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La réforme du statut de La Poste arrive lundi en seconde lecture devant le Sénat

La réforme du statut de La Poste arrive lundi en seconde lecture devant le Sénat«On va leur pourrir la semaine», clame le groupe socialiste.
Nicolas Galepides, représentant du Comité national contre la privatisation de la Poste (CNPP) ajoute : «On sera nuit et jour dans les tribunes pour faire une lecture critique de chaque amendement».
A l’UMP, on veut rester sereins : «Le groupe est mobilisé et très consensuel».
Les groupes sont en ordre de marche pour l’étude d’un texte qui comporte 2 volets :

  • Le premier transpose la directive européenne sur l’ouverture à la concurrence du secteur postal en 2011,
  • le second transforme La Poste, actuellement établissement public industriel et commercial, en société anonyme à capitaux public début 2010.

Le changement de statut permettra de récolter les 2,7 Mds d’€ nécessaires à la modernisation du groupe La Poste. Mais c’est bien le changement de statut qui inquiète la gauche, qui voit dans ce changement de statut, le pré-requis nécessaire à une privatisation, même partielle.
Le groupe socialiste a donc déposé vendredi 620 amendements sur les 26 articles, s’apprête à défendre 3 motions de procédures, et 1 “motion référendaire” qui visera à soumettre le texte à référendum.

Et c’est le ministre de l’économie, Christian Estrosi, qui décoche la première flèche :
«Non seulement, il est inscrit dans le texte que La Poste restera 100% publique et que nous mettons les moyens de la moderniser. […] Mais en plus je vais faire ajouter dans le texte, qu’en application du préambule de la Constitution de 1946, La Poste ne sera pas privatisable».

Pour la petite histoire, on y apprend aussi que le ministre a envoyé des amis voter 10 fois Louis de Funès à la votation sur la modification du statut de La Poste organisée le 3 octobre (bah, c’est du propre…).

Plus sérieusement, le ministre annonce que la Poste sera encore moins privatisable après l’adoption du texte, et ce, malgré le changement de son statut. Si celui-ci est adopté, bien sûr. Le ministre entend ainsi rendre “imprivatisable” La Poste même au cas où, comme dans le pire de ses cauchemars, les socialistes revenaient au pouvoir.

M. Estrosi revient aussi dans cette interview sur la fronde des Sénateurs UMP contre le vote de la Taxe Professionnelle (la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état).
Pour Christian Estrosi, il est inacceptable qu’on n’ait pas supprimé la taxe professionnelle sur les investissements productifs avant le 1er janvier 2010. Lui-même a parlé à Jean-Pierre Raffarin, et Christine Lagarde apportera des simulations en milieu de semaine aux Sénateurs, bien que les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales, département, commune, région ne soient pas encore connues.
Les sénateurs UMP vont-ils capituler ?

Bonne lecture…

Laetitia Sanchez

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