

Les producteurs laitiers viennent de suspendre leur mouvement de grève.
Quelques explications sont nécessaires pour comprendre le raz-le-bol justifié de cette profession.
Depuis des mois, le prix du lait payé aux éleveurs laitiers est parti dans une spirale infernale à la baisse qui les enfoncent dans des situations financières insupportables.
Après quelques mois d’augmentation des prix en 2007, l’augmentation inutile des volumes livrés en France et en Europe, et de la production dans d’autres grands bassins laitiers mondiaux (Nouvelle-Zélande entre autres), fait chuter drastiquement le prix payé aux producteurs. Les excédents de produits "industriels" - beurre et poudre de lait - ont de nouveau encombré les marchés. Lire la suite...
Un témoignage d'André Pochon, paysan breton militant pour la sauvegarde des prairies : J'ai été pionnier, aidé par de grands personnages, et en particulier René Dumont en personne, qui est venu lui-même, dans mon département, prôner la révolution fourragère.
Le développement de l'agriculture et notamment dans l'Ouest, s'est fait sur la base de l'agriculture fourragère qui nous a permis d'augmenter par deux, par trois la production de viande bovine et de lait. En travaillant moins et en dépensant moins, donc avec plus de valeur ajoutée. C'était dans les années 55. Des gens comme René Dumont nous ont dit : " Paysans que vous êtes, si vous nourrissez vos vaches avec de l'herbe, vous allez augmenter vos rendements et diminuer votre temps de travail. " Il avait dit : " Regardez bien votre vache, c'est un animal extraordinaire ; elle a une barre de coupe à l'avant, et un épandeur à l'arrière. Si vous flanquez cet animal dans le milieu d'un pré, elle fait le travail toute seule ". Et moi, j'ajouterais " en plus elle le fait avec plaisir ! "