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Composition de la CASE, la droite rend sa copie : 1/20

Le mardi 22 avril a eu lieu l’organisation des commissions à la CASE, avec l’attribution des postes de vice-présidents et de rapporteurs.
C’est la politique à la papa : après un beau discours de Bernard Leroy sur la représentation territoriale et la nécessité de travailler ensemble au service de tous les habitants, le président de la CASE s’est félicité de l’effort de parité entre les élus, avec 30 femmes sur 80 délégués communautaires. Le discours sera pédagogique quant au fonctionnement futur du bureau et de l’assemblée.
Puis est venue l’heure de présenter les 15 vices-président-e-s.
FX Priollaud, nouveau maire de Louviers se présente comme 1er vice-président et président délégué. Parmi les 14 autres délégué-e-s initialement prévues pour accéder aux postes de vice-président-e-s, seulement 2 femmes : Anne Terlez sera vice-présidente à la “politique de la ville et la transition énergétique” et Sylvie Blandin, 1ère adjointe à Igoville, présidera la commission “transports conviviaux et électromobilité”.
Pour le reste, que des hommes. Les déléguées communautaires de la CASE manquent-elles tant de compétences qu’on ne puisse respecter même le pourcentage d’élues à la CASE (37,5%) pour présider les commissions ?
Mais, avant que ne commence la désignation des présidents, un petit coup de théâtre a valu 1 h et demi de suspension de séance : avec seulement 2 voix d’écart lors de l’élection du président Bernard Leroy, la gauche décide de faire une contre-proposition. Réclamant 3 vice-présidences supplémentaires, ils n’obtiendront finalement que la création d’une nouvelle commission “reconversion industrielle” qui sera présidée par… un homme, Gaëtan Levitre, maire communiste d’Alizay.
Sur les 17 présidents et vice-président-e-s, 2 femmes, cela nous fait 11,76% de femmes. Bienvenue dans le vingtième siècle. Ça fait une note de 2/20.
Pour avoir, du côté de Bernard Leroy comme du côté de Marc-Antoine Jamet, constaté que la parité n’était pas au rendez-vous, et nommé malgré tout un homme à la commission créée au cours de la séance, je retire un point : 1/20.
Les Présidents et vice-président-e-s :

Commission Président
Présidence Bernard Leroy
Président délégué FX Priollaud
Stratégie et partenariats locaux et internationaux (sic !) M-A Jamet
Mise en valeur du territoire, SCoT, sauvegarde du patrimoine Thierry Delamare
Developpement économique, économie circulaire, SODEVIL J-M Moglia
Développement numérique Daniel Jubert
Artisanat, tourisme, commerce Jean-Yves Calais
Politique de la ville, transition énergétique, ANRU, santé, Agenda 21 Anne Terlez
Urbanisme et aménagement Christian Wuilque
Jeunesse et proximité, centres de loisirs, péri-éducatif, Aide à domicile René Dufour
Voirie et liaisons douces Jacky Bidault
Transports conviviaux et électromobilité, Transbord, PDU, covoiturage Sylvie Blandin
Finances, budget, achats Patrick Madroux
Propreté publique, déchets ménagers, balayage Jean Carré
Cycle de l’eau, eau potable, assainissement et milieux naturels J-C Christophe
Parcours résidentiels, habitat, logement, PLH2 Richard Jacquet
Reconversion industrielle Gaëtan Levitre
nono

déjà 3 commentaires pour cet article

  1. Avr 2014
    23
    12 h 58

    Le droit de vote des femmes a 70 ans.

    Mais le chemin est long en France pour atteindre la parité réelle !

    Si la loi du 17 mai 2013 a imposé le scrutin de liste paritaire pour les communes de plus de 1000 habitants, une inégalité béante demeure lorsqu’on observe la répartition réelle des pouvoirs :

    “Adjointe” reste très majoritairement le féminin de “Maire”.

    Le pourcentage de femmes têtes de liste a en effet stagné depuis les dernières élections municipales : il est passé de 16,5%, en 2008, à 17,1% en 2014.

    Et dans l’ensemble des communes et intercommunalités, on observe que la parité s’arrête… là où le pouvoir commence !

    Le cas de la CASE est emblématique en ce sens : avec seulement 2 femmes sur les 17 présidents et vice-présidents que compte l’exécutif.

    Femme et écologiste (autrement dit deux fois mineure ;-), Maryannick Deshayes subit ainsi la double-peine en se trouvant éliminée : avec son éviction, aucun écologiste ne se trouve représenté dans l’exécutif.

    Non loin d’ici, le cas de la CAPE de Vernon n’est guère moins caricatural, avec 10 hommes pour 2 femmes. Les commentateurs saluent le “savant dosage territorial”, et l’inégalité homme-femme ne les choque guère.

    Si la gauche n’est pas parfaitement exemplaire dans ce domaine de la parité, la droite se montre quant à elle franchement régressive et d’un conservatisme décomplexé !

    Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin papa…

    http://www.terrafemina.com/societe/politique/articles/40209-municipales-2014-la-parite-sur-les-listes-pas-a-la-tete-des-mairies.html

    Laetitia

  2. Avr 2014
    23
    17 h 09

    Si, pour la CAPE, le chiffre semble outrancier, c’est tout de même 2 fois pire à la CASE.

    Maryannick est rapporteuse à la commission “jeunesse et proximité”. C’est à mon avis une erreur de casting. Elle cumule les deux qualités d’être femme et écologiste et de pouvoir ainsi apporter une autre vision à la politique, et une diversité de genre, politique et culturelle.
    Soit on considère que c’est de la richesse, soit on considère qu’on est bien assez riche comme ça, qu’on a déjà toutes les solutions et qu’un avenir radieux soit pavé de bleu, soit pavé de rose (surtout de bleu, d’ailleurs, comme quoi les genres…).

    Ce n’est pas la seule diversité politique qui est perdue d’ailleurs : le PRG, hier si prééminent, est aujourd’hui une espèce en quasi voie de disparition dans le département.

    Avec une seule déléguée écologiste et un PRG moribond,Marc-Antoine Jamet a su s’imposer en parlant seul au nom des 38 conseillers qui ont voté pour les listes Yung et Jacquet. Il est, de fait, le “chef de bande” de l’opposition. Et il n’a plus M. Martin dans les pattes…
    La majorité ne tenant qu’à deux voix, Bernard Leroy devra faire preuve de tout son talent pour que le consensus lui permette de gouverner la CASE dans les années à venir, de développer une agglomération unie et forte, apte à résister à l’attraction de la CREA, autour de projets communs pour protéger et développer l’ensemble du territoire. Au service de tous les habitants, comme il l’a dit lui-même.
    Il faudra faire preuve d’ouverture pour ne pas voir 2 blocs s’opposer, et il faudra garder la vision que nous ne sommes pas qu’un agglomérat de communes, et bien une agglomération qui se développe de façon homogène dans l’intérêt commun. Pas de façon anarchique, pas de communes jouant leurs propres va-tout au détriment de la collectivité.
    Bon courage.

    Autre erreur de casting, à mon humble avis : le maire de Saint-Pierre, Alain Loëb était rapporteur l’urbanisme lors du précédent mandat. Alain Renaux, maire de Surville, lui a été préféré hier.
    Il est nommé rapporteur à la commission “jeunesse et proximité”, deux compétences dont disposait Seine-Bord, à finir d’acquérir et développer pour l’ensemble de la CASE.
    Alors que Maryannick était déjà rapporteuse sur la proximité et l’aide à domicile, elle a été naturellement reconduite dans ses fonctions. Laissant le maire de Saint-Pierre devenir rapporteur… à la jeunesse, les centres de loisirs et le périscolaire !
    Rappelons tout de même que c’est lorsque les adjoints ont tenté de mettre en place le périscolaire et un centre de loisirs que le maire avait débarqué ses adjoints en 2008. Et que depuis, rien n’a été mis en place pour le périscolaire à Saint-Pierre. Quant au dialogue avec l’école, enseignants et parents, c’est un dialogue de sourds.
    Il aurait plus sûrement sa place à la proximité et l’aide à domicile ?
    Maryannick à la jeunesse ?

    nono

  3. Avr 2014
    23
    19 h 06

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