démocratie

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A M. Baroin : des vieilles lunes qui ont conduit les socialistes, par effraction, au pouvoir en 1997

Je vous rappelle à cette élection présidentielle de 2002, et le résultat des scores du second tour :
Jacques Chirac obtient 82,21 %, et Jean-Marie Le Pen 17,79 % des suffrages exprimés. Avec 720.319 voix exprimées de plus par rapport au premier tour, soit une progression de 15 %.
N'est-ce pas là pour beaucoup de français une effraction, et encore, par la petite porte de derrière ?
Il serait juste pour tous les citoyens que les ministres nommés à un gouvernement que les français jugent légitime démocratiquement, avec un président élu selon nos lois, respectent ces mêmes lois et les suffrages des électeurs.
Les respect se perd. Les élections aussi.

Contre-G8 au Havre les 21 et 22 mai 2011 : le programme

Trente quatre organisations citoyennes – associations, syndicats, mouvements sociaux et citoyens – appellent à la mobilisation les 21 et 22 mai au Havre contre le G8 - qui réunira à Deauville les 26 et 27 mai les huit chefs des États les plus puissants.
Les révoltes populaires dans le monde arabe et au Proche-Orient exigent justice sociale et démocratie. Au Japon, la catastrophe de Fukushima impose de réorganiser les choix énergétiques. En Europe, les citoyens s’opposent massivement aux plans d’austérité qui conduisent au démantèlement des services publics et des protections sociales, comme les peuples des pays pauvres exigent que les États les plus riches mettent fin au pillage de leurs richesses et tiennent leurs engagements en matière de solidarité internationale. Sur tous les continents, les populations s’organisent pour faire respecter leurs droits.
Tout au long du week-end, la ville du Havre sera ouverte à toutes celles et ceux qui refusent qu’une minorité autodésignée décide au nom des peuples, et qui veulent démontrer, à travers leurs pratiques et leurs propositions, que des voies alternatives existent. Des représentants des mouvements sociaux et citoyens du monde entier participeront à ce week-end de mobilisations pour porter la voix des peuples et de leurs résistances pour la paix et la démocratie, la justice sociale et écologique.

Au programme :

du 20 au 29 mai : village autogéré au camping de Montgeon.
samedi 21 mai à partir de 15 heures : Marche internationale dans les rues du Havre (rendez-vous à la gare SNCF).
en soirée : meeting international et concerts au "Champ de foire".
dimanche 22 mai toute la journée : Forums citoyens autour de l’Université.
  • Les peuples, pas la finance
  • Femmes : l'égalité des droits reste à conquérir
  • Entre les peuples, des ponts, pas des murs !
  • Nourrir les peuples, pas le capital
  • Le nucléaire et les choix énergétiques, parlons-en ensemble !
  • Contre l'austérité imposée aux peuples
  • Face aux urgences écologiques et sociales, quelles transitions ?
  • Quelle production pour quelle consommation ?
  • Révolutions arabes, contre l'impérialisme, quelles solidarités internationales ?
  • Bas les pattes d'internet !

Liste des organisations membres du collectif national :

AC !, AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs), AEC (Association européenne des citoyens), Attac France, CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), CCFD - Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), CEDETIM ; Confédération Paysanne, CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), Emmaüs International, Euromarches, Fédération Artisans du monde, Fondation Copernic, France Amérique Latine, FSU (Fédération syndicale unitaire), IPAM (Initiative pour un autre monde), CGT (Confédération générale du travail), La Cimade, Le Mouvement de la Paix, Les Amis de la Terre France, Ligue des Droits de l’Homme, Oxfam France, Peuples Solidaires, RECit, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie, Transform !, Uncut France, Union SNUI SUD Trésor Solidaires, Union syndicale Solidaires, Vamos !, Vision du Monde.
Pour soutenir l'organisation du contre G8, vous pouvez adresser un don (déductible d'impôt) à : Contre G8 - Maison des syndicats - 119 cours de la République - 76600 Le Havre ou par Paypal
Plus d'informations sur le blog de Michel Coletta du Havre.

David LAMIRAY, maire PS de Maromme fait expulser ses concurrents du marché de Maromme (76)

David LAMIRAY, maire PS de Maromme fait expulser ses concurrents du marché de Maromme (76)
Vendredi 11 mars 2011, au marché de Maromme en Seine-Maritime (76), Gérard LEVILLAIN, candidat EELV aux élections cantonales, s'est fait sortir du marché par la police municipale. Les candidats du PC et du NPA ont subi le même sort. La cause ? Ils diffusaient leurs tracts de campagne.
David LAMIRAY, maire PS de Maromme, et candidat à sa succession au Conseil Général, a mis en application un arrêté municipal interdisant la diffusion de documents à l'intérieur du marché.
Le parti dominant à gauche éloigne ses concurrents plus à gauche ainsi que les écolos du marché, lieu traditionnel pour la diffusion des tracts et des idées, tout autant que des produits locaux.
En lieu et place de la diffusion traditionnelle de tracts, les militants PS ont eu l'idée de faire signer la liste du comité de soutien au candidat sortant.
On voit que le PS de Maromme n'accepte que ses propres méthodes de promotion électorale...
La prochaine fois, les autres partis adopteront peut-être la méthode de la signature pour envoyer les tracts, et encore, s'ils en ont les moyens (c'est pour envoyer les tracts par la poste, c'est ça ?) - et ce n'est pas un moyen de débat.
Et un prochain arrêté interdira peut-être... de faire signer des listes de comité de soutien ? Car à ce moment, Ils auront changé de méthode...
Bonjour la démocratie !
J'espère que ça donnera envie aux Marommais de retourner vers des pratiques moins douteuses : tiens, votez Gérard LEVILLAIN, le candidat écolo, pour la peine !

Mixité, égalité, démocratie : retour aux fondamentaux selon Jules Ferry (discours sur l’égalité de l’éducation du 10 avril 1870)

mixité, égalité, fraternité
XXIe siècle. Il y a 140 ans, Jules Ferry luttait contre les inégalités. Selon lui, elles empêchaient la démocratie de vaincre un ancien régime de castes et de privilèges sourdement persistant dans la société issue de la Révolution française. Il a choisi le socle qui selon lui fondait toutes les inégalités : l’éducation.
L’égalité d’éducation était pour lui le fondement de la mixité, dans ses deux acceptions : mixité sociale et mixité de genres. On peut aujourd'hui y ajouter la mixité « ethnique » (en 1870, en pleine expansion de la France coloniale, elle n'était pas d'actualité...)
L’égalité d’éducation, Jules Ferry l’a réclamée pour toutes les classes sociales. Et aussi pour les deux sexes. 80 ans après la Déclaration des Droits de l’Homme, il allait falloir plus de dix années pour faire admettre cette égalité et cette mixité.
En 1880, un journaliste du Gaulois s'exclamera : « Des lycées de jeunes filles ? Pourquoi pas des casernes de jeunes filles ! [...] (L)a jeune fille française élevée, dans la protection vigilante de la famille, avait été avec soin préservée de l'éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait parmi les sourires et les joies, comme une fleur dans le soleil; elle grandissait dans une poétique ignorance des mystères des choses [...]. Et cette paix candide de jeune fille, cette délicieuse floraison de pudiques désirs, ces élans d'idéale bonté qui plus tard font l'amour de l'épouse, le dévouement de la femme et le sacrifice de la mère, tout ce charme exquis, toute cette poésie, tout ce respect qui fait que le vice lui-même se tait, se découvre et recule ; devant nos enfants comme devant l'apparition des grands paradis perdus, tout cela va disparaître ! On va supprimer la jeune fille [...]. Assez de ces petites niaises qui croient à l'ange gardien, au bonhomme Noël, aux bébés qui naissent sous les choux. La science de l'État se chargera de souffler sur ces illusions enfantines. [...] On leur apprendra tout, même la rébellion contre la famille, même l'impureté. [...] Elles n'auront même pas été vierges avant de devenir femmes. »
Jules Ferry avait conscience de se battre contre un système de castes (il utilise le mot dans son discours) : caste sociale d’une part, caste masculine d’autre part.
Relire son discours de 1870 sur l’égalité de l’éducation rappelle certains principes de bases de la démocratie, aujourd’hui remis en question.
La mixité sociale se porte mal, les territoires et les établissements scolaires se ghettoïsent, les inégalités se creusent, la violence sociale fait naître la violence scolaire et la violence des quartiers. Dans l’éducation, la suppression de la carte scolaire a amplifié les inégalités sociales entre les établissements.
Or, écrit Jules Ferry : « je vous défie de faire jamais de ces deux classes une nation égalitaire, une nation animée de cet esprit d'ensemble et de cette confraternité d'idées qui font la force des vraies démocraties, si, entre ces deux classes, il n'y a pas eu le premier rapprochement, la première fusion qui résulte du mélange des riches et des pauvres sur les bancs de quelque école. »
L’égalité des sexes reste elle aussi théorique : on le voit au sein des familles (partage des tâches ménagères), dans l’orientation scolaire des filles, dans le monde du travail (accès aux postes à responsabilités, écarts de salaires…) et dans le monde politique où la parité reste illusoire : conseil constitutionnel, gouvernement, assemblée nationale, présidences et vice-présidences de régions, cherchez les femmes ! Lire l’indispensable blog d’Olympe et son dernier article sur L’arbre qui cache la forêt.
Ceux qui s’opposent aux lois sur la parité feignent d’oublier que la loi fonde le droit et la justice. Les élèves comprennent très bien que l’obligation scolaire fondée par la loi de Jules Ferry en 1882 est la garante de leur droit à l’éducation, quels que soient leur origine sociale ou leur sexe.
La même égalité doit être garantie dans le monde du travail et dans la vie politique, une égalité réelle et non théorique, une égalité fondée sur la loi, et non sur d’illusoires bonnes volontés (quelqu’un croit-il réellement à cet alibi ?)

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