Commentaires sur : A Petroplus, Petit-Couronne, le 10 janvier 2012, et à M-Real, Alizay, le 13 janvier, Eva Joly vient rencontrer les salariés pour parler d’emploi et de conversion industrielle en Haute-Normandie http://www.saintpierre-express.fr/a-petroplus-petit-couronne-le-10-janvier-2012-et-a-m-real-alizay-le-13-janvier-eva-joly-vient-rencontrer-les-salaries-pour-parler-de-la-conversion-industrielle-en-haute-normandie/ saintpierre-express - actualité et informations de Saint-Pierre du Vauvray (Eure) Wed, 18 Jan 2012 08:22:20 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.13 Par : Laetitia Sanchez http://www.saintpierre-express.fr/a-petroplus-petit-couronne-le-10-janvier-2012-et-a-m-real-alizay-le-13-janvier-eva-joly-vient-rencontrer-les-salaries-pour-parler-de-la-conversion-industrielle-en-haute-normandie/#comment-1934 Tue, 10 Jan 2012 18:51:28 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=9157#comment-1934 Un bon reportage de F3 sur la visite d’Eva Joly à #Petroplus : http://bit.ly/w4DmYu
#taxe européenne #Zoug #Shell

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Par : nono http://www.saintpierre-express.fr/a-petroplus-petit-couronne-le-10-janvier-2012-et-a-m-real-alizay-le-13-janvier-eva-joly-vient-rencontrer-les-salaries-pour-parler-de-la-conversion-industrielle-en-haute-normandie/#comment-1932 Mon, 09 Jan 2012 06:14:53 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=9157#comment-1932 Là, Patrick, on voit des plans sociaux qui s’empilent, des boites qui mettent la clef sous la porte et laissent en plan usines et employés. Trop chers, pas assez rentables.
Ce n’est pas à l’État d’ajouter à la dette pour réaliser les plans sociaux. ce ne sont pas les collectivités locales qui doivent nettoyer les sites, alors que les groupes qui se débarrassent de leurs sites sont bénéficiaires. Rappelons-nous Metaleurop. Il y a une responsabilité des personnes morales, autant que des personnes physiques.

Les anglais ont choisi la finance, parce que c’est une île, entre autres. Ils ont aussi la culture du commerce international, et une pratique intensive de l’anglais.
Ils ont choisi aussi d’investir le secteur de l’énergie renouvelable, parce que le nucléaire appartient déjà au passé. Même s’ils ne sortent pas, ou pas encore. Ils ont aussi le pétrole off-shore, dont les ressources déclinent, le charbon, le gaz. Ils ont le foot pour faire “oublier” le chômage. Leur métier c’est la finance, dont la ressource ne se tarit pas.

Les hollandais, peuple maritime, ont la logistique portuaire, et le port de Rotterdam est une plate-forme continentale. De moindre importance, Anvers est le second port européen, et 1er port chimique. L’enjeu est stratégique donne aussi le la à l’industrie. La position est imprenable par le port du Havre, du fait de la position géographique du port, du réseau fluvial et du réseau routier, tous deux très développés et efficaces. Anvers est encore le port de Paris, même sir le trafic de Port 2000, celui des EVP, augmente. Anvers est toutefois plus efficace, et si le canal Seine-Nord vient un jour à être creusé, le sera plus encore.

Mais nous ne pouvons pas faire entrer des conteneurs sans cesse si l’on n’a pas les moyens de les payer. L’Allemagne, qui reste très industrialisée, connaît un excédent commercial très important, quand la France, est en déficit commercial chronique.

Nous sommes la première destination touristique du monde, nous sommes un géant dans le secteur du luxe, nous excellons dans la santé. Notre agriculture, soutenue par l’Europe, est un secteur prioritaire, mais souffre, et nous avons encore une grande industrie, mais que l’on délocalise à tours de bras. Nous avons l’énergie, mais nous nous bloquons dans le nucléaire, parce que nous maîtrisons la technologie, mais que n’arrivons pas ou très peu à vendre, quand on ne perd pas de l’argent à l’exporter. Nous délaissons, ou plutôt nous laissons aux autres, les filières énergétiques qui prendront le pas sur le charbon, le pétrole et l’atome. Quant à la pêche, l’état des ressources halieutiques n’est plus alarmant, il est catastrophique.

Nous ne gagnerons pas les batailles économiques si nous refusons de voir nos points faibles et nos points forts, et surtout, si nous n’arrivons pas à voir ceux des pays voisins, d’abord, d’agir aussi en synergie avec l’Europe, et de faire évoluer notre société et notre économie.

Le Havre est moins bien placé qu’Anvers et bien moins équipé que Rotterdam. Une simple visite du gigantesque port de Rotterdam donne le vertige.
Nous ne gagnerons pas une guerre des banques et de la finance contre la City, et même si Axa est le premier assureur européen, les institutions bancaires françaises sont sous perfusion.

Nus avons deux moyens de lutter contre notre déficit : produire et consommer plus localement et exporter plus. C’est un mix que nous devons réaliser.
Hors, nous importons toujours autant, et nous exportons de moins en moins. Nous devons apprendre à être plus indépendants et à exporter des produits compétitifs dont veulent et voudront nos partenaires. Plus indépendants en matière énergétique ne veut pas dire aller acheter l’uranium au Kazakhstan, mais profiter de nos avantages géographiques et de notre niveau d’ingénierie pour devenir vraiment indépendants.

Le secteur secondaire, c’est 10% de la population active, dis-tu. Comme le chômage. Et le taux d'”inactivité”, augmente.
Nous devons rénover notre activité économique, nous devons le faire dans la modernité, c’est à dire écologiquement.
Nous devons adapter notre infrastructure, nos réseaux, nos transports, ferrés, routiers, fluviaux, transports de données, d’énergie, au monde de demain, et non plus sur les projections et les ambitions d’il y a 20 ans. Sur des bases d’efficacité, et plus de prestige.

Mais nous ne pouvons pas non plus devenir une grande plate-forme logistique, tournée vers nous-même.

Je te réponds, dans la mesure de mes convictions et de ma maigre compréhension, mais je m’éloigne du sujet: Petroplus est-il oui ou non un plan pour se débarrasser de cette vieillissante activité, trop peu rentable pour les géants pétroliers ?

Que peut-on faire ? Peut-on sauver les meubles ? Peut-on faire assumer la responsabilité à Shell, que ce soit pour une poursuite d’activité ou même pour l’issue d’un plan social assumé par la multinationale, et d’un plan de dépollution assumé par le pétrolier pour des décennies passées d’activité très rentable ? Est-ce à la collectivité d’assumer ceux-ci, alors que nous n’en n’avons plus les moyens ?

“Shell que j’aime” pourrait tourner à la vilaine histoire d’amour, voire au crime passionnel.

D’un tout autre ordre, pour M-Real, la conversion écologique et la reprise d’une activité rentable pourrait se faire, mais c’est la volonté du groupe de ne pas laisser se développer la concurrence qui contrecarre cette reprise.
Les femmes et les hommes qui y travaillaient, on s’en moque.

Et en cette période ou l’on vient faire la danse du ventre dans les entreprises, et je pense surtout à ceux qui ont aujourd’hui, et auront demain le pouvoir, pour assurer que l’Etat fera ci ou ça, il serait bien que l’Etat agisse pour obliger la vente, et permettre la reprise. Pas après les élections. Maintenant.

Ou alors, que l’Etat et les candidats annoncent leur impuissance, qu’ils en expliquent les raisons, et qu’ils en assument les conséquences électorales. C’est toujours mieux que de mentir, et de détourner encore plus le peuple de la politique.

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Par : Patrick ROBERT http://www.saintpierre-express.fr/a-petroplus-petit-couronne-le-10-janvier-2012-et-a-m-real-alizay-le-13-janvier-eva-joly-vient-rencontrer-les-salaries-pour-parler-de-la-conversion-industrielle-en-haute-normandie/#comment-1931 Sun, 08 Jan 2012 21:25:13 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=9157#comment-1931 Nono,

La reconversion est inéluctable.

Les Anglais l’ont compris qui ont choisi de “changer d’industrie” pour passer à l’industrie de la finance et des services, les Belges aussi qui développent la logistique et le transport à tours de bras, tout comme les Hollandais.

Malgré la crise, le port de Rotterdam a battu son record en 2011 avec 443 millions de tonnes, en dépit du recul du pétrole (25% du pétrole de l’Europe arrive à Rotterdam), pour te donner une idée, c’est 6 fois le trafic du port du Havre !

Et le secteur secondaire c’est 10% de la population active en France.

Alors arrêtons de déconner, les vrais enjeux économiques ne sont plus dans l’industrie au sens “ancien” du terme, la “belle vieille usine” qui faisait vivre tout le monde avec sa cité, son école, ses commerces, son équipe de football, de cyclisme, de boxe, son bal du samedi soir, tout ça c’est fini.

Il faut vite passer à une autre histoire et c’est possible.

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Par : nono http://www.saintpierre-express.fr/a-petroplus-petit-couronne-le-10-janvier-2012-et-a-m-real-alizay-le-13-janvier-eva-joly-vient-rencontrer-les-salaries-pour-parler-de-la-conversion-industrielle-en-haute-normandie/#comment-1930 Sun, 08 Jan 2012 19:34:27 +0000 http://www.saintpierre-express.fr/?p=9157#comment-1930 Je ne peux m’empêcher de penser au cas Samsonite, à Henin-Beaumont, ou Fiodor Rilov a remporté une victoire contre une casse sociale organisée, avec une société qui rachète l’entreprise pour la couler, laissant là aussi les salariés sur le carreau.
Samsonite avait cédé son usine en 2005 à une structure dénommée HB Group. Rebaptisé Energy Plast, le site “devait” se reconvertir dans la fabrication de panneaux photovoltaïques. En février 2007, les repreneurs avaient liquidé l’affaire et licencié les 205 salariés.

Le reportage “Liquidation totale” a montré le combat des salariés pour défendre et recouvrer leurs droits.
Aujourd’hui, après avoir remporté, en France, les procès qui les opposaient au bagagiste américain, les ex-salariés de l’usine de Hénin-Beaumont vont affronter le fonds d’investissement Bain Capital sur son territoire, en l’assignant au tribunal de Boston.

Samsonite, ce n’est pas Shell. Mais dans cette histoire aussi, une entreprise rachète des usines, avant de mettre la clef sous la porte. Casse sociale, casse environnementale, casse économique.

Va-t-on assister impuissants à ce jeu de massacre, quand Shell a réalisé un bénéfice de 5,7 milliards de dollars au quatrième trimestre 2010 ?

Le groupe a mis en avant la faiblesse des marges dans le raffinage, les marges volatiles dans la commercialisation en aval dues à la hausse de cours du pétrole et les pressions sur le prix du gaz naturel dans certaines régions, pour expliquer des résultats “décevants”.

Pour autant, Shell peut-il échapper à ses responsabilités ?

Shell est aussi la compagnie à qui appartenait les 220.000 tonnes de pétrole dont le transport avait été confié à la société Amoco, propriétaire de l’Amoco Cadiz, en 1978…

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