon vieux téléphone, celui qui n’a pas besoin d’être branché sur le réseau électrique, ou un portable… -1 pour le PABX.
Dans la présentation des services téléphoniques, on glisse vers le réseau informatique, Alain Loëb introduisant la confusion lorsqu’il parle de wifi. Je pense qu’il voulait dire sans-fil, une partie des téléphones étant DECT (téléphones sans fils numériques) ? A moins que la [le, dsl] WIFI ne représente l’accès internet ? Ainsi que l’IP qui semble aussi désigner l’accès internet. Va savoir, Charles.
S’ensuit un débat un peu surréaliste où Jérôme et le maire parlent de WIFI et de filaire, ce dernier disant “on ne m’a pas proposé de filaire pour la WIFI”. L’échange qui suit ne sera sûrement validé ni par numérama, ni par pc-inpact :-)
Pour ce qui est de la connexion des ordinateur au réseau local, les tours sont connectées au réseau par du cable cuivre, j’avais même donné du câble et des prises ethernet RJ-45 legrand à la mairie en 2008 pour relier l’étage au réseau. Le wifi est néanmoins utilisé par le macbook du maire et, j’imagine, les smartphones. Enfin, pour des solutions distantes, il est possible à très peu de frais d’équiper le réseau de prises CPL, qui sont des prises qui permettent de connecter un ordinateur à internet en se branchant directement sur le réseau électrique, en toute sécurité et avec des débits très confortables.
La question de Laetitia concernant la mise à disposition d’un poste relié à internet pour les habitants, c’était dans le programme de 2008. J’avais donné un ordinateur multimedia dans ce but à la mairie, mais cela ne s’est jamais fait. Comme tant d’autres choses.
Alain Loëb répond : “Beaucoup de gens on l’IP. Beaucoup de gens ont internet.”
“C’était dans notre programme”, dit Jérôme.
“Oui, oui, mais il faut de la place et caetera”, rétorque le maire, “et dans les conditions où l’on traite l’utilisation.”
Beaucoup de gens ont internet. C’est un fait. Beaucoup de gens ne l’ont pas, c’est est un autre.
Mettre un poste à disposition du public dans la mairie est une chose facile à faire, c’est peu coûteux – nul besoin d’une station de travail hyper moderne -, utile, avec par exemple une liste de liens utiles pour toutes les démarches et l’information des citoyens (tiens, avec un lien vers saintpierre-express, pourquoi pas ? eh, eh ;-) Ils pourraient voir en mairie les conseils municipaux).
Mais si beaucoup n’ont pas internet, c’est aussi parce que son usage n’est pas facile pour beaucoup. cela nécessite de la formation.
Que la mairie mette à disposition une salle et du matériel, et je me propose bénévolement de faire des formations à l’informatique, à internet et aux services web, et à la messagerie, à l’attention des habitants qui le désirent.
Pour revenir au vote, ce sera à l’unanimité. La solution est certes Rolls pour les besoins. La liste de fonctionnalités dépasse ce dont a besoin la mairie (nombre d’abonnés possibles impressionnant : 36 en analogique, 24 en numérique, 96 en IP, nous sommes prêts pour un regroupement de communes, pléthores de fonctions pour la communication, VPN pour le travail à domicile en toute sécurité…). Les téléphones sont haut de gamme. Il y a même possibilité d’ajouter un casque sf, comme on en voit à l’accueil des entreprises, où les hôtesses répondent sans cesse au téléphone. Ici, je ne pense pas que ce soit utile. Si on a l’argent, si cela améliore les conditions de travail des employés de mairie, et bien tant mieux.
Le matériel coûtera, dans le cas où c’est la solution de Nextiraone qui est retenue, 3.500€ H.T., auquel il faudra ajouter 384€ de maintenance/an.
Un conseil municipal s’est tenu le 12 juillet 2012 à Saint-Pierre du Vauvray.
A l’ordre du jour, trois délibérations :
Le changement de standard téléphonique,
la voirie des longs Champs qui est passée en domaine communal par prescription trentenaire,
et l’affectation d’une voie privée, située au Val Liard, en voirie communale.
Au cours des questions diverses, plusieurs points seront abordés :
Le risque d’une fermeture de classe à l’école des coteaux à la rentrée 2013, avec pour conséquences des classes qui passeraient en triple niveau, et les mesures qui sont prises pour éviter cette catastrophe au niveau local. Le regroupement scolaire avec Saint-Etienne du Vauvray sera évoqué.
Laetitia pose la question de la réservation d’un fourreau lors de l’enfouissement des réseaux pour le passage ultérieur de la fibre optique. C’est une question qu’elle a posée de multiples fois depuis 2010.
D’autres questions seront posées sur un parc, les déplacements dans le village, l’aménagement du centre bourg, ou l’aménagement des voies entre les Longs Champs et le centre du village, notamment à pied ou à vélo.
Pour commencer les conseil, on passe aux remarques sur le précédent conseil…
Jérôme était absent lors du précédent conseil. Celui-ci se déroulait le dernier jour de campagne pour le premier tour des élections législatives ! Jérôme félicite les nouveaux adjoints. Il ajoute qu’il y a obligation, pour la transparence envers le citoyen, à côté du taux de l’indice, d’indiquer la somme…”
“On l’a dit”, répond le maire, Alain Loeb. “[...] Quand on a versé vos indemnités au niveau de la CASE, pour le SCoT, on ne m’a pas transmis le tableau. Donc, vous voyez, il y a carence partout”, ajoute-t-il.
L’autre point que signale Jérôme est l’arrêté qui permet l’indemnité, par rapport aux délégations. Il constate que sur la délégation de M. Laroche, l’intitulé de la délégation est “eau, assainissement et propreté” et participe à la commission “appels d’offres”. Or, il n’y a pas de délégation “eau, assainissement et propreté” dans la commune, et pas plus de commission “d’appels d’offres”.
C’est Claude Laroche qui répond qu’il fait partie de cette commission au niveau de la CASE.
Jérôme rappellera que l’a délégation donnant droit à une indemnité doit l’être pour un travail soumis directement à la collectivité de rattachement.
Le maire indique que Claude Laroche a une délégation de signature en cas d’absence du maire et du [1er] adjoint. Il ajoute que Jérôme interprète mal la délégation. [???]
« Les fonctions de maire, d’adjoint et de conseiller municipal sont gratuites », dit le Code général des collectivités territoriales, mais elles donnent lieu au versement d’indemnités de fonction, destinées en partie à compenser les frais que les élus engagent au service de leurs concitoyens. L’indemnité de fonction « ne présente le caractère ni d’un salaire, ni d’un traitement, ni d’une rémunération quelconque » précise la circulaire du 15 avril 1992.”
Après un tacle personnel du maire à l’encontre de Laetitia, Jérôme rappelle la différence entre ce qui est public et privé au cours d’une réunion publique…
Les deux points soulevés par Jérôme pourront être facilement corrigés à postériori, j’imagine. Il suffira de donner une délégation à Claude Laroche, ce qui ne doit pas être difficile à trouver, parce que délégation de signature est un peu juste à mon avis. Et en affichant les sommes dans les tableaux sur les panneaux d’affichage municipal.
le portrait officiel de Laetitia Sanchez, candidate écologiste aux législatives de la 4ème circonscription, et aussi conseillère municipale à Saint-Pierre, est orné une moustache. Sur les panneaux d’affichage officiels à Saint-Pierre du Vauvray.
La moustache est assortie d’une vague forme oblongue, pas très grande, accompagnée de noyaux de cerises faisant office de roubignoles.
Une signature en quelque sorte.
Cela m’a fait penser que l’artiste est plutôt du genre masculin.
Et c’est un récidiviste : les affiches des cantonales de 2011 – Laetitia Sanchez n’était que suppléante alors – avaient été ornées des mêmes symboles.
Un nouveau Duchamp-Villon est peut-être né à Saint-Pierre.
Mais peut-être n’est-ce aussi qu’une façon de dévaloriser une candidate et des idées en imposant sa p’tite quéquette sur une affiche, bardée d’une moustache signifiant : je hais les femmes et je suis un âne honni, mousse. D’autres références surgissent alors, de gainsbarre aux mouvements sociaux et aux actions des anonymous.
Seulement c’est pas les moustaches des anonymous qui sont dessinées. L’explication est bancale, d’autant que la candidate ne reflète pas l’image du pouvoir.
La vérité est sans doute ailleurs, agent Scully. Et si ce n’était qu’une saillie d’un adulte fréquentant les bacs à sable de la politique pour tenter de diffuser sa rage, sa connerie et son sexisme ?