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Une MARPA à Heudebouville : vieillir dans son village, et recréer des conditions de vie des résidents

Une MARPA à Heudebouville : vieillir dans son village, et recréer des conditions de vie des résidents

Une MARPA à Heudebouville, c’est possible est venu expliquer M. Zoutu, maire d’Heudebouville, au conseil municipal de Saint-Pierre du Vauvray.
Pour M. Zoutu, une MARPA permettrait aux personnes âgées de quitter leur maison, sans quitter complètement les lieux. Cela concerne Heudebouville évidemment, et aussi Saint-Pierre du Vauvray, Saint-Etienne du Vauvray, Andé, Fontaine-Bellanger, Ailly et Venables.
La commune d’Heudebouville cumule les avantages : il y a des commerces et les services, avec une pharmacie, un centre médical, avec une infirmière et deux médecins. Comme une commune de 1.800 habitants ne représente pas un marché suffisant pour une MARPA, un autre avantage est qu’Heudebouville est une commune centrale pour toutes les communes concernées. Enfin, Heudebouville a le terrain. Commerces et services, centralité et terrain rendent possible la création de la MARPA. Et ces atouts sont appuyés par une volonté politique du maire d’Heudebouville.
Qu’est qu’une MARPA ?
Une MARPA, c’est une « Maison d’accueil rurale pour personnes âgées ». Imaginées par la MSA, Mutualité Sociale Agricole, les MARPA permettent aux personnes âgées de vieillir dans leur environnement, à proximité des familles et des amis, dans des petites unités de vie.
Toutes proposent à leur vingtaine de résidents un logement privatif ainsi que des espaces de vie collective. L’objectif est que chacun dispose d’un vrai « chez soi » en conservant et en enrichissant ses activités et relations sociales antérieures.
Sous la direction du responsable de Marpa, une équipe professionnelle coordonne les services autour des personnes accueillies. La charte des Marpa régit les principes de vie partagés.
Une charte pour les MARPA
  • Non lucrativité de la gestion et vie « comme chez soi ».
  • Citoyenneté et droit à la vie privée des résidents.
  • Respect du choix du mode de vie, entretien de l’autonomie.
  • Engagement personnel, tolérance, discrétion.
  • Participation des familles, maintien des liens sociaux.
  • Accompagnement personnalisé en fonction des besoins de chacun.
  • Responsabilité partagée du concept par les signataires.
  • Affichage, engagement d’application de la charte.
La Marpa est une petite unité de vie ou l’on vit “chez soi”.
La Marpa est une petite unité de vie volontairement limitée de 24 personnes accueillies. Les logements privatifs préservent l’intimité de chacun des résidents. Les espaces communs leur permettent de vivre en convivialité.
Chaque habitation est de plain-pied, dispose d’un accès privatif, et est aménagée pour répondre aux nécessités des personnes à mobilité réduite : accès pour les fauteuils roulants, portes larges, poignées ergonomiques. Elle est équipée d’un coin cuisine et d’une salle de bains avec toilettes.
Chaque habitation est de plain-pied. source : www.marpa.frLes résidents disposent leurs mobilier et objets personnels, disposent souvent d'une petite terrasse ou d'un jardinet, et sont libres de recevoir dans leurs logement leurs familles et amis. source : www.marpa.frL’objectif est que chacun dispose d’un vrai « chez soi » en conservant et en enrichissant ses activités et relations sociales antérieures.Les habitations sont équipées d’un coin cuisine et d’une salle de bains avec toilettes. source : www.marpa.fr
Les habitations sont de type T2 pour les couples (46 m2), de type T1 bis (30 m2) pour les personnes seules,
Les résidents disposent leurs mobilier et objets personnels, disposent souvent d’une petite terrasse ou d’un jardinet, et sont libres de recevoir dans leurs logement leurs familles et amis. Les animaux de compagnie sont les bienvenus.
La MARPA c’est la sécurité, une bonne ambiance et une vie collective favorisée, et des services et animations à disposition.
La sécurité, c’est évidemment la sécurité des personnes, en vivant dans un espace protégé. Et c’est la sécurité en matière de santé, et une sécurité de tous les instants grâce à des équipements adaptés, grâce à du personnel présent et compétent, et bien sûr, grâce à la présence des autres résidents.
La vie collective, c’est le respect de l’identité, de la dignité, de la vie privée et et de la citoyenneté des résidents. Un conseil de la vie sociale, auquel participent les résidents et leur famille, le personnel, et les représentants de l’association ou de la collectivité territoriale gestionnaire, garantit le débat et la bonne marche de l’institution.
Les services et les animations, c’est le libre choix de son médecin, des services à proximité, l’entretien du linge, les repas… Mais rien n’est obligé : la participation à la vie collective est encouragée au contraire. Et des activités basées sur les savoir-faire, les centres d’intérêt, les souvenirs et les projets des résidents sont proposés.
La MARPA, combien ça coûte ?
L’accueil en MARPA coûte 1.100 euros pour une personne seule. Environ 2.000 euros pour deux personnes. A cela s’ajoutent les frais supplémentaires, comme les repas. Une personne qui choisit de prendre ses repas tous les jours auprès des services de la MARPA peut ainsi payer jusqu’à 1.400 euros par mois. Mais les aides, en fonction des ressources de la personne, comme l’APL, permettent d’amoindrir cette somme. Cela peut sembler cher, mais les services sont bien présents, et n’oublions pas que la clause de non-lucrativité de la gestion de la charte garantit aux personnes qu’il s’agit bien là de leur rendre un service indispensable et de qualité, et non de gagner de l’argent sur le dos des anciens.
Monsieur Zoutu défend le projet d’Heudebouville et des communes alentours, et madame Suard défend, avec conviction, et longuement, le projet des MARPA…
Que penser de la construction de cette MARPA à Heudebouville ?
L’installation de cette maison d’accueil pour personnes âgées serait une véritable chance. C’est une chance pour l’emploi local, c’est outre la construction, des emplois créés localement et durablement dans le pôle de communes.
C’est la garantie du maintien des services dans la commune d’Heudebouville. Les service liés à la santé sont évidemment concernés. Et les commerces seront aussi impactés favorablement par une nouvelle clientèle, que représentent les résidents de la vingtaine d’unités de vie, et cela qu’ils soient seuls, et plus encore s’ils y résident en couples.
La plus grande chance pour notre territoire, c’est évidemment que nos anciens puisent trouver une nouvelle vie, à proximité des leurs, sans rompre avec leur ancienne vie. A l’âge où la retraite devient plus contraignante, où les désagréments de la vie liés aux services de proximité deviennent des difficultés, à un stade de la vie où la solitude peut venir peser sur les personnes, la maison d’accueil devient une chance. On y trouve la sécurité, la qualité de vie, et l’entourage d’amis, sans perdre ceux que l’on avait auparavant.
Disons-le, la MARPA est une chance de vivre une nouvelle vie, dans le bonheur. Bravo à M. Zoutu pour ce combat qu’il mène pour nos anciens, pas simplement pour sa commune, et souhaitons que nous aurons la même chance dans l’avenir, pour les nôtres ou pour nous-mêmes.
La MARPA, que peut-on faire pour la rendre possible ?
Il nous fallait bien sûr voter pour cette délibération. Il nous faut aussi réaliser cette enquête de population, bénévolement. C’est à partir des résultats de cette enquête que le projet pourra commencer véritablement.
Laetitia se propose de participer bénévolement à cette enquête. Parce que c’est le moins que l’on puisse faire pour un projet d’une telle ambition.
Jérôme se propose de participer aux commissions, s’il peut aider.
Encore un mot sur les rodomontades du maire, Alain Loëb, à la fin de ce débat : Lorsque Jérôme Bourlet demande à participer aux commissions, c’est parce qu’il pense que s’il peut contribuer à l’élaboration du projet, si cela peut aider, il y mettra sa force et ses compétences. On le voit, c’est un projet utile sur notre territoire, qui sera indispensable pour la population. Il doit y avoir unanimité, et collaboration pour le faire aboutir. Bien évidemment à Saint-Pierre du Vauvray, les commissions ne se réunissent plus. Bien évidemment, l’information ne passe pas. Mais autour d’un tel projet, il faut, comme le rappelle M. Zoutu, que tout le monde participe adhère au projet pour le faire réussir. L’intérêt n’est pas de trouver l’adhésion des moutons de Panurge, mais de rassembler toutes et tous, de s’écouter, et d’avancer tous ensemble, surtout sur ce projet. Il n’y avait pas lieu d’être insultant, mais cessons toute polémique sur ce sujet, elle viendra sûrement sur d’autres délibérations…
Encore un mot sur les aides…
Même si la gestion des MARPA est non lucrative, le montant à débourser peut sembler cher, d’abord pour les petites retraites.
Des aides sont disponibles pour aider les habitants à payer le loyer :
  • L’allocation personnalisée au logement (APL) : c’est une aide financière liée au logement. Sous conditions de ressources, elle est attribuée par la Caisse d’allocations familiales (CAF).
  • L’aide sociale : elle est attribuée par le Conseil général aux résidents à faibles ressources qu’il s’agisse d’une aide à la vie quotidienne, à l’autonomie ou à hébergement.
  • L’Allocation personnalisée à l’autonomie (APA) : elle est attribuée aux personnes âgées dépendantes. Il faut en faire la demande au Conseil général. Cette allocation dont le montant est fixé en fonction du degré de dépendance et des ressources est destinée principalement aux aides à la personne : ménage, habillage, toilette, …
Pour aller plus loin :
  • Le site www.marpa.fr, d’où j’ai extrait de nombreuses informations et images pour ce billet.
  • Le site agevillage, qui présente les MARPA et les alternatives, selon le niveau de dépendance des personnes âgées..
  • Le site retraiteplus, où vous trouverez des informations sur les MARPA, et beaucoup d’informations pour vous aider à vous orienter en maison de retraite..
nono

déjà 2 commentaires pour cet article

  1. Sep 2011
    18
    10 h 38

    Les délibérations ont eu lieu dans d’autres communes :
    A Saint-Etienne du Vauvray (6 juin 2011)
    http://www.st-etienne-vauvray.fr/spip.php?article162
    Pour : 2 Abstention : 5 Contre : 6

    “Les conseillers qui ne sont pas « Pour » expliquent qu’ils sont contre sur le fait de lancer une opération sans avoir étudié les besoins au préalable. Nous avons une réunion à ce sujet prévue le 27 juin prochain en mairie d’Heudebouville. Et après plus amples renseignements nous réunirons à nouveau le conseil municipal pour en débattre et statuer.”

    A Vironvay, c’est plus positif :
    http://www.vironvay.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=237:projet-de-marpa&catid=51:informations-diverses&Itemid=130

    “Il nous est important de connaître les besoins de nos aînés, c’est par ce biais que nous pourrons, ensemble, créer et améliorer les services afin que les plus âgés puissent rester et mieux vieillir dans nos villages.”

    A Andé le 4 juillet 2011,
    “Monsieur le Maire informe qu’il a été contacté pour répondre à une étude dans le but de créer une résidence MARPA pour personnes âgées de plus de 70 ans à Heudebouville.”

    nono

  2. Sep 2011
    20
    22 h 22

    Exposé et projet séduisant, je ne comprends pas les collègues de Saint-Etienne, puisque la demande est sur la création de l’étude, donc de voir si il y a le potentiel.
    Des questions supplémentaires : comment serait-il possible d’imaginer une mixité générationnelle dans une Marpa est à soulever ? Hubert a promis des commissions ouvertes, et je lui fait davantage confiance qu’à M. Loëb qui ne consulte que son premier adjoint pour élargir la problématique des situations…

    jérôme bourlet

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