Commentaires sur : Pourquoi TOUMAÏ ? http://www.saintpierre-express.fr/pourquoi-toumai/ saintpierre-express - actualité et informations de Saint-Pierre du Vauvray (Eure) Wed, 22 Sep 2010 18:06:04 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.13 Par : laetitia http://www.saintpierre-express.fr/pourquoi-toumai/#comment-1298 Wed, 22 Sep 2010 18:06:04 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=5783#comment-1298 Et Alain Le Boucher poursuit sa réflexion : “La victoire technique des sédentaires sur les nomades ressort peut être de l’application des mêmes forces qui ont créé cette société occidentale dont le moindre paradoxe est que ses membres se pensent comme des individus ; vivant cependant en métropoles immenses de multitudes de douillets domiciles abonnés au gaz, à canal+, à internet et à tout le reste. Les nomades sont une trace, peut-être le dernier indice, qu’une autre manière de penser a existé. A titre de contre-exemple, ils sont peut-être plus dangereux pour les sociétés sédentaires que leur faible nombre ne pourrait le faire penser…”

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Par : laetitia http://www.saintpierre-express.fr/pourquoi-toumai/#comment-1250 Mon, 30 Aug 2010 20:06:32 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=5783#comment-1250 Ce texte me fait songer à cette définition profonde et si pleine d’actualité que le philosophe et naturaliste Yves Paccalet vient de donner du mot Nomade : “Du grec, nomados, « celui qui fait paître »… Le nomade est un berger. Il conduit le bétail, il marche devant, il indique le chemin. Il sait ce qu’il y a de l’autre côté. C’est un guide. Un sage… Il a son pays attaché à ses semelles. Il ne désire d’autre patrie que l’herbe, le sable, la forêt, l’infini des glaces ou de la savane. L’espèce humaine est nomade dans l’âme. Elle mériterait le nom d’Homo nomadicus. Voici 2 millions d’années, notre ancêtre l’Homo erectus (le fils de l’australopithèque) a quitté l’Afrique pour devenir l’homme de Java, de Pékin ou de Tautavel. L’Homo sapiens a recommencé la même migration voici 100 000 ans : et il a conquis la planète. En ce début de XXIe siècle, plus de la moitié des humains sont sédentaires et vivent en ville. Mais (paradoxe !) le nomadisme est à la mode. Nous changeons de travail ou d’adresse, le touriste pullule, nous communiquons grâce à des outils (le téléphone et l’ordinateur portables) que nous qualifions précisément de « nomades ». Nous rêvons du mode de vie sans contrainte de ceux qui n’ont que l’horizon pour frontière. Hélas ! Au même moment, l’existence des derniers vrais nomades devient un calvaire. Le Gitan dans sa roulotte, le Mongol à cheval, le Sibérien et ses rennes, l’Inuit et ses chiens, le Touareg et ses dromadaires, le Boschiman du Kalahari, l’aborigène d’Australie sont méprisés, attaqués, assassinés, spoliés et mis en cage dans des camps de béton où on leur coupe la possibilité d’aller et de venir, c’est-à-dire les ailes de l’esprit. Quelques peuples réussissent à cheminer encore au vent de la steppe, du désert ou de la montagne. Ils sont en sursis. Menacés. Et d’autant plus précieux qu’ils portent tous le même nom : « Liberté ! »”

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